Autorité et préjudices

Chers parents, nous ne sommes pas des gens assez riches, nous n’avons pas de connaissances hautement placées, mais je suis innocent, et jamais je n’avouerai une chose que je n’ai pas commise.

La France, comme dans de nombreux pays, la justice reconnaît rarement ses erreurs, elle plie mais ne rompt pas. Un détenu vient d’être exceptionnellement relâché, après neuf ans d’emprisonnement. Accusé de viol sur mineur, et condamné à seize années d’emprisonnement, son salut vient de la victime qui s’est rétractée depuis, rongée par trop de remords.

Privé un homme de sa liberté par le mensonge n’est il pas un flagrant délit?

Dans l’immédiat pour l’institution judiciaire, la victime reste la victime et le coupable redevient présumé innocent, il sera rejugé

On peut s’étonner d’un tel acharnement, et que dire du préjudice moral subi par toute une famille. Cette main invisible qui agit par derrière et qui refuse ce que l’on attend d’elle, quelles sont les raisons qui l’animent?

Dans le domaine du préjudice moral, la curie romaine fait aussi partie des mauvais élèves. Dernière ineptie en date, celle du cardinal Tarcisio Bertone qui pour justifier la position du Vatican sur le célibat des prêtres, a récusé le lien entre les cas récents de pédophilie impliquant le clergé et la question de ce fameux célibat, estimant le problème lié uniquement à l’homosexualité. Hitler en son temps n’aurait pas mieux fait en tenant de tels propos discriminatoires. Condamner un individu pour ce qu’il est et non pour ce qu’il a fait, il n’y a qu’un pas que notre bon cardinal vient de franchir sans le moindre complexe.

Il est désarmant de percevoir tant de mépris et de méconnaissances, dans un discours prononcé par une haute autorité ecclésiastique sensée délivrer des messages d’amour et de paix.

L’église divise plutôt qu’elle ne rassemble, il n’est donc pas étonnant de voir les pratiques religieuses s’étioler devant une certaine forme d’obscurantisme

Autre sujet d’actualité particulièrement douloureux, la découverte par les sinistrés de la tempête Xynthia, des tracés de la zone noire et donc du destin réservé à ceux dont les résidences situées dans le périmètre fatidique,verront le fruit de toute une vie de travail anéanti par les bulldozers.

La décision arbitraire du gouvernement de rendre à la mer, le territoire que la convoitise financière de certains promoteurs lui avait volé, accentuera les séquelles psychologiques d’une population qui sera encore la seule à payer les pots cassés. Prévenir plutôt que de guérir, il aurait simplement fallu que l’on écoute les revendications, la consolidation des digues auraient coûté beaucoup moins cher et nous aurions sans doute pu éviter le triste bilan d’une soixantaine de morts.

Les intérêts de certains priment aux détriments de la sécurité des autres, la vie est ainsi faite et aucune révolution ne peut changer la loi des plus forts.

En juillet de l’année mille neuf cent soixante seize, l’urbanisation du littoral français n’en n’était pas encore à son apogée, mais les perspectives d’avenir étaient grandes, et l’argent promettait de couler à flot.

La saison estivale profitait d’un ensoleillement jamais vu, mais le bonheur des uns n’était pas le bonheur des autres.

L’été meurtrier de la canicule (5000 morts) ne passionnait pourtant pas les foules, par contre le casse du siècle, réalisé par Albert Spaggiari à la société générale de Nice faisait l’affaire des médias.


Extrait du livre de mes mémoires


A cette époque, Jeanne et Dominique vivaient en ville, nous passions souvent les voir dans leur appartement du neuvième étage Notre complicité n’avait pas pris une ride et nous passions souvent nos weekends ensemble. Leur prochain déménagement pour cause de travail était envisagé, mais pour l’heure nous ne nous soucions que de notre jeunesse.

Économie oblige, nous n’avions cependant pas totalement renoncé aux sorties théâtre ou cinéma et nous faisions quelquefois une entorse supplémentaire à notre budget en nous offrant comme par le passé, des soirées au restaurant.

J’étais désormais à l’aise et solidement implanté au sein de ma nouvelle famille. En recentrant l’essentiel de mes activités autour de ce nouveau pôle d’intérêt, j’avais définitivement tournée les pages de mon adolescence.

Le départ de la sœur aînée de Chantal, pour le sud de la France, avait recouvert la maison d’un voile de tristesse. Nous tentions par notre présence et notre bonne humeur d’accompagner la famille, sur le chemin de l’apaisement et de l’acceptation.

C’était la troisième des filles a quitter la maison,. Jeanne et Denise en poursuivant leurs études s’étaient déjà envolées du nid.

Denise infirmière en psychiatrie, et célibataire, avait prévu de se rendre dans le Tarn afin de rendre visite à la nouvelle épouse. Ses parents étaient du voyage. L’initiative avait considérablement détendu l’atmosphère.

Bien que n’ayant plus le soucis des lendemains difficiles, j’avais gardé de mon passé, l’habitude d’une vie modeste n’ayant pas encore en moi l’envie de satisfaire de grands besoins matériels. Je restais fixé sur un seul et unique objectif, disposer d’un pécule important pour garantir de notre avenir

Je n’avais cependant pas renoncé à ma soif d’évasion et je me refusais le sacrifice de ce désir d’indépendance qui m’avait si longtemps hanté dans mon enfance.

Je ménageais donc la chèvre et le chou, et l’heure n’était pas encore venu de trancher

Mettre un frein à mes ardeurs, n’étant pas dans mon état d’esprit, bien mal aurait été avisé celui qui aurait voulu me dissuader du contraire. Chantal avait d’ailleurs parfaitement compris l’attitude qu’elle devait adopter et elle n’avait fait aucun commentaire à l’annonce de mes intentions de m’envoler pour l’Égypte.




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