L’espoir d’un signe

Je n’oubliais pas ma mère, et je lui rendais régulièrement visite au petit cimetière de notre village. La sérénité des lieux était propice à la pensée.

Durant cette période, ma manière d’être restait profondément influencée par mon éducation chrétienne. Je gardais toujours précieusement de maman l’héritage d’une foi profonde que rien jusqu’à ce jour n’avait pu altérer.

Les plus grands savants du monde ne pouvaient malgré leur grand savoir, expliquer certains mystères de la vie. Sans doute sauraient-ils capables un jour de dire le comment des choses, mais ils ne pourraient jamais dire le pourquoi.

Cette constatation renforçait en moi mes convictions sur l’existence d’un au-delà, bien que dans mon quotidien, je n’avais jusqu’à présent perçu aucune manifestation ni aucun signe me permettant d’affirmer cette éventualité

Il m’arrivait cependant dans des moments de tristesse, de douter de moi. Je cherchais alors par tous les moyens d’étayer mes croyances par la lecture d’ouvrages relatant différentes expériences vécues par des hommes et des femmes d’exceptions. Mon goût prononcé pour les sciences occultes, n’était pas non plus étranger au besoin que j’avais d’approfondir encore plus mes connaissances.

Les lieux de cultes devenaient pour moi des endroits privilégiés. Lorsque je me rendais, à l’intérieur des églises et dans les monastères, j’éprouvais une immense paix intérieure que n’importe quel autre endroit n’aurait pu me faire ressentir.

Ecouter de la musique sacrée, me donnait à coup sûr des frissons et ses bienfaits étaient irréfutables.

C’était ma manière à moi de chercher une raison d’espérer, là où je ne trouvais ni auprès de mes parents ni auprès de mes relations de tous les jours les réponses à mes phobies et à mes interrogations sur le comment et le pourquoi du destin qui m’avait été réservé.

Je ne croyais pas à un enfer ailleurs que celui que je vivais sur terre, et j’attendais toujours un signe d’espoir. Cette patience à toutes épreuves me permettait de poursuivre tant bien que mal mon parcours.

Chez nous, la vie continuait, routinière et sans passion, conforme aux us et coutumes du moment. D’une semaine à l’autre notre emploi du temps ne variait guère, chacun vacant à ses occupations habituelles sans qu’aucun événement ne vienne troubler la quiétude de notre maison. Finalement n’était-ce pas là le bonheur ?

La manifestation divine que j’attendais depuis tellement longtemps, n’était toujours par au rendez-vous et le chemin que j’empruntais depuis ma naissance continuait à me réserver son lot d’obstacles difficilement franchissables. C’est ainsi que ce début d’année soixante neuf mon père eut pour la première fois de graves ennuis de santé qui n’étaient que les prémisses d’un nouveau drame familial, que nous nous aurions pour notre plus grand malheur à subir très vite.



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