Le cercle infernal

La trêve durant laquelle j’avais pu goûter un peu plus sereinement de la vie, n’avait été que de courte durée. En ce début d’année, il me fallait de nouveau braver la tempête. Les malheurs qui ne nous tuent pas, nous grandissent dit une citation célèbre. Il est vrai que les épreuves m’avaient rendu mature avant l’heure, mais j’en éprouvais qu’une bien maigre consolation, la facture se montrant trop lourde à payer.

Progressivement j’apprenais la mission qui était la mienne de soulager les souffrances physiques que la maladie infligeait à mon aïeule. Mais le combat était inégal et l’évolution de l’affection rendait ma tâche de plus en plus difficile. La consultation auprès d’un spécialiste devenant inévitable, il fallait me résoudre à demander conseils autour de moi et agir au plus vite avant que la situation ne se dégrade jusqu’à en devenir insupportable.

Il n’arrive pas toujours à un homme ce qu’il mérite, mais il lui arrive toujours ce qui lui ressemble, et ce qui collait parfaitement à ma personnalité à cette époque de mon existence, c’était cette histoire d’amitié grandissante que j’éprouvais envers mon ami barman. Cerise sur la gâteau, Pierre que je considérais comme mon grand frère, ne manquait quasiment jamais de passer une fin de semaine à mes côtés. Ses deux solides soutiens affectifs, ignoraient totalement ma situation familiale, ils n’étaient donc pas conscients de l’aide précieuse qu’ils m’apportaient. Et pourtant, sans leur présence, épuisé par trop d’efforts, je n’aurais pas pu franchir cette barrière qui obstruait  de nouveau mon chemin.   

Extrait du livre de mes mémoires

Plus la douleur devenait violente, plus son état psychique s’aggravait , et plus son état psychique s’aggravait, plus le recours à ses fâcheux penchants devenaient coutumier.

Nous étions prisonniers d’un cercle vicieux et j’épuisais mon énergie à trouver une solution pour nous en sortir.

La souffrance empirait et ce n’est pas la chaussure orthopédique qu’elle portait depuis sa prime enfance qui arrangeait les choses.

J’avais depuis longtemps pris l’habitude de lui soigner les multiples cors, durillons et autres cals qui lui pourrissaient la vie. Depuis longtemps je m’étais familiarisé avec les divers instruments de pédicure qui lorsque je lui avais coupé les ongles ou râpé une callosité, lui procuraient un réel soulagement, mais devant l’évolution de la maladie j’étais devenu impuissant.

L’hospitalisation devint nécessaire car il fallait se résoudre à l’opération. J’étais le seul maître à bord, car mon aïeule avait renoncé très rapidement après le décès de son fils, à prendre la moindre des décisions. Elle se contentait de me faire confiance et s’en remettait entièrement à moi, aussi elle accepta sans trop de difficultés l’intervention chirurgicale.

C’était la seconde fois que grand-mère devait s’absenter pour un séjour à l’hôpital et devant le fait accompli je n’avais pas un autre choix que de gérer au quotidien. L’organisation de l’emploi du temps, n’avait pas été une mince affaire, car il fallut s’occuper du chien, accomplir les tâches ménagères, faire les courses, ne pas négliger les études et s’octroyer quelques moments de répits.

La vie n’était pas un long fleuve tranquille, mais je préservais une partie de moi-même avec l’aide de mon grand frère d’adoption et avec celle de mon ami, «  le citadin ».

 

 

 



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