La tarte de bêtises

Recette

 

Prenez un élu qui cumule les fonctions de conseiller régional socialiste, et conseiller municipal d’opposition.

Prenez une réunion du conseil municipal qui tourne mal, le maire estimant avoir été insulté par l’individu ci-dessus nommé : (La phrase objet du scandale ‘‘ Quand vous me regardez avec un air hébété comme maintenant »)

Rajoutez un premier magistrat qui demande des excuses publiques et son adversaire qui refuse de s’exécuter.

Complétez par une décision municipale de ne plus inviter ce conseiller régional aux manifestations financées par la région alors même qu’il en est le représentant élu.

Arrosez le tout de la colère d’un président du conseil régional qui s’insurge de l’éviction de son protégé de ces fameuses manifestations.

Salez et poivrez par un chantage : (monsieur le président à monsieur le maire)

Vous prenez le risque de placer votre commune et communauté d’agglomération que vous présidez dans une situation délicate vis à vis de l’un de ses partenaires financiers importants.

Ces obligations (d’inviter l’élu de l’opposition) ne sont pas des figures de style, elles ont un valeur juridique et entraînent en cas de non-respect le gel des financements concernés mais aussi la possibilité pour la région de demander le remboursement des aides versées.

Car non seulement les contribuables ne bénéficieront pas de leurs impôts versés au conseil régional mais en plus ils devront mettre la main à la poche pour compenser le financements évaporés.

Vous obtiendrez une délicieuse tarte de bêtises digne des chamailleries d’enfants en maternelle, alors que nous traversons un grave crise économique, que le chômage gangrène notre société, que les injustices sont de plus en plus évidentes, que l’état creuse la dette sans relâche, que nos gamins risquent de travailler jusqu’à soixante dix ans, et que dans les siècles à venir notre terre menace ruine à cause d’une humanité qui court tous les jours un peu plus vite à la catastrophe.



Extrait du livre de mes mémoires (Itinéraire d’un enfant gâté – Egypte 4ème jour : septembre 1976)



Personne ne nous réveilla ce matin du quatrième jour, nous avions quartier libre. J’étais descendu prendre mon petit déjeuner avant de rejoindre le salon pour rédiger quelques lettres. J’avais l’impression d’avoir quitté la France, depuis une éternité. J’eus une pensée affectueuse, pour mes proches, qui me manquaient. Je serai ravi de les retrouver. Pour l’heure je leur adressais des messages remplis de bonheur.

Mon colocataire m’avait rejoint. Nous étions assis l’un en face de l’autre à boire un coca. La pièce était encombrée de projecteurs et de différents matériels. Une équipe de cinéma arriva sur les lieux pour tourner la scène d’un film. Nous voulûmes partir, mais le réceptionniste nous expliqua de rester le temps d’une prise, car en tant que voyageurs, nous ferions des figurants parfaits. L’expérience fut amusante, malheureusement nous n’en verrions jamais le résultat.

Une excursion hors circuit ayant été planifiée, beaucoup de nos coéquipiers avaient déserté l’hôtel. Localisé dans le désert du Sinaï, le monastère Sainte Catherine était une destination très prisée des touristes, car le site était classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Mon budget me permettait quelques incartades, mais j’avais décidé d’exclure cette balade du programme de mes visites.

Il ne me restait plus qu’à faire preuve d’un peu d’imagination pour occuper à temps plein cette journée en solitaire. Je ne me comportais pas comme un guerrier en terre conquise, mais ma méfiance des premiers jours s’était dissipée. Je m’habituais à la vie quotidienne des orientaux et n’éprouvais aucune angoisse à l’idée de déambuler seul, au hasard des rues. Je retournai dans ce quartier populaire que nous avions visité avec notre guide et retournai m’asseoir à la terrasse du troquet qui nous avait si chaleureusement accueilli. J’y retrouvai deux de mes accompagnatrices, Claire et Marie-Françoise et nous décidâmes de passer le reste de la journée ensemble. Alors que nous étions à essayer d’identifier la nature des boissons que nos voisins de table étaient en train de boire, le cabaretier nous proposa de nous servir la même chose. Il s’agissait d’une infusion glacée à base de de fleurs d’hibiscus, le Karcadé , que nous appréciâmes davantage que le café turc que nous avions pu boire la veille au soir.

Nous profitâmes également de notre présence au milieu des souks, pour faire quelques achats, puis poursuivant notre chemin, nous repérâmes un petit musée traitant de l’histoire coloniale dans lequel nous décidâmes d’entrer.

