Le grand méchant loup

Onze gendarmes de différentes brigades viennent de recevoir une  »lettre d’observation » concernant leurs activités sur les bords des routes.

Des lettres donc synonymes de sérieux avertissements pour ne pas avoir suffisamment verbalisé de contrevenants au code de la route.

Il est expliqué donc aux destinataires que leur activité montre des carences dans l’application des directives

Des résultats faibles en terme d’action répressive aux infractions au code de route comparativement aux efforts fournis par les autres militaires et unités composant la compagnie.


Peut-on parler de non respect des quotas de procès verbaux?


A cette question l’auteur de cette mise en garde répond non catégoriquement, bien que son courrier abonde dans le sens contraire.

Afin d’être en adéquation avec les objectifs assignés et lutter contre des résultats erratiques, je vous fixe un chiffre à atteindre.


Mon avis


Si la politique du chiffre est appliquée pour limiter le nombre des accidents, on peut comprendre que nos dirigeants cherchent à mettre la pression sur les automobilistes. Reste à savoir si cette manière de procéder est la bonne, la prévention n’est elle pas moins agressive que la répression. La difficulté de communication de plus en plus importante entre la police et les civiles ne vient-elle pas justement de ces pénalisations à outrances qui révoltent les usagers de la route, tous les jours un peu plus.

La voiture depuis toujours a été considérée par les gouvernements successifs comme une vache à lait, utile à l’enrichissement du budget de l’état. Les quotas de procès verbaux ne seraient-ils pas une manière déguisée de fixer un montant minimum de recettes à percevoir chaque année.

Visiblement la multiplication des radars et l’évolution des techniques de contrôles qui sont systématiquement testés avant d’être très souvent appliqués ne penchent pas dans le sens d’une modification de stratégie des pouvoirs publics

Reste que les français sont un peuple très indiscipliné et qu’il suffirait peut-être d’un peu plus de retenue dans les comportements, pour que la police ne soit pas considérée sans arrêt comme le grand méchant loup.




Extrait du livre de mes mémoires (Itinéraire d’un enfant gâté – 8ème jour : Égypte septembre 1976)


En ce huitième jour de voyage, le dieu Râ nous illuminait de son éclat lorsque nous prîmes la direction du nord pour rallier la ville de Louxor. Le trajet s’effectuait en autobus, nous avions environ deux cent cinquante kilomètres à parcourir.

La route n’était pas exemptée de tout reproche, car elle nous épargnait guère les secousses et les coups de freins brutaux. De ci de là nous croisions des véhicules en tous genres, puis d’un coup de klaxon notre chauffeur signalait notre présence avant de doubler un chamelier ou un gamin qui conduisait ses chèvres vers de maigres pâturages.

De temps en temps nous traversions de petits villages plantés au milieu d’une colonie de palmiers. Leurs habitants semblaient être endormis, car nous n’apercevions pas âme qui vive, sans doute à cause de l’écrasante chaleur qui régnait en ce début de matinée. Nous n’avions évidement pas la climatisation et la sueur perlait sur nos visages sans que nous puissions faire grand chose pour l’arrêter. La difficulté majeure de notre itinéraire, c’était de trouver un coin discret pour soulager un besoin naturel, les femmes étaient encore plus à plaindre que les hommes.

Nous roulions les fenêtres ouvertes pour nous donner un peu d’air, mais la poussière qui volait sur notre trajet pénétrait à l’intérieur de notre véhicule et en très peu de temps nous avions perdu les bénéfices de notre douche du matin.

Une première étape nous conduisait dans la petite agglomération de Kom Ombo où était situé un temple dédié aux dieux Horus (faucon) et Sobek (crocodile).

Nous avions pris le temps de nous désaltérer et de prendre quelques photos après que notre guide nous ait donné les commentaires lors de la visite.

J’apercevais en contrebas un bateau croisière qui était amarré tandis qu’un groupe de touriste débarquait, s’apprêtant à nous remplacer sur le site.

Notre seconde étape se situait à une centaine de kilomètres au sud de notre destination finale. Nous devions y déjeuner avant de visiter le temple d’Horus. Nous étions toujours en haute Égypte, sur la rive ouest du Nil. Edfou était une ville moyenne et tout à fait traditionnelle. Un souk pour touristes coloré et très animé, des charrettes à ânes dans les rues, une kyrielle de petites échoppes, des égyptiens exclusivement vêtus de djellabas, nonchalamment installés sur les trottoirs, le tout baigné dans une chaleur torride, toute l’ambiance qui nous était désormais familière.

Plusieurs odeurs plus ou moins agréables qui s’entremêlaient, et qui s’intensifiaient par une température excessive me donnaient la nausée. Pourtant j’avais faim et j’espérais pouvoir manger de bon appétit. J’avais apprécié cette petite heure de repas et de repos, loin des cahots de la route, et du bruit assourdissant du moteur de notre véhicule.

Le temple était en très bon état de préservation. On nous avait expliqué que pendant des siècles, l’ensemble de l’édifice avait été pratiquement enseveli par le sable, ce qui l’avait largement épargné de l’injure du temps.

L’espace de prendre un cliché de la merveilleuse statue du dieu faucon Horus, et je m’éloignai un peu du groupe pour m’imprégner de l’atmosphère des lieux. Je refis notre parcours à l’inverse, et comme il n’y avait pas d’autres visiteurs, je profitais pleinement de ce moment qui n’appartenait qu’à moi. Me savoir tout seul dans endroit aussi célèbre, me donnait la chair de poule. J’étais dans le même état d’esprit que celui qui avait été le mien lorsque j’avais approché le sphinx de Gizeh. J’aurais bien aimé que l’expérience se prolonge, mais Karim me faisait signe de rallier l’équipe.

Notre troisième étape nous donnait l’occasion de constater le fort encombrement du trafic fluvial à Esna. A cet endroit les navires devaient se disputer la passage de quelques mètres de largeur d’écluses. Des vendeurs à la sauvette arrimaient leurs barques, aux gros bateaux de voyageurs, pour vendre tissus et autres fanfreluches, avant que ces précieuses embarcations de touristes ne repartent vers d’autres horizons.

Le temple de Knoum était érigé sous le niveau actuel du sol, il fallait descendre pour y accéder. Le guide nous expliqua que le site avait été sauvé par Champollion, à une époque où il servait de dépôt pour le coton, c’est la raison pour laquelle il n’était pas en très bon état de conservation.

Une journée éreintante s’achevait. Dans l’autobus qui s’approchait lentement de notre destination finale, bien peu de gens avaient encore la force de parler. Nous devions être logés à l’hôtel Luxor du nom de la ville qui nous accueillait. Nous avions hâte de pouvoir enfin nous poser.

Il faisait déjà nuit quand nous descendîmes nos bagages. Notre chambre était sans surprise, modeste mais propre, il nous en fallait pas plus pour réparer par une bonne nuit de sommeil, notre corps des ankyloses du voyage. Pour l’heure, il était urgent de passer sou la douche, avant de descendre pour le dîner.



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