l’image de soi

Être prudent était une chose, mais se confronter aux éléments déchainés en était une autre. Des pluies diluviennes se déversaient sur la région nantaise, et les essuies glaces de la voiture ne fournissaient pas à chasser les trombes d’eau qui au gré des rafales de vent, s’abattaient violemment sur le pare-brise. Avec une visibilité quasi nulle, conduire dans ces conditions extrêmes relevaient du miracle, et il n’était pas question de s’arrêter car nous roulions sur un périphérique complètement saturé par la circulation d’automobilistes sortant en ce début de soirée, de leur bureau, ou de leur usine.

Si  la peur des résultats m’avait fait stresser sur le trajet aller, les conditions climatiques que nous subissions  au retour m’affolaient encore bien davantage et je ne sentais plus mes membres tellement la crispation était intense. Heureusement qu’à tout cela ne s’ajoutait pas la déception de l’annonce d’un mauvais pronostic, sinon je crois que mes nerfs auraient lâchés.

L’apocalypse étant concentrée sur la Loire Atlantique, en rejoignant la nationale nous avions progressivement retrouvé un ciel dégagé, aussi la perspective de voyager dans de meilleures conditions, m’avait progressivement détendu, je fus quand même content d’apercevoir le toit de ma maison.

Mon fils était rentré d’Angers avec la perspective d’être opéré en novembre, c’était à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle, une bonne à cause de la douleur qui allait enfin disparaître, et une mauvaise car il venait d’obtenir récemment un emploi.

Notre destiné étant ce qu’elle est, nous n’avions pas d’autres choix que l’acceptation et en attendant il fallait se réjouir pour le père, avant de pouvoir enfin se réjouir pour le fils. Les progrès de la science venaient de m’offrir un  nouveau sursis, il était plaisant de le fêter en famille un de ces petits moments de bonheur que l’on aimerait voir se renouveler plus souvent.

Le dossier cancer du rein provisoirement refermé, il fallait rouvrir celui intitulé piqure d’insecte. Un coup de fil à mon généraliste et le lendemain même de mon périple à Nantes je franchisais de nouveau le seuil du cabinet du docteur C.

Le praticien était en vacances, mais je n’étais pas chagriné de consulter son remplaçant. Son regard neuf sur un problème qui me préoccupait quand même un peu, permettrait peut-être de trouver une solution.

Mon interlocuteur avait écouté mon récit, le même que son collègue avait entendu 1 mois plus tôt.

« Je ne m’inquiétais pas de cet hématome qui ne se résorbe pas bien vite, mais j’ai tendance maintenant, à faire de l’œdème et dimanche dernier je suis resté assis en pique-nique toute la journée, le soir mon pied était complètement déformé tellement il avait enflé. »

« La destruction des petits vaisseaux capillaires par le venin de l’insecte a détérioré la qualité du drainage lymphatique, et par voie de conséquence c’est probablement une mauvaise circulation sanguine qui provoque ce gonflement inconfortable, dès que vous mettez le pied à terre »

La prescription de chaussettes de contention ne me gênait pas outre mesure, je savais le progrès que les fabricants avaient réalisé dans ce domaine, car je gardais en moi le souvenir de ces collants couleur chair, que le docteur C m’avaient encouragé à porter quelques années auparavant. J’avais très vite abandonné l’idée de soulager des varices qui existent encore à ce jour, à cause d’une image de moi que je jugeais dégradée par le port de ces vilains et très inconfortables collants. Avoir une bonne image de soi  est une notion que le malade à besoin de garder à l’esprit, car ne pas se sentir trahit physiquement par la maladie ou les traitements, aident à se faire confiance, et donc à faire face à l’adversité pour surmonter les épreuves.

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