Innacessible bonheur

Je crois que le bonheur est un rêve assez inaccessible, mais je crois aussi que la vie est faite de petits bonheurs, qui sont plus à portée de main. Arrêtons de compter sur l’avenir, car demain ne sera pas forcément un jour meilleur, sachons plutôt profiter du temps présent et des satisfactions qu’il nous apporte.
Côtoyer la mort est une expérience qui m’a éclairé sur l’essentiel. Côtoyer la mort est une expérience qui m’a appris à  marcher vers les autres. Côtoyer la mort est une expérience qui m’a donné le goût de l’observation.
Aujourd’hui je remercie la science de cet immense cadeau  qu’elle m’a offert de pouvoir prolonger encore pour quelques temps mon chemin.
Lundi 1er février 2010, mon second petit fils vient de naître, n’est ce pas là le summum de la joie et la meilleure des raisons qui me soit offerte de déposer les armes et de faire définitivement la paix avec mon passé.
En cette fin d’année 1974 , j’étais loin d’atteindre ce degré de raisonnement, mon cerveau s’encombrait systématiquement de vilains souvenirs, en ne laissant pas la place aux plus beaux. Je pariais sur l’avenir et oubliait totalement d’observer le soleil qui brillait aussi pour moi.
Mon corps tout entier continuait d’exprimer sa souffrance, et mon hypocondrie ne faisait qu’accentuer les douleurs réelle que je ressentais au niveau de la tête et des muscles.
Comme je ne trouvais pas d’autres façons d’agir que de m’apitoyer sur mon sort, un terrible mal de dent acheva de m’anéantir en ce dernier dimanche d’automne pluvieux.

Extrait du livre de mes mémoires

En ce dimanche de fin d’automne, mon moral était au plus bas. Outre mes douleurs musculaires et mes migraines qui reprenaient du service, j’étais cloué sur le lit par un fort mal de dent, que le dentiste n’avait pas su calmer. Il ma fallait attendre le lundi pour enfin me libérer de cette torture, et j’avais dit à Chantal qui avait désormais son permis de ne pas venir de voir car je n’avais qu’une seule et unique envie s’était de me soulager à coup de cachets et de dormir pour ne pas tomber dingo.
Seul point positif de cette épreuve, mes relations avec ma direction était au beau fixe et je savais que de m’absenter une demi-journée sans prévenir, ne posait aucun souci.
Depuis mon retour de vacances, mon service avait été transféré dans un autre bureau du rez-de-chaussée. L’un de mes collègues , était parti effectuer son service militaire et avait été rapidement remplacé par un autre. La moyenne d’âge des employés de notre équipe comme celles de l’ensemble du personnel était de vingt huit ans, de ce fait l’établissement ne manquait pas de dynamisme. Vitalité d’autant plus grande que le chiffre d’affaire, ainsi que les investissements ne cessaient de croître. Les salariés étaient les témoins de cette fabuleuse mutation. Dans ce contexte de prospérité, l’essor incessant de la société et l’indiscutable réussite de nos chefs, ne faisaient qu’augmenter la motivation et les initiatives individuelles de leurs employés qui rêvaient en secret à l’éventualité d’une promotion.
Avant de posséder la gloire, nos dirigeants avaient connu des heures difficiles. A force de travail et de persévérances, ils étaient parvenus à la plus haute marche du podium. Loin de s’opposer à la modernité, leur rigueur dans la gestion des affaires, était cependant influencée par le poids des traditions familiales, ils avaient en effet hérité de l’entreprise paternelle. Adhérer à ce mode de fonctionnement, c’était adopter une mentalité spécifique à la société, en conséquence de quoi, nous formions autour de notre président directeur général, un clan dont les règles de conduite étaient fixées par les us et coutumes en vigueur. L’entente entre patrons et ouvriers, ne se limitaient pas uniquement à l’exercice de notre profession, nous ne manquions pas en effet de partager le verre de l’amitié à l’occasion des anniversaires. Le comité d’entreprise organisait de son côté trois fêtes importantes : la remise des médailles, les catherinettes et l’arbre de noël. Lorsque un membre de notre communauté convolait en juste noce, nous étions conviés à la cérémonie et invités également  le soir à danser. Les samedis étaient donc souvent occupés par ce genre de manifestations, et comme Chantal était autorisée à conduire, nous pouvions jouir enfin de cette liberté de mouvement que nous avions tant convoitée et profiter à notre guise de ces réunions festives, qui nous donneraient de plus en plus, l’occasion de nous évader de notre environnement habituel.



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