Scanner mon beau scanner

Les différentes visites au centre de lutte contre le cancer de Nantes étaient ponctuées par d’autres visites toutes aussi obligatoires, auprès de mon médecin traitant. Outre ma thyroïde qu’il fallait surveiller de très près, j’avais également des problèmes d’hypertension artérielle hérités de feu mon père. J’avais donc pris un rendez-vous auprès du docteur C qui avait été à l’origine de la découverte de ma tumeur au rein gauche. Il me recevait pour la première fois depuis que mon dossier médical relatif au suivi de mes trois opérations, avait été transféré par le docteur Z, au CAC de l’espoir Je lui avais donc expliqué brièvement mon histoire, et la raison pour laquelle j’étais à présent soigné sur Nantes. Il n’avait pas eu écho de cet essai thérapeutique dans lequel j’étais à présent largement impliqué. Je lui avais donc proposé de lui photocopier la trentaine de feuilles de mon contrat, pour que nous soyons situés tous les deux sur la même longueur d’onde, lors de mes prochaines visites Il avait accepté en me remerciant de la démarche. Je lui avais également précisé que toutes les informations récoltées sur l’évolution de ma santé  par le docteur R, lui seraient systématiquement transmise, car l’oncologue m’avait demandé ses coordonnées.

La liste des désagréments que me procurait le Néxavar dans la vie courante s’allongeait. Les poils de mes jambes, de mes bras, de mon pubis tombaient petit à petit dans le bac de la douche, tandis que mes cheveux à tendance grasse depuis mon adolescence, étaient devenus depuis peu, rêches et cassants.

Je n’arrivais guère à me débarrasser de mes crampes abdominales et de ma diarrhée, Smecta, Imodium, et autres médicaments ne faisaient pas le poids face au Néxavar qui agissait sur mon organisme comme un rouleau compresseur.

Les brûlures anales, les suintements, et les saignements étaient devenus monnaie courante. Il était urgent de consulter le médecin. Pour la seconde fois en sept jours je m’étais retrouvé  face à mon généraliste, qui m’avait détecté cette fois une crise hémorroïdaire aiguë. Je n’ose imaginer le diagnostic d’une coloscopie, si un praticien me l’avait fait passer à ce moment là de ma vie.

Le jeudi 6 octobre au matin nous reprenions une nouvelle fois la route dans la direction de Nantes, sous un ciel nuageux  et pluvieux. Le centre débutait des travaux d’agrandissement qui allait durer presque cinq ans. L’ambulance avait bien du mal à trouver une place pour stationner, et devant la difficulté à se garer, j’étais bien content d’avoir été pris en charge une fois de plus par l’ambulance, d’autant plus que ce rendez-vous était important car il avait été fixé pour passer mon 4ème examen au scanner, et je ne voulais pas arriver en sueur pour avoir trop couru, (en effet seuls les véhicules sanitaires pouvaient avancer au plus près de l’accès aux malades). 

Le déroulement de l’examen ne m’effrayait guère car je connaissais la marche à suivre. Ce qui me terrifiait davantage, c’étaient les prochaines vingt quatre heures d’attente qu’il me faudrait gérer tant bien que mal, avant d’entendre le résultat de l’examen, qui ne me serait communiqué que le lendemain, lors d’un nouvel entretien avec mon cancérologue.

La salle d’attente était quasiment vide, les malades étaient appelés à un rythme régulier, le service n’accusait aucun retard.

« Monsieur Gautier ? »

J’avais donné à l’infirmière mon produit de contraste.

« Avez-vous bu vos deux flacons de Micropaque. »

« Oui madame, un hier soir, et un ce matin il y a environ une heure. »

C’est parfait. Pouvez-vous me donner votre poids ? »

« Je pèse aux alentours de 83 kg. »

«Une dernière chose, avez-vous les résultats de votre prise de sang, pour le taux de créatinine ? »

J’avais tendu  la feuille que m’avait envoyée le laboratoire d’analyses.

La quantité de produit de contraste injecté, variait en fonction du poids des patients, et de la capacité que les reins avaient à éliminer ce même produit.

« Parfait, nous allons pouvoir poser la perfusion, et je viendrai vous chercher dès que la machine sera libérée. »

 J’avais donc fait progressivement la connaissance de l’équipe affectée au service imageries médicales, le scanner semblait beaucoup plus moderne que celui de la clinique de ma ville, mais je n’avais pas trouvé une différence dans la procédure à suivre pour venir à bout des six minutes d’exploration minutieuse de mon corps. L’infirmière m’avait débarrassé de ma perfusion et m’avait salué avant de ressortir de ma cabine, j’ignorais encore à l’époque que j’aurais mainte et mainte fois l’occasion de la rencontrer.   



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