Une façon de philosopher

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Si je n’avais pas pris la décision de croire au bonheur, je ne serais plus de ce monde. Je serais mort depuis longtemps sinon physiquement je serais mort dans mon âme et dans mes émotions. J’ai constaté que beaucoup de gens ne croient pas au bonheur ou bien ils y croient au plan purement matériel pour finalement se rendre compte que le bonheur issu du matériel est parfois éphémère car il ne dure pas. Je connais des gens qui sont riche mais qui ont le cœur vide.

 

Je ne cherche pas à vivre le bonheur ‘garantie’ pour le reste de ma vie car c’est une exigence qui m’apparaît comme impossible. Je préfère le cultiver dans mon moment présent et tenter de rayer d’un large trait ce qui a été douloureusement vécu dans mon passé. Mon degré de bonheur correspond à mon degré de bien-être physique et émotionnel.

 

IL est difficile pour une personne d’être heureuse dans sa souffrance et dans sa maladie. IL est difficile pour une personne d’être heureuse si tout s’effondre autour d’elle. De cette perspective le malheur est un baromètre de l’absence de bonheur. Autrement dit guérir de ses malheurs est aussi une porte qui s’ouvre sur plus de bonheur.

 

Tous les coups durs de la vie ne réussissent pas à détruire le bonheur, il existe tel un trésor éternel figé dans le temps. Il existe et il peut grandir si on apprend à l’apprécier à chaque fois qu’il se manifeste. J’ai découvert que mon bonheur a survécu à des années de vie malheureuse et cette découverte a stimulé en moi le besoin de cultiver le bonheur.

 

Une définition simple du bonheur est ‘une sensation de bien-être intérieur’. Le plaisir de caresser un enfant; l’émerveillement d’un magnifique couché de soleil; la satisfaction d’un travail bien fait; la douce sensation d’un amour partagé; savourer un bon repas; apprécier un(e) ami(e); aimer son (ses enfants; etc.

 

Le bonheur est une ‘sensation’ de bien-être physique, émotionnel et mental qui habite chaque individu. Que cette sensation soit microscopique ou gigantesque, elle est là en chacun de nous, elle attend tout simplement d’être reconnue! 

 

Identifiez vos sources de bien-être physique et émotionnel. Nourrissez-les à chaque jour et vous serez de plus en plus heureux! Après tout les grands bonheurs sont la somme de petits bonheurs journaliers.

 

 

 

Le sourire de l’oncologue en disait long sur l’impossibilité qui était la sienne de se transformer en ce merlin l’enchanteur doué d’un pouvoir surnaturel, et dont le récit des exploits avait enchanté ma petite enfance.  La science avait certes fait des progrès mais  le progrès avait ses limites, et depuis l’aube des temps, notre mystérieux univers gardait largement le contrôle de vie ou de mort sur ses sujets. Le Sutent n’était pas une potion magique  assurant ma guérison, le médicament faisait ce qu’il pouvait,  je n’avais pas la possibilité d’exiger davantage de lui. D’ailleurs son efficacité constatée était une médaille qui avait son revers et la question était de savoir combien d’années, de mois, ou de jours le traitement allait continuer à produire ses effets bénéfiques sur le cancer, et combien d’années, de mois ou de jours, mon organisme allait être capable d’encaisser ses autres effets et leurs conséquences presque aussi dévastatrices que l’explosion de Tchernobyl.

 

Je comparais mon combat à celui de l’épreuve du tir à la corde, sauf que j’étais tout seul face à mes adversaires, et fournir les efforts nécessaires pour ne pas franchir la ligne fatidique m’amenait au bord de l’épuisement.

 

Je ne pouvais pas faire grand-chose contre mon accablement physique, par contre il était vital de cultiver mon mental, c’est lui et lui seul qui me maintenait la tête hors de l’eau, et comme cultiver c’est aussi récolter, j’avais fait pousser dans mon jardin, la patience, l’acceptation et l’espoir, des qualités qui nourrissaient amplement ma manière de vivre au mieux la maladie. 

 

Il était curieux de constater que le docteur R écoutait ma façon de philosopher, un simple sourire de compassion aux commissures des lèvres, mais sans mot dire. Avec les nombreux malades qu’il côtoyait dans le cadre de son travail, le personnage était pourtant en première ligne pour moissonner de nombreux témoignages, pour en établir la synthèse et donc pour faire la critique de mes propos. Soigner un cancéreux doit se faire aussi bien au niveau de sa chair qu’au niveau de son esprit. Sans doute ne savait-il pas faire et pourtant j’attendais de lui une aide précieuse de ce côté-là, car son expérience de praticien m’aurait permis d’avancer davantage dans la voie de la sérénité.

 



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