La nature de l’homme

Que l’on prétende l’existence d’un Dieu ou le contraire, tout le monde doit convenir que l’origine de notre univers reste et restera pour longtemps encore, un grand mystère. A cette époque je partageais la foi de ceux qui avaient en plus de remplir leurs assiettes, le besoin de cette nourriture spirituelle qui donne incontestablement un sens à la vie. Malgré cette terrible perplexité qui c’était installée en moi quand mon père s’en était allé, je n’avais jusqu’alors pas totalement perdu l’espoir d’un appel divin, sorte de pacte d’apaisement, et de confiance en l’avenir, qui me serait adressé en échange des souffrances endurées.

Malheureusement je restais sans un signe de l’au-delà, et il me fallait rajouter en plus à ma déception, l’amère constatation d’une nature humaine parfois bien vilaine. Le propriétaire de notre logement nous en avait donné par ses agissements, une preuve irréfutable.

Fallait-il que je lui en veuille à ce point ?

J’étais moi même un être de chair et de sang et je me sentais de plus en plus coupable de mes propres faiblesses. Cette culpabilité me poussait à penser tous les jours un peu plus que les différents obstacles qui barraient mon chemin n’étaient pas une mise à l’épreuve mais plutôt le châtiment qui m’était réservé en réparation de cette part de moi, qui n’étais pas en conformité avec les règles de vie que l’on m’avait enseignées.

La facture me paraissait terriblement lourde et largement disproportionnée, aussi ma tristesse grandissait au fur et à mesure que ma certitude d’être mal aimé s’affirmait. Le doute cédait progressivement sa place à la peur du lendemain, avec pour conséquences une perte totale de confiance en moi.

Cet esprit négatif ne m’aidait pas à surmonter les troubles physiques qui m’assaillaient de toute part. Mes douleurs musculaires ne me quittaient plus, mes maux de têtes s’amplifiaient, quant à mes crises d’angoisses, il fallait désormais que je les supportent au quotidien.

J’avais néanmoins la faculté de ne rien laisser paraître en société, mais le mal me rongeait de l’intérieur et lorsque je me retrouvais seul, la rage me pénétrait le corps, et il m’arrivait parfois de scarifier ma peau pour que la violente douleur engendrée me fasse jaillir les larmes que je n’arrivais plus à verser.

Méditations

Un homme était assis, seul, plongé dans la tristesse. Alors tous les animaux s’approchèrent et dirent :

«  Nous n’aimons pas te voir si triste, demande nous ce que tu veux, et tu seras exaucé.  »

L’homme dit :

«  Je veux avoir une bonne vue.  »

Le vautour répondit :

«  Tu auras la mienne.  »

L’homme dit :

«  Je voudrais être fort.  »

Le jaguar répondit :

«  Tu sauras aussi fort que moi.  »

Alors l’homme poursuivit :

«  Je rêve de connaître les secrets de la terre.  »

Le serpent répondit :

«  Je te les montrerai.  »

Il en fut ainsi de tous les animaux, et quand il eut tous les dons qu’ils avaient à offrir, l’homme partit.

Alors le hibou dit aux autres :

«  Maintenant que l’Homme est très instruit et très adroit, la peur me vient.  »

«  L’Homme a tout ce qu’il lui faut, sa tristesse va disparaître,  » dit le cerf.

«  Non  » rétorqua le hibou.

«  J’ai vu une faille en l’Homme, aussi profonde qu’une faim insatiable.  »

«  Voilà ce qui le rend triste, voilà ce qui le rend envieux.  »

«  Il prendra encore et toujours plus, jusqu’à ce que le monde lui dira :  »

«  J’ai cessé d’exister et n’ai plus rien à donner.  »



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