La voie de la sagesse

Historique : La condamnation définitive des horreurs du stalinisme au plus haut niveau de l’état russe


Le président russe a condamné le régime  »totalitaire » de l’URSS et les crimes  »impardonnables » commis par le dictateur soviétique Joseph Staline, dans un geste fortement symbolique.

C’est la première fois que la plus haute autorité de cet état prend clairement le parti de condamner le stalinisme et son leader.

Dmitri Medvedev a écrit un véritable réquisitoire, contrecarrant par avance les principaux arguments adverses et lançant une authentique campagne pour le devoir de mémoire envers les victimes.

L’une des plus grandes tragédies de l’histoire russe – c’est la terreur stalinienne: après avoir cité « la Volga de la douleur du peuple » de A. Soljenitsine, parlant du « flot » des victimes, Medvedev insiste sur l’horreur des exactions et les millions de victimes des répressions et des fausses accusations.

Il se dit convaincu qu’aucun succès ou ambition nationale ne peut justifier cela:

« Rien ne peut être mis plus haut que la valeur de la vie humaine » écrit-il.

Il attaque les défenseurs du stalinisme qui puisent leurs arguments dans le principe de la fin qui justifie les moyens: c’est la nécessité de bâtir un pays puissant pour se défendre, et pour aboutir au succès final ( industrialisation et victoire de 1945), qui sont censés absoudre les criminels.

A deux jours de la commémoration du 65ème anniversaire de cette fameuse victoire de 1945, monsieur Medvedev a explicitement séparé l’exploit de l’Armée rouge des méfaits de l’Union soviétiques qui ont suivi

‘ L’ Armée rouge, qui avec les Alliés a libéré l’Europe des nazis »

 » Les crimes de Staline ne peuvent diminuer l’exploit du peuple russe qui a obtenu la victoire… ».

Il qualifie clairement Staline de criminel et met fin à un autre argument de ses défenseurs, celui qui fait de lui l’artisan de la Victoire et prétend que s’attaquer Staline s’est s’attaquer à tous les héros de la guerre

Enfin dans son allocution du 65e anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazie, Dmitri Medvedev a encouragé les puissances mondiales à s’unir pour la défense de la paix et a expliqué sa décision d’inviter des soldats de l’Alliance atlantique à défiler sur la place Rouge.

A l’opposition communiste et aux anciens combattants de l’Armée rouge qui ont critiqué la décision d’inviter des troupes occidentales, il a répondu que la Seconde Guerre mondiale avait enseigné au monde une leçon « d’unité et de solidarité » face au nazisme. Cette leçon, a-t-il souligné, est toujours valable aujourd’hui face aux menaces contre la paix.

 » Il faut savoir regarder son passé en face, avec ses cotés tragiques, vaincre la facilité de l’oubli et élever les enfants à respecter les droits de l’homme, la valeur de la vie humaine… etc. »

Épilogue : L’affaire de la commémoration de la déportation.(cf article blog  »Douloureux souvenirs)


Ida Grispan, une ancienne déportée de la guerre 39/45, à qui l’on reprochait de citer dans son texte, l’intervention de trois gendarmes, lors de son arrestation, et dont l’écrit avait été partiellement censuré, vient d’obtenir réparation de l’offense qui lui avait été faite.

Monsieur le maire de cette désormais célèbre municipalité, qui avait été à l’origine de la polémique, a lu le témoignage tel qu’il avait été écrit, au pied du monument aux morts de la commune, lors de la cérémonie de ce 8 mai 2010.


Pour la mémoire : Heureuse initiative du gouvernement allemand.


L’ Allemagne consacre un musée au crimes nazis à quelques centaines mètres du mémorial des victimes de l’holocauste, dont les 2700 cubes de béton où sont inscrits le noms des morts, couvrent une surface équivalente à un stade de football.

Construit au-dessus des anciennes caves de la Gestapo, seuls vestiges conservés des anciens bâtiments, le nouveau musée de deux étages, en verre et en acier, donne l’impression de  »flotter » au-dessus du site.

Sur les murs des photos de dirigeants nazis, des photos de détenus prises par la Gestapo, des photos d’exécutions sommaires, ainsi que des plaquettes visant à expliquer les efforts après-guerre pour juger les coupables.


