Faiblesse et ignorance

Depuis toujours les plus faibles ont été maintenus dans l’ignorance pour pouvoir être plus facilement bernés et exploités par les plus forts.

L’église Catholique a fait partie des ces institutions qui se sont attachées à entretenir la misère dans tous les sens du terme, afin d’exercer un pouvoir despotique sur une population largement désarmée.

Au moyen-âge par exemple, le tribunal de l’inquisition traquait sans relâche les hérésies (doctrine contraire aux idées émises par une religion).Les hérétiques étaient donc condamnés au bûcher, pratique barbare bien loin de l’image que les écritures saintes nous donnent d’un Christ tolérant

A la même époque le clergé s’enrichissait sur le dos des riches incrédules en leur vendant des indulgences, une sorte de billet d’entrée au paradis sans passer par le purgatoire.

Plus tard la division du peuple en trois ordres, plaçait également le clergé (il existait le bas et le haut clergé) en position de privilèges au détriment du bas peuple (le tiers état) qui travaillait sans relâche pour enrichir évêques cardinaux et autres  »autorités morales »

L’accès au savoir via l’alphabétisation par la grande majorité, puis la division de l’église et de l’état en mille neuf cent cinq sont deux causes importantes de la perte progressive de l’autorité de l’église sur la population.

De nos jours et malgré qu’elle se soit considérablement affaiblie cette même autorité tente de peser encore sur les consciences et provoque dans bien des cas, énormément de souffrances morales.

Considérée comme rigide, réactionnaire, et bien peu compatissante, envers notamment les nouvelles techniques de procréation, l’autorité ecclésiastique estime également que les moyens contraceptifs sont une totale fermeture à la vie limitant la sexualité à un simple moyen de plaisir.

D’autre part cette même autorité ecclésiastique, précise que le préservatif introduit une barrière de latex dans ce qui devrait être l’union amoureuse de deux corps, mais ne protège pas complètement des M.S.T

Le Vatican est contre l’avortement et milite pour la vie et évidement en protégeant inconditionnellement cette dernière (la surpopulation mondiale, la grande précarité, la malnutrition ne sont pas ses problèmes) .

Le Vatican n’est pas raciste, il n’est pas homophobe non plus, il exprime exclusivement son désaccord envers certains comportements humains.

Le pape condamne, sermonne sans relâche sans la moindre dose de compassion, rappelle à la vertu en oubliant simplement de balayer devant sa porte, l’actualité récente vient de nous le démontrer.

En avril de cette année mille neuf cent soixante seize, nous étions bien loin de cette polémique sur les prêtres pédophiles. La première cérémonie de la remise des césars avait eu lieu, le film  » le vieux fusil » avait remporté le précieux trophée et tandis que nous étions en train d’en débattre, notre voiture nous transportait tranquillement vers le sud de la France.


Extrait du livre de mes mémoires


Nous partîmes donc à deux véhicules, dans la soirée du samedi. Cette conduite nocturne, nous permettait d’éviter embouteillages et autres aléas de la circulation, habituels en cette période de grand rush.

Voyager par l’autoroute n’était pas encore rentré dans nos mœurs. Ces infrastructures routières étaient d’ailleurs beaucoup moins développées, que de nos jours. Nous avions donc naturellement choisi d’emprunter la nationale avec son cortège de virages et de parties de routes en mauvais états. De longs trajets à travers la campagne étaient entrecoupés par la traversée de villes et de villages, brisant ainsi la monotonie du parcours. Nous n’étions que très rarement éblouis par les phares des voitures car conformément à nos prévisions, le trafic était peu dense. Nous n’avions cependant pas envisagé d’être arrêté par un barrage policier qui après vérification des papiers nous avait laissés filer. Nous n’avions pas non plus prévu qu’une escapade de nuit, conjuguée avec une période de jours fériés, auraient pour conséquences la fermeture de nombreux commerces.

La première partie du circuit n’avait été émaillée par aucun incident majeur. La sérénité ambiante aidant je m’étais légèrement assoupi, doucement bercé par le ronronnement du moteur. La seconde portion du trajet fut beaucoup plus préoccupante. Sur une distance de quarante kilomètres environ, l’indicateur de niveau de carburant nous avait averti de l’imminence d’une pénurie. A présent le voyant lumineux ne clignotait plus et la situation devenait dramatique. Au fur et à mesure que nous passions à côté d’un distributeur fermé, la tension montait d’un cran. Le téléphone portable n’existant pas, ce fut lors d’un arrêt que nous pûmes informer de notre infortune, le véhicule de tête piloté par Jean le frère aîné, accompagné d’Anne Marie la future épouse. Nous envisageâmes de ranger notre voiture sur le parking d’une station et de passer le reste de la nuit à attendre. Notre période de repos sans sommeil fut de courte durée, nous n’avions pas la certitude qu’au petit jour, l’ouverture des pompes serait effective, aussi nous nous ravisâmes. Nous repartîmes donc, avec le secret espoir qu’un miracle s’accomplisse et que l’on puisse enfin sortir de cette situation délicate. Nous traversions une région vallonnée et profitions des descentes pour couper notre moteur afin d’économiser un maximum nos réserves. Un profond silence régnait au sein de notre habitacle, mais nos préoccupations respectives convergeaient. L’instant de notre délivrance se produisit enfin lorsque nous atteignîmes la ville de Montauban où nous pûmes finalement nous approvisionner, en remerciant le ciel de sa compassion.

