La patience de supporter l’épreuve

Dimanche 6 mai 2012, à l’heure où j’écris cet article je ne sais pas encore qui sera notre prochain président. A l’image de ce mois d’avril pluvieux, j’espère que l’élu des français sera capable dans les 5 ans à venir, de faire tomber sur notre pays un déluge de solutions positives à tous nos problèmes. Je pense surtout et avant tout à nos jeunes, à nos chômeurs, à nos anciens aussi. Moi je ne peux que me féliciter d’être français, car grâce à notre société solidaire, quelle soit de gauche ou de droite, cette société me permet depuis 8 ans de rester en vie, en finançant les soins très onéreux de ma maladie, soins qui m’auraient été inaccessibles, si j’avais été amené à les payer, avec mes propres deniers. Merci à tous.

 

Cette pesanteur que je ressentais au niveau de l’estomac devenait de plus en plus difficile à supporter, tant par son ampleur que par sa durée. A chaque fois que  j’avalais une quelconque alimentation, j’avais l’impression d’aggraver le problème, comme si je voulais à tout prix rajouter du café dans une tasse déjà pleine à ras bord. Pourtant il fallait bien se nourrir. Malgré ça, je continuais quand même à me faire violence en m’interdisant d’abandonner trop vite la partie, mon fauteuil pouvait attendre, je l’utiliserais bien assez tôt.

Depuis le début de la maladie, depuis surtout le début de mes différents traitements, les nausées étaient fréquentes. Mise à part une fois où j’avais sans doute contracté une gastroentérite, je ne vomissais pas, aussi je n’avais jamais l’occasion de me sentir durablement soulagé.

La gêne était telle que je n’avais plus envie d’ingérer mes trois gélules de Sutent que je considérais avec le repas du week-end précédant comme responsables de tous mes maux.

Si un jour je prenais la décision d’arrêter de me soigner je savais que tout le monde prendrait mon choix en considération, mais pour l’heure, par respect pour les médecins et pour la famille qui se battaient à mes côtés, mais aussi parce que ma soif de vivre donnait à mon esprit suffisamment de volonté pour dépasser  ma souffrance, ce dimanche 4 mars,  jour de la fête des grands-mères, je fis l’effort avec 4 heures de retard, de prendre ma dose de chimio dans la main, et de la faire disparaître dans mes entrailles d’un seul coup. Il ne me restait plus qu’une semaine avant de prétendre à un peu de repos, mon sursaut de courage me donnait suffisamment de dynamisme, pour mener mon traitement jusqu’au bout. Il n’y avait rien de masochisme dans cet acte, c’était la peur de la mort qui me faisait avancer toujours et encore, il fallait payer le prix fort pour rester parmi les gens de ce monde, je n’avais pas d’autres solutions que de porter ma croix jusqu’au bout.

Le dérèglement du système digestif, se manifestait chez moi par une réaction en chaîne. Il y avait d’abord eu les nausées, les ballonnements, les reflux gastriques et les brûlures en prime, maintenant c’était la diarrhée qui me donnait du fil à retordre. Je ne comprenais pas très bien pourquoi au bout du 15ème cycle de Sutent, la situation des effets secondaires ne s’était pas améliorée définitivement, pire cette fois je constatais une nette aggravation. Dans ces conditions j’étais pessimiste pour l’avenir, et je me voyais mal continuer indéfiniment à me détruire à petit feu sans réagir. 

Mes passages aux toilettes 15 à 20 fois par jour, s’accompagnaient de coliques plus que douloureuses, assez souvent de fausses envies d’aller à la selle, des sensations de brûlures à  hurler, au niveau de l’anus, et enfin mon retour à mon fauteuil par des étourdissements, et des coups de chaleur, suivis par des frissons. Pourtant je n’avais pas de fièvre, c’était rassurant car je gardais toujours en mémoire l’épisode  désastreux de ma septicémie. J’avais l’espoir dans la fin du traitement, pour que tout cela cesse. L’approche de la date butoir me donnait encore et encore, la patience de supporter l’épreuve.

Le dimanche 11 mars marquait la fin de ce 15ème cycle de chimio, c’était bon pour mon moral qui comme le roseau pliait mais ne rompait pas. Il y avait un second  point positif, ce même dimanche. Nous nous apprêtions à fêter dignement  l’anniversaire de ma fille avec un jour d’avance. J’étais un peu anxieux car la position assise durant un long moment était une situation que je supportais difficilement et j’avais toujours cette hantise de manger trop copieusement pour le payer ensuite.

 

La patience de supporter l'épreuve dans Cancer du rein ump

 

 

ps dans Cancer du rein

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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