Une confiance qui bat de l’aile

Tout ce qui doit arriver arrivera, quels que soient vos efforts pour l’éviter; tout ce qui ne doit pas arriver n’arrivera pas, quels que soient vos efforts pour l’obtenir.

 

Si les états d’Europe font la une de l’actualité en croulant sous le poids de leurs dettes, moi je reste dans l’ombre des médias, en croulant de plus en plus sous le poids d’un autre type de fléau, la fatigue que je redoute comme la peste, parce qu’elle engendre pas mal de frustrations

Mercredi 28 septembre 2011, la nuit n’a pas été calme, les effets indésirables de mon traitement font de la résistance bien que je sois en repos pour onze jours encore.

Crampes abdominales avec plusieurs passages obliges aux toilettes, et problèmes respiratoires ayant pour cause des fosses nasales obstruées par des croutes sèches, ont largement hypothéqué mon sommeil

Le résultat de ces heures sans dormir se fait sentir dans la journée, l’adversaire continue de gagner du terrain, et mes activités sont de plus en plus réduites.

J’essaie de me faire violence, mais cette ardeur donne à ce même adversaire encore plus de grain à moudre, aussi je me sens parfois résolu à rendre les armes, et lorsque que je n’ai d’autres choix que la résignation, mon fauteuil reste alors mon plus fidèle allié.

 

Vendredi 17 décembre 2010, je sortais terriblement déçu de la conversation que je venais d’avoir avec mon oncologue, j’avais l’impression d’avoir perdu mon temps, et surtout je redoutais fortement que mon interlocuteur m’ait caché quelque chose.

L’oncologue n’avait pas été convaincant lorsqu’il nous avait annoncé une stabilisation de la maladie, et lorsque la confiance établie entre le médecin et le patient commence à battre de l’aile, il en résulte une déstabilisation totale du malade. Ce jour là, je vivais précisément la chose. Des foules d’interrogations se télescopaient dans ma tête, tantôt j’imaginais la pire catastrophe, tantôt je tentais de me rassurer et de minimiser la mauvaise impression qui avait été la mienne, à la sortie de cet entretien.

Lorsque la maladie nous cloue durablement dans un fauteuil, elle nous donne dans ces moments là,  amplement le temps de cogiter. Aussi j’avais compris depuis longtemps déjà,  que lorsque le docteur R m’avait annoncé officiellement ma rechute, son opinion était forgée de longue date. Le cancer lui avait sans doute laissé du temps pour nous préparer progressivement à entendre la sentence. Je ne voyais pas la raison pour laquelle il ne serait pas en mesure de faire de nouveau, preuve de diplomatie, en ne disant pas toute la vérité sur l’évolution de ma pathologie. Chantal partageait exactement la même opinion que la mienne, et si notre retour s’était effectué en silence, nos esprits n’étaient pas pour autant au repos.

Pour l’heure je n’avais pas le choix de faire avec, et prier pour que mes craintes ne soient pas fondées. L’urgent était de passer à la pharmacie pour faire la commande de mon écharpe de soutien, car mon bras continuait de gonfler, compte tenu du fait que mon traitement était suspendu depuis une dizaine de jours. Là encore je n’étais pas satisfait de la tournure des choses, à défaut de ne pas avoir obtenu de conseils du côté des médecins, c’est moi qui avais réclamé cette écharpe dans l’espoir de pouvoir me soulager du poids qu’exerçait l’œdème sur mon bras.

Mon 5ème cycle de chimiothérapie débutait le 20 décembre, soit cinq jours avant Noël, et j’étais donc satisfait de penser que le côté perverse du traitement n’aurait pas le temps d’accomplir son œuvre avant que je ne passe tranquillement cette fête en famille.

 

 



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