Saloperie dans nos veines

Notre monde moderne croule sous des réglementations de toutes sortes, qui déresponsabilisent de plus en plus les personnes. A l’inverse, au début des années soixante dix, nous traversions une époque d’insouciance collective.

Le milieu scolaire organisait souvent des réunions d’informations, sur le thème des risques liés à la prise illicite de drogues. Ce fléau touchait effectivement les grandes villes, mais fort peu notre milieu rural. Nous étions davantage concernés par un danger nettement plus présent, et qui passait pourtant sous silence, la surconsommation de tabac et d’alcool, qui faisait partie d’un mode de vie ancestral. Ce phénomène reste d’actualité, mais n’est plus un sujet tabou, et notre gouvernement a le mérite de légiférer, pour essayer d’améliorer la situation.

L’addiction n’était d’ailleurs pas dans ces moments, un mot de notre vocabulaire.

Sans aucun état d’âme, la plupart des hommes, mais également de plus en plus de femmes, ne résistaient pas au plaisir d’en griller une. Toute la population respirait ainsi une atmosphère constamment viciée, aussi bien dans les lieux publiques que dans les lieux privés, sans que cela ne provoque le moindre émoi, particulièrement parmi les victimes passives de cette pollution.

L’absorption de boissons alcoolisées était aussi une institution . Ne pas offrir de vin, même de qualité moyenne, aurait été presque considéré comme un blasphème par les invités, et nul ne s’essayait à tenter l’expérience. Pire encore, boire jusqu’à plus soif restait dans les us et coutumes de la gent masculine, un signe indéniable de virilité.

Mes habitudes ne différaient pas de celles de mes concitoyens. La cigarette partageait mon quotidien et le décès de mon père n’avait fait qu’amplifier mon penchant. Si je ne buvais pas régulièrement du vin, je ne pouvais cependant pas prétendre à une sobriété parfaite, car il m’arrivait lors de réunions bien arrosées, de connaître les sensations très artificielles du bien-être provoquées par un état d’ivresse quelquefois bien avancé.

L’ennemi était bien trop familier dans ma vie pour que je me rende compte de la menace qui pesait depuis longtemps sur ma maison, et pourtant le mal produisait petit à petit ses effets, faisant enfin naître en moi le doute.

Méditations

Saloperie, tu coules dans nos veines.

Tu t’insinues dans nos corps et nos têtes.

C’est vrai tu permets d’oublier nos peines.

Mais tu fais très chèrement payer nos dettes.

Saloperie, tu fais de nous des pantins.

Que tu envoies vers les bas fonds.

Nous faisant croire que tu nous tends la mains.

Pour nous faire plonger au plus profond.



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