Le délabrement physique

Nous sommes libérés par ce que nous acceptons mais nous sommes prisonniers de ce que nous refusons.

Une personne qui médite a de la compréhension. Elle peut voir comment elle se crée elle-même des problèmes. Et donc, naturellement elle arrête de les créer

 

À quoi ça sert de recevoir la vie ? À quoi ça sert de la donner ?  À quoi ça sert d’aimer et d’être aimé ? À quoi ça sert de faire des sacrifices et de souffrir ? S’il faut finir au fond d’un trou, dévoré par la vermine, sans aucune espérance en retour.

J’aime l’idée qu’il existe un au-delà, j’aime l’idée qu’il existe un être suprême qui dirige le monde, mais je n’en ai pas la certitude. Avoir la certitude c’est avoir la foi, un luxe que je n’ai pas la capacité d’acquérir.  

J’attends de toi un signe que tu m’as peut-être déjà envoyé, mais que je n’ai pas su décrypter.

 

Novembre et décembre avaient été particulièrement froid, l’hiver s’était installé avant l’heure,  avec une multitude de pathologies infectieuses et inflammatoires  liées à la saison. Je n’étais pas passé à travers les mailles du filet, et j’avais comme beaucoup de monde souffert de rhums à répétition ainsi que d’une gastro-entérite qui m’avait cloué au lit toute une journée. Plus virulente que ma chimiothérapie, cette gastro m’avait d’ailleurs fait vomir pour la première fois depuis bien longtemps, toutes les tripes de mon corps.

Pour l’heure nous étions début janvier et la météo s’était considérablement adoucie, mais j’en étais au milieu de mon 5èm cycle de prise de Sutent,  et les effets secondaires commençaient à me peser, aussi j’avais bien du mal à reprendre le rythme de mes balades journalières interrompues par des températures polaires.

Outre le fait que le docteur C avait changé le dosage de Lévothyrox  et que je m’en accommodais très bien, un problème chassant un autre problème, c’était du côté de ma dentition qu’il fallait à présent concentrer mon attention.    

Depuis la petite intervention (chirurgie à lambeau) pratiquée par mon dentiste quelques temps auparavant, intervention sous anesthésie locale qui m’avait couté assez cher, car elle ne faisait pas partie des soins remboursés par la sécurité sociale, j’étais débarrassé de cette mauvaise haleine qui jusqu’alors handicapait fortement mes rapports avec mon entourage, mais surtout, je n’avais plus de douleurs dentaires, ni d’inflammations au niveau de la gencive. 

Malheureusement la maladie avait fait des ravages et même si le praticien avait stoppé l’évolution des symptômes, les grosses dents étaient largement atteintes et les dommages étaient irréversibles, c’est du moins dans ce sens que ce même praticien m’avait expliqué la chose.

Ce 11 janvier de l’année 2011 je craignais donc fortement de devoir dire adieu à une nouvelle molaire, et j’étais bien désolé car cinq d’entre elles étaient déjà arrachées. Ma visite chez le docteur P venait en effet du fait que quelques temps plus tôt, en mastiquant de la nourriture, cette dent objet de tous mes tourments, s’était brutalement fêlée. Une partie était tombée avant même que je puisse me rendre à mon rendez-vous.

Allongé sur le fauteuil du cabinet dentaire j’attendais le pronostic du praticien.

« Votre dent est très abîmée, mais je vais pouvoir la colmater car contrairement à ce que vous pensez, elle reste solidement implantée dans votre mâchoire. »

La bouche grande ouverte, je ne pouvais pas répondre à mon interlocuteur, mais j’étais évidement soulagé d’entendre ce diagnostic. Quelques interventions à la roulette plus tard, ma molaire avait été reformée et lustrée par le chirurgien.

A présent je pouvais rentrer chez moi, avec la satisfaction d’être passé à côté de ce qui représentait pour moi, une nouvelle catastrophe. Rien de plus pénible de constater le délabrement de son aspect physique, surtout lorsqu’il n’existe guère de solutions pour stopper le phénomène.



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