A l’écart du monde

L’arrivée du printemps coïncidait avec la décision de mon père de m’offrir le présent que je lui réclamais depuis fort longtemps. Aucune de mes fréquentations n’avaient été propriétaire d’un vélo aussi moderne, la plupart d’entre eux ayant dû se contenter d’une vieille bécane héritée d’un grand frère. Cette initiative paternelle, bien que réjouissante pour moi, arrivait un peu tardivement, car mes fidèles étaient déjà passés au stade supérieur en possédant désormais une motocyclette toujours par l’intermédiaire de leurs aînés.Le football avait balayé et remplacé tout un mode de vie. A présent c’était ce décalage de moyens que je subissais comme une épreuve de plus. Les circonstances s’ajoutaient les unes aux autres, pour que ma vie suive un chemin de traverse, à l’écart d’un monde dans lequel il me faudrait pourtant, tôt ou tard, retrouver une place.En attendant solitude ne voulait pas dire enfermement, et par ce moyen de locomotion mon espace de liberté s’élargissait tous les jours un peu plus. J’éprouvais une espèce de jouissance lorsque après avoir parcouru des dizaines de kilomètres je m’étendais dans l’herbe fraîche pour reprendre mon souffle. Je fermais les paupières en écoutant le silence des lieux, quelquefois troublé par les gazouillis d’un oiseau ou par le frémissement du vent dans les branches. A cet instant précis, je faisais complètement le vide dans ma tête jusqu’à en oublier mon corps et n’avais de cesse qu’une union parfaite ne s’établisse entre moi et la nature. Jamais je n’étais plus heureux que ces moments ou libéré de toutes contraintes, je pouvais enfin être moi, loin de mon univers familial, à l’abri des regards inquisiteurs et oppressants de ce monde bien pensant.

 

Méditation Un croyant vous dira : Pas un seul cheveu ne tombe de la tête d’un homme sans que Dieu l’est souhaité, et ce Dieu dont les volontés nous sont bien souvent incompréhensibles, donnera assurément un jour une réponse à nos interrogations.

Lorsque j’étais triste, je me demandais de quelle chose je m’étais rendu coupable pour que ma vie soit jalonnée de tant de souffrance.

Lorsque j’étais optimiste, je me disais que ces épreuves m’étaient imposées pour que je perçoive les choses d’une manière différente de celle de mes semblables. Cette sensibilité à fleur de peau, il fallait peut-être la considérer comme une force et non comme une faiblesse.

En réalité y a t-il une réponse ? J’espère que oui , si non quel sens donner à la vie ?



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