La ligne d’arrivée

Rien n’est aussi désespérant que de ne pas trouver une nouvelle raison d’espérer.

La fin de l’espoir est le commencement de la mort, aussi c’est lorsque on a perdu tout espoir, qu’il faut désespérer de rien.

 

Pourquoi voir une ligne d’arrivée ? Pourquoi ne pas essayer de vivre en marchant et en essayant de goûter à ce que la vie peut offrir. Quand on va vers une destination, le voyage est beaucoup plus long, parce que l’on guette sans cesse la ligne d’arrivée. Pourquoi ne pas tout simplement lâcher ça, sans plus rien attendre d’autre que de pouvoir goûter aux quelques étincelles qui passent devant nous ? Vivre dans la peur est normale, mais trop craindre les choses, elles finissent par arriver. Je reste persuadé que ce sont les mouvements de l’état d’esprit qui aident dans le bon et le mauvais sens. Il y a inconsciemment quelque part au fond de nous, une volonté ou non de guérir.

L’apparition d’un cancer ou d’une maladie grave implique forcément un changement de vie  qu’il faut savoir accepter. Celui qui ne le comprend pas ou qui refuse tout simplement de le comprendre rentre indubitablement en confit avec lui-même. La colère et le révolte ne sont pas de bonnes conseillères et ne faciliterons pas une bonne acceptation des traitements parfois lourds, et dont l’efficacité sera d’autant plus incertaine que le malade aura refusé de diagnostic du médecin.   

De même façon que l’on se soumet à la thérapie, obligeons-nous à travailler sur ce qui doit changer en nous. Nos craintes sont fondées, il est normal que l’on désire autre chose que la mort, alors désirons autres choses.

Ce petit texte je l’ai écrit en m’inspirant largement du message que m’a adressé une amie d’infortune, sur un forum de santé via internet. Si j’ai choisi de le faire c’est que la plupart de ses visions de la maladie sont les mêmes que les miennes. On retrouve le thème récurrent du mental qu’il faut se forger et qu’il faut sans cesse renforcer, car un traitement n’est efficace que si l’état d’esprit est bon. On retrouve aussi le thème de vivre l’instant, et de goûter à tous ces petits plaisirs de la vie, qui s’offrent à nous.

Je comprends lorsque ma correspondante me conseille de ne pas penser à la ligne d’arrivée, et la plupart du temps l’idée ne m’effleure pas l’esprit. Pourtant mon esprit est fragile, il est comme un bateau sur la mer, parfois la tempête secoue tellement fort l’embarcation que ma capacité à raisonner se dérègle. La guérison où j’aimerais enfin amarrer mon bateau est un port qui dans ces  moments là, me paraît de plus en plus imaginaire

Le découragement prend alors une dimension dangereuse, car il chasse de mon cerveau toutes les pensées positives qui me servaient jusqu’à présent de bouclier de protection.

L’idée alors que la vie à un début et une fin résonne dans ma tête comme une défaite, je ne trouve dans ces conditions plus aucune énergie, ni aucune raison de poursuivre le combat.

Lutter contre sa propre fragilité devient l’enjeu majeur. Au milieu de cette mer qui se déchaîne, il faut retrouver la bouée qui vous sauvera de la noyade, remonter sur le bateau et poursuivre sa route sans vouloir à tout prix atteindre une destination finale. Sûr qu’au bout d’un moment le soleil reviendra illuminer mon âme, et j’invite aujourd’hui mon amie d’infortune, à m’accompagner dans ce voyage.

 

La ligne d'arrivée dans Cancer du rein Voilier



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