Combats de coqs

Monsieur de la Fontaine écrivait en son temps, selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendrons blanc ou noir. Cette notion d’injustice et d’inégalité sociale reste malheureusement d’actualité en ce début de vingt et unième siècle. Souvent, trop souvent même, le tribunal tiraillé entre sa mission et son obligation d’accepter un compromis, fait pencher la balance du côté de celui qui a les moyens de pression pour protéger ses intérêts, au détriment des réparations attendues par la victime le plus souvent dans l’incapacité de se défendre.

Les médias nous abreuvent tous les jours de nouvelles polémiques comme les parachutes dorés de puissants directeurs d’entreprises, la relaxe de scandales politiques, des licenciements de salariés dans des entreprises qui font des bénéfices distribués à leurs actionnaires, et bien d’autres affaires révoltantes, qui mettent à mal la déclaration des droits de l’homme, sans que nos politiques ne trouvent à redire. Les puissants ont donc encore de beaux jours devant eux.

Le monde dans lequel nous évoluons, ressemble à un vaste gallodrome où les combats de coqs profitent aux plus belliqueux de ces gallinacés. En l’absence de toute morale, les plus riches exploitent les plus pauvres, les plus forts écrasent les plus faibles, les plus intelligents abusent des moins futés.

La santé de l’économie mondiale qui n’a cessé de se dégrader depuis les différents chocs pétroliers, la crises financière récente , le chômage de masse qui gangrène notre société, tous ces différents maux que les meilleurs volontés n’arrivent pas à éradiquer, sont autant de fardeaux que les classes sociales les plus faibles doivent tragiquement supporter en payant le prix fort.

L’essor économique que nous avons connu après la seconde guerre mondiale, est bel et bien mort et enterré. Les citoyens que nous sommes, avons du soucis à nous faire,en particulier pour l’avenir nos enfants.

Nos politiciens et leurs opposants , quelques soient les responsabilités qu’ils exercent se préoccupent davantage de leur carrière que de la souffrance du peuple.

Une chose est certaine, c’est que leur descendance profitera de certains privilèges, et ne viendra jamais grossir le rang des demandeurs d’emplois.

Souvenons nous d’une affaire récente concernant la subite ascension sociale du fils du plus influent de nos hommes d’état, et de la contestation publique qui en résulta. Il s’agit pourtant d’une goute d’eau fortement médiatisée dans la mer des faveurs  »royales » attribuées le plus souvent en catimini.

  

Le cadet de mes enfants, n’est pas allé voter les régionales, les deux weekends derniers, et sa réaction est fortement compréhensible, car âgé de vingt sept ans bientôt, il ne passe que d’un contrat de travail à un autre contrat de travail en attendant d’être remercié, victime de la politique de flexibilité de l’emploi de l’entreprise qui l’embauche.

Est-il possible pour la jeunesse de croire aux promesses de nos élus, alors qu’on traîne depuis des lustres, à leur donner les moyens de bâtir leur avenir?

Ma fille, la plus jeune de mes trois enfants, est encore aux études, le parcours du combattant n’est pas encore d’actualité pour elle, et je redoute le moment où il faudra s’y préparer,

En décembre de l’année mille neuf cent soixante quinze, la crise énergétique avait sérieusement ébranlé notre système économique, mais nous n’étions qu’aux prémices de ce que nous traversons aujourd’hui, et bien loin d’imaginer la gravité future de cette situation.

Au sein de l’opinion publique, la tendance n’était pas encore au pessimisme ambiant.



Extrait du livre de mes mémoires


A cette époque de ma vie, je sentais que mon destin prenait un tournant décisif. Pour avoir connu, partagé et combattu ensemble des périodes de galère, j’avais beaucoup de mal à me réjouir des bons moments, lorsque mon aïeule n’y était pas associée, j’avais l’impression désagréable de l’abandonner

Il me fallait faire violence pour ne pas écouter mes remords, mais le plus souvent le cœur n’y était pas.

De plus ses problèmes d’addiction s’amplifiaient lorsque mes absences se prolongeaient et cet état de fait ne faisait qu’aggraver mon mal être

En ce jour de Noël mon intégration au sein de ma nouvelle famille était officielle. J’avais attendu et espéré ce moment depuis fort longtemps, une époque de ma vie s’achevait, une nouvelle histoire allait bientôt être écrite.



Laisser un commentaire

WEIGHT WATCHERS ET BIG MAMA... |
Manon Pepin - Massage suédois |
Alimentation et grossesse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lamaladiedalzheimer
| Info Sante 76
| Vivre sa vie