Vivre la simplicité

Au début de ces années soixante, le matérialisme et la consommation de masse n’avaient pas encore révolutionné notre mode de vie, ni pollué nos mentalités.La technologie avançait petit à petit, et le besoin d’améliorer les conditions d’existences était important, mais le revenu des populations ouvrières étant très limité, le modernisme ne s’invitait que très lentement dans les foyers. L’importance du plaisir que l’on ressentait lorsqu’un un projet aboutissait, variait en fonction de la somme de patience dont il avait fallu faire preuve, avant que l’on puisse enfin voir ce projet se réaliser.Les gens ne disposaient d’argent, que pour satisfaire le nécessaire de leurs besoins, et trouvaient largement de quoi s’approvisionner, chez des petits artisans qui constituaient la grosse majorité des implantations commerciales de l’époque. Les achats importants et coûteux qui devaient déterminer l’avenir, était évènementiels , car rarissimes.

Il fallait se rendre à la ville pour trouver une ou deux structures un peu plus importantes, mais on ne parlait pas encore à l’époque, de supermarchés, mais plutôt de grands magasins.

J’avais appris, comme toutes les générations qui m’avaient précédé, à me satisfaire du peu que je possédais et lorsque rarement je me créais des envies, je savais qu’elles étaient très souvent inaccessibles.

Mes camarades et moi, étions tous logés à la même enseigne. Le milieu modeste dans lequel nous vivions, ne nous permettait pas de posséder un grand nombre de jouets, ce qui laissait à l’heure de jouir de nos distractions favorites, une part belle à la créativité, et à l’évidence personne ne souffrait de cet état de fait.

Presque tout était à inventer ou à fabriquer. C’est ainsi que des branches d’un arbrisseau, naissaient, un arc et ses flèches, que d’un morceau de sureau nous réalisions une sorte de sarbacane, ou qu’une longue planchette de bois façonnée à notre convenance faisait office d’épée, dans nos combats de chevaliers.

Ces activités de plein air étaient synonymes d’évasion, et le moyen de retrouver le meilleur de cette enfance brisée, dont il m’était impossible de recoller les morceaux. J’appréciais particulièrement ces longues promenades à travers bois et champs qui s’effectuaient parfois sur une dizaine de kilomètres et toujours en compagnie de mes fidèles, parmi lesquels mes deux cousins, témoins de bien des tourments de ma vie.

Méditations

La machine a gagné l’homme, l’homme s’est fait machine, fonctionne et ne vit plus.

Dans une société qui devient de plus en plus matérialiste, le confesseur ce n’est plus le prêtre, le confesseur c’est le médecin.

Si la loi du matérialisme était la vraie loi, tout serait éclairci. Le pourquoi la vie, serait ramené au comment la vie.

 



Laisser un commentaire

WEIGHT WATCHERS ET BIG MAMA... |
Manon Pepin - Massage suédois |
Alimentation et grossesse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lamaladiedalzheimer
| Info Sante 76
| Vivre sa vie