La dernière rentrée

L’automne sonnait à nos portes, les feuilles avaient revêtus leurs couleurs de saison, et j’avais rangé mes vêtements d’été au fond de l’armoire . Cette nouvelle rentrée était pour moi la dernière, j’en avais pris la résolution. L’indifférence avec laquelle je retrouvais le banc des élèves ne présageait rien de bon pour l’avenir, d’autant plus que la motivation n’était pas non plus au rendez-vous.

L’emploi du temps n’aidait pas non plus à modifier mon état d’esprit, car la charge de travail me semblait énorme en regard de mes capacités intellectuelles.

Le milieu scolaire n’était pas ma seule source de tourments, bien d’autres sujets à problèmes occupaient mes pensées, et ma tête bouillonnait à en éclater.

Mon job d’été m’avait émancipé pour un temps de la tutelle de mon aïeule. L’ordinaire de nos repas s’en était trouvé amélioré, mais la mauvaise saison arrivait et je m’inquiétais de cette période de turbulences.

La retraite de ma grand mère et ma maigre allocation orphelin ne suffisaient pas à affronter l’imprévu., il fallait donc espérer traverser l’hiver sans qu’une mauvaise surprise ne vienne compromettre nos maigres possibilités financières.

Comme d’habitude notre pudeur nous interdisait d’envisager le moindre appel à l’aide, et c’est avec résignation que nous nous préparions à passer l’incertitude du moment.

Nous n’étions ni responsables, ni coupables de notre position, et la véritable tragédie de notre existence, restait avant tout la disparition prématurée de nos proches.

Néanmoins le sentiment de honte prédominait dans mon esprit, bien que dans cette période troublée de mon histoire ma jeunesse me donnât parfois quelques raisons d’espérer.

 

Extrait du livre de mes mémoires

L’annonce des résultats du bac de français que nous avions passé en juin coïncidait avec la rentrée de septembre. J’étais déçu de mes résultats. Je ne décrochais qu’une moyenne générale de dix sur vingt, alors que mon travail de l’année écoulée n’avait jamais été évalué par mon professeur en dessous du quatorze. Je réalisais que cette contre performance me privait de points précieux et que je venais de gâcher l’une des rares opportunités qui me seraient accordées de gagner des points. Il me restait donc les maths et l’économie, deux disciplines dans lesquelles je pouvais espérer remonter mes notes. Il me serait beaucoup plus difficile de me surpasser en comptabilité ou en gestion, aussi je tentais de me persuader de ne pas baisser les bras malgré ce mauvais départ, et un manque certain d’intérêt.

Notre terminale recomposée conservait quand même une bonne partie des élèves de l’année précédente. Nous étions partagés en groupes d’activités et Annie qui avait intégré ma classe, faisait également partie de mon équipe.

Une merveilleuse entente régnait entre nous, nous n’étions pas de grands amis, mais notre camaraderie n’en était pas pour autant moins sincère. Sa présence à mes côtés m’était d’une aide précieuse.

Notre emploi du temps nous libérait le vendredi après-midi, mais avec la masse de travail personnel et le peu d’enthousiasme qui me restait, je rejoignais ma chambre après le déjeuner pour ne plus quitter mes cahiers avant le repas du soir.



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