Le diable ce mal absolu

Le diable, ce mal absolu est entré en moi. Il fait de moi son esclave, et je suis solidement enchaîné. La souffrance physique n’a pas encore daigné se manifester, mais la souffrance moral fait son chemin, épuisant petit à petit cette énergie qui me faisait jusqu’à ce jour tenir la tête hors de l’eau. L’angoisse mon ennemie intime a signé un pacte d’alliance avec mon geôlier, elle trouve dans cette entente le terrain favorable pour développer son emprise.

Quelle faute dois-je expier pour subir un destin aussi cruel ?

La facture n’est pourtant pas assez lourde a payer, car il faut également y rajouter l’humiliation du malade dépouillé de ses vêtements devant le personnel médical, la main sur le sexe, les yeux regardant le sol, tel un déporté de la dernière guerre entièrement nu devant ses bourreaux qui ne réalise absolument pas comment il en est arrivé là.

 

Extrait du livre de mes mémoires

 

 

J’avais bien été attendu à Angers, mais à cette époque le téléphone portable n’existant pas, le rendez-vous avait été manqué, l’incident était désormais clos.                                                                                                       

Le soleil était revenu dès le lendemain de mon arrivée et la météo annonçait une belle arrière saison. La nouvelle était plutôt bonne, car il me restait deux semaines de vacances et j’avais d’inscrit au programme une escapade de plusieurs jours dans les Gorges du Tarn, escapade que je devais faire en compagnie de Chantal. Nous allions rendre visite à sa sœur nouvellement mariée, et profiter de ce séjour pour visiter la région. Je disposais de plusieurs jours pour remettre le jardin en ordre, m’occuper de diverses démarches administratives et faire ma lessive pour recharger ensuite ma valise.  

Nous étions partis dans la journée du jeudi par un itinéraire qui nous dispensait d’utiliser une autoroute qu’il aurait d’ailleurs fallu récupérer à Niort. Notre trajet nous conduisait notamment à travers les villes de Poitiers, Limoges, Brive-la-Gaillarde, Cahors, Montauban et enfin Albi.

La circulation automobile n’était pas aussi dense que celle que nous connaissons de nos jours, mais les routes étaient déjà bien encombrées et notre voyage s’était prolongé au delà de l’heure que nous avions prévu d’arriver. Henri et Anne-Marie nous attendaient heureux de pouvoir nous recevoir dans leur tout nouveau foyer. La distance qui les séparait des familles, leur isolement au sein de la population d’un quartier qu’ils ne connaissaient pas encore faisait que notre présence leur donnait du baume au cœur, car s’acclimater dans cette nouvelle région était pour Anne-Marie, une épreuve difficile. Notre discussion s’était prolongée au delà du raisonnable car nos hôtes n’étaient pas en vacances. Henri s’était installé artisan plâtrier, après  avoir fait son apprentissage au sein des compagnons de devoir et Anne-Marie avait trouvé un petit boulot de caissière dans un supermarché. Le lendemain nous nous étions donc retrouvés seul à l’heure du petit-déjeuner. Nous avions organisé notre emploi du temps pour explorer les alentours suffisamment riches en paysages et en patrimoines architecturaux pour occuper largement et agréablement notre séjour. Nous étions d’abord retournés à Ambialet, commune que nous avions déjà visitée lors de notre voyage éclair du mois d’avril. Le paysage était particulièrement magnifique à cet endroit, et notre programme beaucoup moins chronométré, nous permettait cette fois de nous arrêter plus longuement. Notre route se poursuivait ensuite vers la commune de Villefranche d’Albigeois sur une petite route escarpée de laquelle on pouvait admirer trois cent mètres plus bas les méandres du Tarn. La région était moyennement montagneuse car nous abordions les contreforts du Massif central. Notre circuit nous conduisait en Aveyron dans le petit village de Réquista notre retour sur Albi étant programmé pour l’heure du dîner. Le soleil se couchait de plus en plus tôt car nous étions désormais en automne, pourtant il faisait encore chaud en cette fin septembre et le temps était à l’orage, nous supportions donc de veiller avec la fenêtre ouverte. Nous avions pris le temps de regarder des photos et quelques parties de yahtzee plus tard nous nous étions couchés car le lendemain une nouvelle excursion nous attendait.

 



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