Voyages voyages

La machine à remonter le temps n’existe pas, et pourtant il se trouve une façon simple de voyager à travers les siècles, c’est de s’asseoir dans un fauteuil de théâtre et de se laisser transporter par le talent des acteurs, à l’époque par exemple, de l’intrigant cardinal de Mazarin, drapé dans son habit de diable rouge.

Un périple historique et politique qui prouve qu’en affaires, rien a changé. Il faut donner l’illusion que tout est possible, surtout quand on est sûr de rien

Nos hommes de pouvoirs contemporains n’ont rien inventé. Dans le royaume de France régenté par la reine mère, Anne d’Autriche, au remède à apporter à un trésor qui était à sec ( aujourd’hui on parle de la dette de l’état), son premier ministre répondait:

« Dans un royaume où la dette se creuse chaque jour un peu plus, impossible de toucher aux plus démunis et pas question de froisser les nantis, il n’y a que la classe moyenne, qui à peur de devenir pauvre et qui rêve d’être riche qui peut contribuer au redressement du pays »

Extrait de la pièce de théâtre  » Le diable rouge »

J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

 ** Mazarin  : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.
** Colbert   :  Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous  faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

** Mazarin : On en crée d’autres.
** Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils le sont déjà .

** Mazarin : Oui, c’est impossible.

** Colbert : Alors, les riches ?

** Mazarin: Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

** Colbert : Alors, comment fait-on ?

** Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… C’est un réservoir inépuisable.

 

 

 

 

 

 

 

A méditer :


Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une autre réalité inexplorée qui semble un rêve.

Le voyage me semble un exercice profitable. L’âme y a une continuelle sorte d’entrainement à remarquer les choses inconnues et nouvelles.


Extrait du livre de mes mémoires



Une grève de la SNCF perturbait la rentrée. Les cheminots s’étaient engagés dans un conflit avec leur direction au début du mois. Ce matin du cinq septembre, Chantal était venue me conduire à la gare de Cholet sans trop de convictions, car le trafic ferroviaire était fortement perturbé. Ma correspondance pour Angers était annulée, cependant on m’avait donné l’information qu’un train en direction de la capitale était maintenu au départ de cette même ville d’Angers. Je n’avais qu’une heure devant moi pour ne pas rater cette occasion unique de gagner Paris dans la durée qui m’était impartie. De son côté, Chantal avait juste le temps de faire l’aller et le retour pour ne pas arriver en retard à son travail. A partir de cet instant précis, une course contre la montre s’engagea. Notre marge de manœuvre était mince, aussi avais je l’impression de bien mal commencer mon périple oriental et je ressentais en moi une montée d’adrénaline qui collait mal avec l’état d’esprit qui aurait du être le mien en ce début de vacances. Nous n’avions pas eu le temps de longs discours à notre arrivée à la gare. Il me fallait très vite rejoindre les quais et grimper dans un wagon bondé de voyageurs satisfaits d’avoir trouvé enfin une solution à leurs tourments.

A Montparnasse régnait la plus complète des anarchies. A cette heure de grande affluence, il fallait se frayer un chemin à travers une foule de plus en plus compacte. Je ressentais comme une sorte de nervosité grandissante dans les comportements des gens et j’étais bien content de m’éloigner de cette galère. Il n’était pas à l’ordre du jour de prendre le métro, mon avion décollait aux alentours des onze heures. J’avais donc opté pour le taxi, auquel j’avais donné l’ordre de me conduire à Roissy, le plus rapidement possible.

Implanté au nord est de la capitale, cette infrastructure ultra moderne et de conception nouvelle, était pour l’époque l’un des aéroports les plus vastes et les plus modernes au monde. De la rocade, à travers la vitre du véhicule, je fus très impressionné d’apercevoir la structure gigantesque et futuriste de l’aérogare. Les yeux écarquillés je constatai avec émerveillement l’ingéniosité des architectes qui avaient imaginé un rangement des avions aux abords des bâtiments de manière à ce que chaque appareil soit relié à l’édifice par un tunnel escamotable, évitant ainsi aux passagers une sortie sur le tarmac. Le spectacle de ces machines volantes disposées en arc de cercle était à couper le souffle.

Ayant un peu dépassé l’horaire de convocation, je me présentai au comptoir d’Air France, fort de mon expérience précédente et sans appréhension particulière. L’enregistrement des bagages s’effectuait en ordre dispersé, car la plupart des gens accusaient plus ou moins de retard, pour avoir affronté les mêmes difficultés que moi.

Ce laps de temps aussi court entre mon départ de Cholet et mon arrivé à l’aérogare, ne m’avait pas permis de prendre le moindre répit. Il me restait cependant une dernière démarche à accomplir avant de m’accorder une pause. Pour plus de facilités, il était en effet dans mon intérêt d’acheter des devises égyptiennes avant le décollage. Nous avions la consigne de porter un badge et de nous regrouper porte numéro quatre pour y attendre l’ordre de départ. Je n’eus donc pas de difficultés à identifier mes compagnons de route après avoir rallié les lieux désignés par notre tour-opérateur. Le stress engendré par les péripéties de cette matinée laissa la place à la détente et à la convivialité dans la perspective d’un séjour plein de mystères et de découvertes exceptionnelles.



Laisser un commentaire

WEIGHT WATCHERS ET BIG MAMA... |
Manon Pepin - Massage suédois |
Alimentation et grossesse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lamaladiedalzheimer
| Info Sante 76
| Vivre sa vie