Norvège août 1975 fin

Extrait du livre de mes mémoires

J’avais été réveillé très tôt, par la sonnerie du téléphone, le réceptionniste m’annonçait qu’il était temps de se lever. Indication irréfutable d’un départ imminent, un amoncellement de bagages, encombraient le hall d’entrée. J’y rajoutai ma valise, avant de rejoindre la salle à manger pour y avaler mon petit déjeuner.

Très vite nous fûmes conduits à l’aéroport, l’esprit à nouveau préoccupé par les tracasseries habituelles d’un ordinaire que nous avions temporairement oublié.

En deux heures de vol nous avions regagné Paris. Chacun ayant repris le cours normal de sa vie, les relations entre les personnes étaient redevenues conventionnelles, aussi je ne m’attardai pas plus longtemps à faire mes adieux. Mon opinion était que l’aventure était terminée. Je savais que les promesses, de se revoir ou de s’écrire, n’étaient que du vent et que l’expérience positive que nous venions de partager laisserait des traces dans mes souvenirs, mais qu’elle resterait sans suite, en ce qui concerne les rapports que j’avais entretenus avec mes coéquipiers.

Il était proche de midi quand le bus me déposa à Montparnasse. Mon estomac criait famine, aussi je déjeunai dans un snack avant de rejoindre la gare pour y contrôler les horaires des trains. J’avais l’après-midi entier, pour déambuler dans les rues de la capitale. J’avais proscrit le métro de mon programme au profit de la marche, souhaitant ainsi ne pas trop m’éloigner de mon point de départ. J’avais ainsi au hasard des rues, traversé un marché implanté sur la place typiquement pavée d’un quartier ancien, aux allures très carte postale.

Un panneau indiquait la direction à prendre pour se rendre au célèbre cimetière Montparnasse, que je n’avais malheureusement pas le temps de visiter. Cependant les galeries Lafayette étant sur mon parcours, j’avais poussé la porte d’entrée, pour parcourir les lieux. N’ayant ni le plan de la ville, ni la notion des distances à parcourir, je m’enfonçais dans les rues, toujours un peu plus loin, dans la direction que m’indiquait le sommet de la tour Eiffel, qui paraissait ou disparaissait au fur et à mesure de ma progression. Matière à tant de fascinations, l’idée me vint à l’esprit de me rendre au pied de ce monument mythique. J’avais fait une halte dans une brasserie pour étancher ma soif, avant de reprendre mon itinéraire pour enfin prendre conscience, qu’il m’était matériellement impossible de réaliser ce projet, car le train ne m’attendrait pas. Je décidai donc de revenir sur mes pas. Mes il était déjà trop tard et mes craintes se vérifièrent rapidement. En franchissant les portes du hall de gare, je compris que ma correspondance de dix huit heures ne m’avait pas attendu. N’ayant pas le téléphone et ne pouvant par avertir ma grand-mère de l’heure de mon arrivée, je me refusais de rentrer à une heure avancée de la nuit, de peur de la surprendre dans son sommeil. La solution était simple, il me fallait resté sur Paris, repérer un hôtel et reporter mon départ au lendemain.

Finalement je n’avais ni vu la dame de fer ni j’avais pu prendre mon train à temps et j’étais furieux d’avoir gâché mon après-midi. 

 



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