Beaucoup de petites gens, exerçaient une activité que je qualifierais de survie. Sur le chemin du retour, nous croisions le cireur de chaussures, le porteur d’eau, le vendeur de beignets. Bon nombre étaient des enfants et nous étions sans cesse sollicités, par cette horde de nécessiteux.

Des kiosques à journaux étaient disséminés aux coins des rues. Ce jour là nous apprîmes la mort de Mao Tsé-toung le leader Chinois, dont la photo trônait en première page d’un journal que le vendeur avait accroché en devanture de sa boutique.

Nous déjeunâmes à l’hôtel. Nous ne buvions que de l’eau minérale, directement importée d’Europe et prenions à tous les repas, des gélules contre la  »tourista ». Nous suivions en ce sens les consignes de l’organisation mondiale de la santé. Cette protection semblait efficace, mais avait l’inconvénient d’être très coûteuse. La salle de restaurant comportait de larges ouvertures vitrées qui donnaient sur la rue. Des gamins, le visage collé aux carreaux épiaient nos différentes tables. Je ne manquai pas de me triturer l’esprit, à la vue de ces enfants que j’imaginais pauvres et sans doute, mal nourris. Je me sentis de nouveau mal à l’aise dans cette position d’intrus privilégié, mais je me gardai bien de faire part de mes scrupules à mon entourage.

L’après midi, nous prîmes un taxi, pour nous rendre dans un quartier contemporain de la ville. Le chauffeur nous descendit au pied du Ramsès Hilton, un palace réservé à une clientèle fortunée. Par curiosité nous avions décidé d’explorer les lieux. Ce building, érigé au bord du Nil, disposait d’une esplanade, offrant aux visiteurs une vue panoramique des différents bâtiments modernes construits sur l’autre rive du grand fleuve à proximité de la tour du Caire, qui ne souffrait d’aucune rivalité en matière de beauté architecturale. En pivotant du regard, j’observai d’un bout à l’autre de l’horizon, les méandres du cours d’eau et constatai que le trafic fluvial était presque aussi dense que le trafic routier.

Nous pénétrâmes dans un immense hall d’accueil peu fréquenté à cette heure de la journée. L’air climatisé contrastait fortement avec la chaleur écrasante que nous subissions dehors. Une galerie marchande située à droite de l’entrée, offrait aux touristes une kyrielle de boutiques toutes aussi luxueuses les unes que les autres. La diversité des commerces était telle que de séjourner en ce lieu dispensait le vacancier de tout contact avec la population extérieure. Nous comprîmes très vite que cette visite ne comportait pas d’intérêt, car nous trouvions ici le matérialisme débridé que nous avions justement voulu temporairement oublié en quittant la France. Nous libérâmes sans plus attendre la place, soulagés de retrouver le quotidien de tout un peuple que nous apprenions petit à petit à connaître et à apprécier.

Une longue balade sur le bord du Nil nous dirigeait jusqu’à un quartier commerçant où nous fûmes assaillis par une multitude de braves gens qui tentaient de nous vendre les produits de leurs étalages. Nous fûmes heureux de nous libérer de cette emprise, car notre temps était précieux et nous voulions profiter un maximum de notre journée.

Notre déambulation au hasard des rues nous amena à proximité du zoo que Karim, notre guide, nous avait recommandé de visiter. Notre promenade au sein du parc fut des plus agréables. Un jeune égyptien s’était incrusté dans notre équipe et tenait le rôle d’accompagnateur. Nous n’avions pas trouvé cette situation curieuse. Pensant naïvement que cette manière de faire, rentrait dans le cadre des coutumes locales, nous avions gratifié notre chaperon d’un généreux pourboire, n’oubliant pas de le remercier de son amabilité.

L’après midi était bien avancé quand nous prîmes la décision du retour. Déjà les boutiques ouvertes sur les trottoirs, éclairaient largement les piétons qui se précipitaient de partout, chacun se dirigeant vers sa propre destinée. Je continuais à m’étonner du spectacle que m’offrait la rue. Il était rare par exemple, de voir deux personnes de sexes opposés, se déplaçant côte à côte. A l’inverse, croiser deux hommes se tenant par le bras était dans les normes. Usage que notre civilisation occidentale interpréterait dans les rues de nos villes, comme de la plus malsaine des manières. Dans le vacarme infernal des klaxons et dans le tohu-bohu des voitures, il nous fallut repérer un taxi car nous étions trop loin de notre hôtel pour s’y rendre à pied.



WEIGHT WATCHERS ET BIG MAMA... |
Manon Pepin - Massage suédois |
Alimentation et grossesse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lamaladiedalzheimer
| Info Sante 76
| Vivre sa vie