Poison mortel

Je commençais à avoir malheureusement une solide expérience du problème, et de ces fâcheuses conséquences. Cependant je ne voyageais pas en terre inconnue, car le cardiologue corroboré par le généraliste ensuite,  m’avait expliqué en détail le principe de dysfonctionnent de mon muscle cardiaque, et quelles en étaient probablement les raisons.

« Un cœur en bon état bat normalement au rythme de 60 à 100 pulsations à la minute, de manière régulière. Il est aussi normal que le rythme cardiaque s’accélère en réponse à un effort physique ou en cas de dérèglement de la glande thyroïde, par exemple. »

Déjà mon hypothyroïdie que les médecins avaient du mal à contrôler de manière stable, à cause principalement de ma prise de Sutent était un bon indicateur pour moi. Certainement que cette maladie influait de manière significative sur le cœur.

« Une arythmie cardiaque se produit lorsque le cœur bat irrégulièrement, ou s’il bat à moins de 60 pulsations, ou plus de 100 pulsations à la minute, sans que cela soit justifié.

Là il avait visé en plein dans le mille.

« L’arythmie est le trouble cardiaque le plus fréquent. Dans un cœur arythmique, les impulsions électriques qui contrôlent les battements du cœur se produisent de façon désordonnée ou ne passent pas par les circuits électriques habituels. »

Je ne savais pas que les battements du cœur étaient stimulés par un signale électrique, j’étais curieux de l’apprendre.

« La durée d’une arythmie varie beaucoup d’un individu à l’autre et dépend aussi du type d’arythmie. En ce qui vous concerne et d’après vos dires, vous êtes victime de crises à répétition, mais elles sont généralement courtes. Plus rarement des crises plus aigües vous clouent dans un fauteuil pour le reste de la journée. Statistiquement vous ne faîtes pas partie des plus épargnés. »  

Le praticien était ensuite rentré dans des détails techniques auxquels je ne saisissais pas grand-chose. Simplement j’avais compris que mes ennuis étaient parfaitement identifiés. L’attaque dont j’avais été la victime, quelques heures avant de me trouver dans le bureau du cardiologue, était certes impressionnante au ressenti, mais je n’avais pas à craindre l’infarctus.

« Je vais vous prescrire du Rythmol m’avait-il dit, vous passerez d’ici quelques temps une échographie cardiaque. Votre généraliste décidera ensuite d’un moment approprié, pour vous mettre sous contrôle holter pendant vingt quatre heures. 

Je ne connaissais personne jusqu’à ce jour qui souffrait des mêmes troubles que moi, mais une chose était certaine, c’était une belle saloperie ce qui m’arrivait là. Une saloperie vicieuse qui ne me prévenait pas quand elle m’attaquait, une saloperie invalidante qui avait tous les pouvoirs lorsqu’elle me tenait entre ses griffes.

Ma septicémie de 2010 qui m’avait conduit directement à l’hôpital pour une quinzaine de jours, avait été à l’origine du changement de mon traitement. J’étais passé du Rythmol à la Digoxine sur l’ordre d’un cardiologue des lieux.

De Digoxine en Digoxine, ma situation ne s’était pas franchement améliorée, elle avait cependant permis d’espacer les crises, sans les supprimer toutefois totalement.

Le médicament pouvait être un poison mortel, il y avait donc une règle impérative à respecter. Il ne fallait pas dépasser un certain seuil de tolérance, et faire effectuer régulièrement par un laboratoire le dosage du produit dans le sang. Mon généraliste suivait le protocole à la lettre, sauf pour les prises de sang dont il avait en fonction de bons résultats diminué la fréquence depuis quelques temps.

Je faisais confiance au praticien, et je n’avais absolument pas l’impression de courir de risques. C’est donc dans ce contexte que mon 15ème cycle de Sutent,  se poursuivait au rythme de quatre semaines de traitement et deux semaines de repos. 

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