Lymphoedème

Jeudi 25 novembre, mon hospitalisation du mois d’aout n’est plus qu’un mauvais souvenir. J’ai débuté mon quatrième cycle de chimiothérapie le 9 novembre. L’état de mon bras qui m’avait tant gêné durant mon séjour en milieux médicaux, s’était amélioré puis s’était de nouveau aggravé à deux reprises. J’avais constaté que l’œdème réapparaissait à chaque fin de traitement. Le 8 novembre mon cancérologue m’avait prescrit un doppler dont le diagnostic laissait penser à un lymphoedème, avec des symptômes identiques à ceux rencontrés par une femme ayant subi l’ablation d’un sein, une constatation des plus bizarres, mon cas ne pouvant nullement s’identifier à ce type de cancer. Il fallait attendre et surveiller l’évolution de la maladie, m’avait dit mon médecin généraliste.

Je suis donc à ce jour dans l’incertitude de ce qui m’arrive et je dois vivre avec sans espérer davantage d’explications.

Logiquement je devrais me trouver de nouveau avec le gros bras à la fin de ce 4ème cycle de chimiothérapie, sympathique non ?

 

Extrait du livre de mes mémoires

 

Beaucoup d’eau avait coulé sous les ponts depuis mes premiers cris. Mon enfance et mon adolescence s’étaient enfuies au fil des saisons, et à présent j’étais devenu un homme. La plupart des camarades qui avaient traversé mon histoire, imitaient les générations précédentes, et fondaient à leur tour une famille. Point de concubinage, ou de PACS, les rares couples qui vivaient une union libre étaient des pionniers en la matière.

Nous avions notamment assisté avec Chantal, au mariage de Jean, frère de Pierre, qui avait épousé Dominique, leur relation durait depuis cinq ans, et ils officialisaient enfin leur idylle.

J’avais donc retrouvé au cours de cette cérémonie, mon ami Pierrot fidèle à lui-même, sa joie de vivre, sa gentillesse, sa naïveté, et son libertinage, rien chez lui n’avait évolué d’un pouce. Notre amitié n’avait pas pris une ride non plus, et j’étais toujours aussi content de le retrouver.

Jean-Noël et Daniel avaient imité Jean, sans que je sois présent à leurs noces, par contre mes samedis étaient de plus en plus occupés par les invitations que nous recevions de la part de mes nombreux collègues de travail, avec lesquels nous formions une grande famille. 

A cette époque Jeanne et Dominique résidaient dans leur fermette de Saint-Augustin, et nous consacrions un peu de notre temps à leur apporter un peu d’aide pour rendre habitable leur logement. Nous nous lassions un peu d’écumer les terrains de football, aussi ces après-midis en famille nous convenaient de mieux en mieux.

Denise était infirmière en psychiatrie à l’hôpital de Cholet, et logeait ou était sur le point de loger dans l’un des appartements d’un bloc d’immeubles nouvellement construits, faisant parti du programme d’urbanisation  de la zone des Turbaudières. Nous lui avions annoncé notre projet, et elle savait à présent que nous serions prochainement installés dans son voisinage.

           

Grand-mère avait obtenu son premier rendez-vous chez un podologue réputé de Nantes. L’expédition pour la conduire sur les lieux de la visite n’avait pas été des plus simples, car le docteur Regnault résidait au troisième étage, dans  un immeuble sans ascenseur, en plein centre de l’agglomération. J’avais opté pour un transport par ambulance, et j’étais ravi de ma décision car outre le stationnement difficile dans Nantes, mon aïeule ne pouvait pas non plus monter les escaliers à pied. Il avait fallu avec l’aide de l’ambulancier, faire la chaise pour porter la malade non sans efforts, cinquante marches plus haut, afin d’atteindre le cabinet médical du praticien.

La sentence était sans appel, il fallait réopérer le pied avant que la patiente ne puisse plus du tout marcher. A l’énoncé de ce diagnostic, comme à son habitude, grand-mère n’avait pas réagi, mais je redoutais les jours à venir. Je connaissais que trop bien la personne pour me méfier de son apparence sereine, je savais que dans sa tête de vilaines idées devaient bouillonner et que le résultat risquerait d’être explosif, et peu agréable à vivre.

Contrairement à mes appréhensions le comportement de grand-mère ne se modifia pas, elle était convaincue que cette nouvelle intervention chirurgicale lui apporterait le répit qu’elle attendait depuis si longtemps. Son hospitalisation à Nantes était prévue pour le début du mois d’aout, en attendant, je m’affairais à lui soigner régulièrement ses pieds, dans la limite de mes compétences. S’occuper d’elle, l’aidait indéniablement à surmonter sa souffrance aussi bien physique que mentale, je ne me privais donc point de lui apporter ce soutien.

Pour la conforter dans sa confiance, nous lui avions également parlé de notre projet de construction, et notre intention de l’emmener avec nous. Cette révélation lui donnait une raison supplémentaire de pouvoir compter sur un avenir un peu plus heureux, et dissipa définitivement ses craintes de finir sa vie dans la solitude.

 



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