Désenchantement

De violents maux de tête me clouaient fréquemment sur mon lit, et dans le noir le plus complet. Seul un antalgique puissant venait à bout de ma douleur. Je supportais difficilement ces assauts répétés de la maladie, et lorsque la tempête s’éloignait, je demeurais totalement exténué par le combat mené. Mon état psychologique et le stress qu’il engendrait ne devait certainement pas être étranger au déclenchement des crises.

Toutes les difficultés qui jalonnaient cette étape précise de mon existence freinaient considérablement mes motivations pour mener à bien mes études. Les épreuves de français du baccalauréat approchaient à grand pas et j’avais hâte de terminer cette avant dernière année scolaire, mon but principal étant de rejoindre au plus vite le monde du travail.

Mes sources de désillusions étaient multiples, et il y en avait une qui m’affectait davantage que les autres, c’était cette histoire d’amitié qui s’achevait aussi soudainement qu’elle avait commencé.

 

Extrait du livre de mes mémoires

Lorsque j’avais rencontré cet ancien barman parisien, très vite une amitié c’était crée car j’admirais certains traits marqués de son caractère dont l’originalité et l’anti-conformisme n’étaient pas des moindres. Il était âgé de 25 ans, mais il avait déjà vécu de nombreuses aventures alors que moi je n’avais pas encore quitté l’horizon de mon clocher. J’écoutais passionnément le récit de ces expériences passées et ses histoires me faisaient rêver. La musique était également notre passion commune et il me faisait profiter de ses compétences en la matière grâce à son métier à mi-temps de disquaire.

J’avais fait également la rencontre d’une partie de ses amis pour la plupart aisés. Ils formaient un cercle d’intellectuels qui m’apprenait beaucoup d’une existence qui était loin d’être la mienne.

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes lorsque son comportement changea. Il devait épouser par obligation une femme dont j’ignorais l’existence. Il connaissait sa compagne depuis peu et j’apprenais la nouvelle alors que la cérémonie était fixée.

Manifestement ce mariage le contrariait. Il m’avait laissé entendre que sa nouvelle situation ne modifierait en rien ses habitudes. Je n’adhérais en rien à cette manière de voir les choses et j’étais bien décidé de mettre un frein à nos rencontres, d’autant qu’il ne m’avait pas présenté sa future épouse ce que je considérais comme ma mise à l’écart de sa nouvelle vie.

Je me sentais blessé dans mon amour propre, car son attitude me prouvait que je n’étais pas aussi important à ses yeux qu’il ne le laissait paraître. Je détestais également à travers ce silence une certaine forme de mensonge alors qu’il avait toute ma confiance.

Sans doute avait-il du mal à assumer ses responsabilités et préférait-il en ma compagnie ignorer sa futur situation . Lors d’une ultime rencontre nous avions pris des chemins opposés en nous disant au revoir, alors qu’il était clair dans mon esprit que cet au revoir était un adieu.

Je n’étais pas au bout de mes surprises, car l’avenir allait m’apporter bien des occasions d’être désenchanté du personnage.



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