Ma réaction : (La menace ne viendra plus de l’Europe de l’est, mais de l’Orient ou plus sûrement des pays du sud)


Vingt sept pays ont adhéré à la communauté économique européenne depuis sa création en mille neuf cent cinquante sept. Cette coopération politique industrielle scientifique et sociale du fait de son imbrication de plus en plus étroite, interdit toute possibilité de conflits entre les états membres.

La guerre froide qui perdura de mille neuf cent quarante sept, jusqu’en mille neuf cent quatre vint et onze, et qui restait une énorme menace pour la paix, semble désormais un mauvais souvenir.

La chute du communisme, puis l’évolution positive des relations entre l’est et l’ouest éloignent petit à petit les risques majeurs d’un conflit entre nos nations.

Le discours historique de monsieur Medvedev, l’initiative allemande pour que les crimes nazis ne tombent pas dans l’oubli, le choix de monsieur le maire de lire un texte qui méritait que l’on ne l’ampute pas d’une partie de la vérité, trois parmi de nombreuses dispositions qui font que notre vieux continent semble vouloir panser ses plaies, et trouver peu à peu la voie de la sagesse.



Extrait du livre de mes mémoires : (Itinéraire d’un enfant gâté – Égypte 3ème jour : septembre 1976 )


 

La sonnerie du téléphone nous fit tressaillir. Le réceptionniste nous informait qu’il était l’heure de se lever. Le petit déjeuner avalé, nous prîmes la route du nord en direction de la ville d’Alexandrie. Nous nous approchions d’une région où le Nil forme un delta se séparant à cet endroit en plusieurs branches. La contrée était marécageuse et ce paysage verdoyant contrastait fortement avec l’aridité de certaines régions que nous avions eu l’occasion de traverser. Alors que nous longions le bras le plus à l’ouest du fleuve, nos regards furent attirés par le regroupement sur la rive, d’un certain nombre de petite embarcations typiques du pays et les amateurs de photos souvenirs demandèrent au chauffeur de s’arrêter Sur les felouques des hommes s’affairaient à différentes tâches. Leur méthode de travail me paraissait bien archaïque. Je me demandais s’il s’agissait de pêcheurs ou bien si leur activité était liée au transport artisanal de marchandises. L’image était belle et apaisante. Elle nous renvoyait à des années lumières de cette course effrénée aux profits, que nous connaissions dans nos gigantesques ports industrialisés d’Europe. Je serais resté des heures à contempler la scène mais déjà notre guide nous hélait en pointant du doigt sa montre bracelet.

Nous avions parcouru les deux cents et quelques kilomètres qui nous séparaient du Caire, en un peu plus de trois heures et il nous restait assez de temps pour effectuer un tour de visite rapide de la ville.

Pêle-mêle nous avions pu apercevoir à travers les vitres de notre bus, le fort Qaït Bey, la mosquée d’Abou Abbas al Mursi, l’amphithéâtre de Kom el Dick, la colonne de Pompée.

Deux heures de pause déjeuner plus tard, le musée national nous ouvrit ses portes pour une inspection minutieuse et précise de ses collections. Grâce à la compétence de notre accompagnateur je passai encore un moment fabuleux. Et puis la cerise sur la gâteau, fut le créneau horaire qui permit aux détenteurs d’un maillot de bain (nous avions été averti la veille), de pouvoir piquer un plongeon dans les eaux tièdes de la Méditerranée. La plage était quasi déserte, notre guide nous expliqua que la religion musulmane était très stricte en matière de mœurs et les tenues à l’occidentale sur les plages, encore plus en période de ramadan, étaient à proscrire. Il respecta ses convictions religieuses et resta pendant toute la durée de la baignade à l’écart du groupe.

La tête appuyée contre le carreau, je regardais défiler le paysage. Au loin le soleil couchant marquait la fin de la journée. L’état des routes n’était pas toujours sans grief, et nos pauvres corps fatigués par cette épuisante excursion, étaient cahotés dans tous les sens. J’avais retrouvé ma chambre avec beaucoup de soulagement.



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