L’atmosphère s’était largement détendue et nous avions à présent retrouvé la parole et également notre bonne humeur. Nous repartîmes donc pour l’étape finale qui nous conduirait dans la capitale du Tarn.

Nous avions été largement distancés, mais nous savions que notre retard ne serait pas une source d’inquiétude. Nous nous étions fixés un point de rencontre au centre d’Albi où Henri devait nous accueillir. C’est muni d’un plan approximatif que nous parvînmes au petit matin à l’adresse indiquée. Nos compagnons de route avaient eu le temps de découvrir l’appartement et d’effectuer le déchargement de leur automobile avant de rejoindre notre lieu de rendez-vous, car la petite ville dans laquelle Anne Marie et Henri allaient s’installer n’était qu’à quelques kilomètres de distance. Notre petite mésaventure avait pimenté notre voyage et elle ne manqua pas de provoquer auprès de ceux qui avaient guetté notre arrivée, plaisanteries et taquineries de toutes sortes. Nous avions bien besoin de nous accorder un petit temps de repos. Nous nous rendîmes dans une brasserie et c’est autour d’un café accompagné de croissants que nous décidâmes du programme de notre week-end. La modeste location, à l’intérieur de laquelle nous devions déposer nos cartons, était située dans la partie ancienne du bourg de Saint Juéry.

Cette petite localité implantée à la périphérie d’Albi possédait le charme tranquille d’une commune campagnarde, tout en bénéficiant des avantages de l’agglomération voisine. Notre contribution à l’aménagement du couple étant limitée au transport et à la livraison de nos colis, nous pouvions sans complexe, consacrer le reste de notre séjour à nos loisirs. Henri connaissait bien la région, il nous servit de guide.

Nous consacrâmes le reste de la matinée à la découverte du centre historique de la capitale du département et plus particulièrement à la visite de la basilique Sainte Cécile, ainsi qu’à celle de la maison des compagnons, maison pour laquelle Henri s’était fortement impliqué au sein de l’équipe dirigeante. Nous n’avions pas prévu de déjeuner, nous nous contentâmes de sandwichs. Une balade en voiture était nécessaire pour rejoindre à une vingtaine de kilomètres de notre lieu de résidence, la petite commune d’Ambialet. Juchée sur une épine dorsale, cette cité de caractère solidement ancrée sur son rocher, dominait les méandres majestueux de la rivière, en offrant aux promeneurs une vue panoramique exceptionnelle sur la nature sauvage de la vallée du Tarn. Henri avait été bien avisé de nous conduire dans un tel endroit, car j’étais très amateur de ce genre d’excursion et le cadeau était à la hauteur de ce que j’avais espéré découvrir. Notre journée s’acheva par notre retour dans la demeure de nos futurs mariés.

Dans une ambiance très conviviales nous prîmes un modeste repas que nous avions préparé à l’aide des quelques victuailles emportées dans nos bagages. Avant de prendre un repos bien mérité sur des couchettes improvisées, installées à même le sol et disséminées dans tous les coins de la maison, nous conclûmes notre veillée en jouant à la traditionnelle partie de belote, comme nous avions l’habitude de le faire durant les réunions de famille. Quelques heures de sommeil plus tard, les membres engourdis et le mal de dos en prime, nous avalâmes notre petit déjeuner au café du coin avant de consacrer le laps de temps qu’il nous restait à visiter à quelques encablures à pied, le saut du Tarn. A cet endroit, la rivière emprunte un relief accidenté et s’engouffre dans un couloir étroit et fortement encaissé. Ses eaux bouillonnantes permettent la pratique du canoë-kayac favorisant ainsi l’attrait touristique des lieux. Très vite nous dûmes prendre congés d’Henri et nous résigner à regagner nos voitures, notre séjour touchait à sa fin et il était temps de repartir.

Une demie journée de route nous attendait avant de retrouver la quiétude et le confort de nos lits ainsi que nos habitudes.



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