Amélioration tant espérée


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J’arrive j’arrive
Mais qu’est-ce que j’aurais bien aimé
Encore une fois traîner mes os
Jusqu’au soleil jusqu’à l’été
Jusqu’au printemps jusqu’à demain
J’arrive, j’arrive
Mais qu’est-ce que j’aurais bien aimé
Encore une fois voir si le fleuve
Est encore fleuve voir si le port
Est encore port m’y voir encore
J’arrive j’arrive
Mais pourquoi moi pourquoi maintenant
Pourquoi déjà et où aller
J’arrive bien sûr, j’arrive
Mais ai-je jamais rien fait d’autre qu’arriver

J’avais escompté souffler un moment après ce énième passage au CAC de l’espoir, mais le cancer n’était pas hélas la seule pathologie qui affectait ma santé. Je souffrais entre autre d’une hypertension artérielle probablement héréditaire. Elle avait conduit directement à la tombe un de mes grands-oncles à l’âge de 46 ans, et mon propre père en était lui-même décédé à l’âge de 39 ans. Dès que mon généraliste avait diagnostiqué les premiers symptômes de la maladie sur moi, il avait immédiatement pris le problème à bras le corps et je m’étais promis de mon côté, de ne pas imiter papa, en suivant scrupuleusement les consignes du docteur C. Justement depuis quelques temps j’avais remarqué que ma tension prise régulièrement dans le cadre de mon suivi médical, et pour le compte du docteur R, était systématiquement au dessus du seuil de tolérance. Des maux de tête réguliers, quelques bourdonnements dans les oreilles, mes tempes qui battaient un peu trop fort, et des vertiges indépendants de ceux ressentis pendant mes crises d’arythmie, me firent réagir rapidement. Le Sutent était probablement responsable de cet état de fait, il fallait donc corriger le plus vite possible cette déviance, au risque de choper de nouveaux ennuis.

Avancer la date de rendez-vous avec mon généraliste contraignait mes plans, mais je n’avais pas vraiment le choix, il fallait accepter les règles d’un jeu auquel je n’avais pas demandé de participer, et donc de ponctuer  ma vie de visites régulières chez les médecins, tant pis pour ma récréation qui s’en trouvait légèrement perturbée.  

Je n’avais heureusement pas à subir que des revers, mon bras par exemple, montrait des signes très encourageants d’une évolution positive. L’écharpe soulageait efficacement le poids de l’œdème, mais j’avais bien enregistré la remarque de l’oncologue qui m’avait souligné qu’un manque d’exercice ne favoriserait pas la circulation du sang.

Je ne sais pas trop pour quel motif, je m’étais jusqu’alors interdit de me servir de ce bras malade. Avais-je peur qu’il se décroche ! L’esprit parfois s’image des choses, le plus souvent infondées, qui inhibent toutes volontés d’avancer. Si le malade n’y prend pas garde, sa négligence risque de le conduire vers le renoncement, et donc vers l’aggravation de sa maladie. Aussi était-il nécessaire de me raisonner en domptant cette espèce de crainte, qui me faisait agir comme si mon bras n’existait plus.

Dès lors les exercices quotidiens, les frictions énergiques et efficaces de mon bras, et sa réutilisation quasi normale dans la vie de tous les jours, m’amenait à constater au fil du temps, cette fameuse et  tant espérée amélioration.

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