Un large moment de détente

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Jean et Florence s’étaient en effet trompés d’itinéraire, mais nous n’étions pas inquiets pour eux. Le temps de faire demi-tour et de repérer la bonne direction, ils étaient désormais dernière nous, ce qui n’avait d’ailleurs pas beaucoup d’importance, l’essentiel étant d’arriver à bon port à un moment ou à un autre de la journée.  

En quelques kilomètres nous avions rallié la commune de Conflans-Sainte-Honorine, et nous apercevions en contrebas alors que nous franchissions un viaduc au dessus de la Seine, de nombreuses péniches amarrées à quai. Le site paraissait relativement touristique, et il me revenait à la mémoire que cette cité avait été pendant un temps, le fief de Michel Rocard.

Le silence que nous observions depuis un petit moment fut tout à coup brisé par la tonalité du téléphone venant du véhicule qui nous suivait. Durant la conversation qui passait d’un sujet à un autre, Nadine nous fit savoir que l’envie de pipi était une blague qu’elle avait jugée bon de faire, compte-tenu de la densité du trafic routier, et du manque total de lieux de stationnement. Il valait mieux pour elle, car il ne nous restait qu’une quinzaine de kilomètres à parcourir, avant d’atteindre Cergy, et l’impatience d’être enfin arrivé à l’hôtel, avait un peu éclipsé de nos mémoires, son appel empressé.

Le GPS était programmé au 45 rue des Genottes pour que nous y posions nos valises. Six ans plus tôt, lors de notre première escapade dans la région parisienne, nous avions souvenir d’être couché dans ce même hôtel, et l’établissement était situé en périphérie dans une zone commerciale que nous avions du mal à reconnaître. Bien au contraire, nous progressions centre ville vers des quartiers de plus en plus anciens, et nous étions de plus en plus sceptiques, quant à la véracité des renseignements qu’Élisabeth nous avait communiqués.

Nos véhicules étaient à présent stationnés devant une maison d’habitation ancienne et dans une rue étroite, manifestement nous n’étions pas au bon endroit.

La seule solution pour nous en sortir, s’était de rappeler Élisabeth qui ne nous rassura guère, en nous confirmant l’adresse qu’elle nous avait déjà communiquée. Je suis désolé pour vous avait-elle dit, je me propose de vous récupérer à un point que vous m’indiquerez. Gaby ne semblait pas paniquer, je n’aurais sûrement pas eu la même réaction à sa place. Loin de s’avouer vaincu, il lui demanda de patienter jusqu’à notre prochain appel téléphonique.  Il est vrai que nous n’avions pas un horaire précis à tenir, mais il commençait à se faire tard, et les organismes criaient famine.

Un petit coucou à nos amis du troisième véhicule pour les informer de nos déboires, nous apprit dans la foulée,  qu’eux même n’étaient pas sûrs de trouver la bonne adresse.

Il fallait réagir, aussi en reprogrammant le GPS, notre conducteur fut informé qu’il existait sur Cergy, la place, la rue, et l’avenue de Genottes. Essayons de nous diriger vers l’avenue avait proposé Gaby. Nous étions tous forcément d’accord. De rues en rues, de carrefours en carrefours, la voiture circulait maintenant dans un quartier qui ressemblait davantage à ce que nous avions connus en 2006. Du coup, nous aperçûmes très vite notre lieu d’hébergement qui avait néanmoins changé d’enseigne.

Cette fois nous allions pouvoir déposer nos bagages avec pas mal de retard sur le programme, mais bien soulagés de passer enfin à une autre phase de la journée.

Jeannot et Florence étaient toujours à la ramasse. D’après les nouvelles, leur GPS était complètement déprogrammé, et la teneur de la conversation téléphonique laissait supposer une certaine nervosité dans l’habitacle de la voiture. Gaby notre bon samaritain allait leur service de guide, car la coupe était pleine.

En attendant l’arrivée des Berruyers, nous récupérâmes nos clés de chambres et nous  téléphonâmes ensuite à Élisabeth, pour qu’elle vienne nous rejoindre.

L’hôte d’accueil se demanda en apercevant notre délégation si nous étions sur Paris pour un mariage. Il en fit la remarque à Étienne qui lui répondit en souriant que nous arrivions pour enterrer notre belle mère. La plaisanterie fit rire tout le monde, y compris les autres clients présents dans le hall de l’hôtel. 

Jusqu’ici mes intestins avaient exaucé mes prières, et malgré nos péripéties je tenais plutôt le choc. J’avais privé mon organisme de son quota d’eau habituel, il fallait que je me réhydrate mais sans excès, et j’avais aussi besoin de me rafraîchir le visage.

La chambre était confortable mais sans plus. Nous ne reviendrions pas ici avant tard le soir, aussi j’ouvris la valise pour récupérer ma veste polaire. La polaire n’avait pas trouvé sa place dans la valise, et pour cause, je l’avais stupidement oubliée sur mon valet de chambre le matin même en partant. Les soirées avaient intérêt à ne pas être trop fraîches car je risquais d’attraper la crève, et je n’avais vraiment pas besoin de cela. J’étais sensiblement contrarié, pourtant il ne fallait m’en prendre qu’à moi.

Pour l’heure il n’était pas d’actualité d’avoir froid, car la température était d’un bon niveau, et le soleil n’avait pas encore dit son dernier mot. Élisabeth était arrivée en se confondant en excuses pour les renseignements très légèrement erronés. Personne ne lui en voulait, nous étions en vacances, et il n’y avait pas mort d’homme. En même temps je trouvais de la part de la municipalité de Cergy, l’idée de baptiser plusieurs points de la ville du même nom, un peu farfelue.

Gaby avait été un très bon guide pour Florence et Jeannot. Nos amis avaient déposé leurs bagages en bons derniers de la classe, et  la tension semblait être apaisée. Les péripéties du matin n’étaient plus qu’une anecdote de voyage, il fallait maintenant laisser la place à un large moment de détente.

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