Rentrée de septembre

Nouvelle rentrée, nouvel établissement, nouveaux élèves, un chamboulement qui m’aurait autrefois chatouillé les boyaux. J’étais là parmi des centaines d’élèves et j’attendais mon affectation quasiment indifférent à l’agitation des lieux. Je n’avais toujours pas reçu le préoccupant courrier de notre propriétaire, et mon aïeule supportait de moins en moins une arthrose, qui progressivement lui rongeait le gros orteil gauche confiné depuis trop longtemps dans son encombrante chaussure orthopédique.

Cette souffrance physique qui ne lui laissait que très peu de répit, s’ajoutait à ses troubles psychologiques, et ne faisait qu’aggraver son addiction.

Complètement absorbé par mes pensées, je n’avais entendu mon nom qu’au deuxième appel. Un réveil brutal qui me donnait l’impression de me poser sur une autre planète. Décidément mes préoccupations m’isolait de cet univers lycéen dans lequel j’aurai encore beaucoup de mal à me faire une place.

Extrait du livre de mes mémoires

La rentrée de septembre se déroula conformément aux informations que j’avais reçues . Nos sections économiques aménageaient dans un établissement moderne, inauguré l’année précédente. La plupart des élèves étaient de parfaits inconnus, mais je n’avais pas totalement perdu mes repères. Bernard était le seul de notre petit comité à n’avoir pas été transféré. Annie et Yvelines m’avaient suivi, mais elles avaient été affectées dans une autre classe que la mienne. Cette répartition n’était pas celle que nous aurions souhaiter, mais dès les premiers jours, nous reprîmes l’habitude de nous retrouver à l’heure de la récré.

Ecrasé par les soucis d’ordre familier, je n’abordais pas cette rentrée dans les meilleurs conditions. Pire je n’avais plus vraiment le goût pour les études, et le monde lycéen me pesait chaque jour un peu plus.

Heureusement, mes deux amies aidaient sans le savoir, à me maintenir en relation avec le reste de l’établissement, car j’avais de plus en plus tendance à l’isolement.

J’étais plutôt un spectateur silencieux. Cette extrême réserve était un trait de ma nature, et non le fait de mon état d’esprit. J’avais appris depuis fort longtemps à ne rien laisser paraître de mes tourments, et je riais lorsque il fallait rire, alors qu’au plus profond de moi, j’avais plutôt envie de pleurer.

Si le challenge me paraissait à la limite de mes possibilités, il me fallait pourtant tenir, et redoubler d’efforts, car je n’avais pas le désir de prolonger outre mesure mes deux années en ce lieu.



WEIGHT WATCHERS ET BIG MAMA... |
Manon Pepin - Massage suédois |
Alimentation et grossesse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lamaladiedalzheimer
| Info Sante 76
| Vivre sa vie