Enghien-les-Bains

Enghien-les-Bains dans Cancer du rein Vaur%C3%A9al

Vauréal n’était qu’à quelques encablures de Cergy, mais il fallait reprendre les véhicules pour nous y rendre. Élisabeth avait projeté de nous faire arrêter sur un petit parking ombragé, à proximité d’un coin pique-nique situé dans une forêt avoisinante de la ville. Elle avait également prévu d’emporter avec elle,  une salade de crudité qui n’avait pas subi les aléas du transport, et qui gardait toute sa fraîcheur. En revanche certaines de nos victuailles médiocrement conditionnées, et stockées depuis le matin dans le coffre des voitures, avaient souffert sensiblement de la chaleur, au cours de notre voyage.

Étienne et Nadine avaient doublement l’occasion de se sentir heureux, d’une part parce que cette petite escapade entre amis leur permettaient de changer d’air, et d’autre part parce que l’une de leur fille avait donné naissance la veille au soir à Ewen, sixième de leurs petits enfants. Ils avaient rajouté dans leurs bagages des bouteilles de pétillant pour arroser l’évènement.

Je m’autorisai le droit d’en boire deux verres. Je savais que c’était de la folie, mais j’espérais pouvoir passer malgré tout à travers les mailles du filet. Et puis j’en avais marre d’être exclu systématiquement des occasions d’ailleurs assez rares, de fêter des épisodes joyeux de l’existence. J’étais bien d’accord de préserver au possible mes capacités physiques à combattre la maladie, mais à force de privation, les capacités mentales risquaient d’en subir les conséquences. Il fallait un juste équilibre des choses et tant pis si je devais en payer la facture.

Jeannot loin des péripéties de son voyage, était à présent égal à lui-même, c’est à dire tout en plaisanteries. Rire est le propre de l’homme dit-on, encore faut-il en avoir l’occasion. Je ne suis pas de ces gens qui se lâchent facilement, pourtant  j’étais très réceptif à son humour et à sa bonne humeur. La présence de Jeannot parmi nous me faisait un bien fou.

Notre pétillante et spontanée Odile n’avait de cesse de nous répéter qu’elle ne trouvait jamais rien dans son trop profond sac made in USA. Patrice s’essayait à la réalisation d’un petit film, quant à moi je prenais des photos souvenirs comme j’avais toujours aimé le faire.

Le soleil en émettant des ronds de lumière à travers les branches des arbres, me faisait cligner des yeux. Une sieste au pied d’un résineux aurait été bien bonne, car mes insomnies répétées commençaient à peser autant que l’alcool et le repas que nous venions d’ingurgiter. Pourtant il n’était pas question de s’attarder davantage en ce lieu, car la journée était bien avancée.

Il était donc déjà relativement tard lorsque nous quittâmes la forêt. Un joli ciel de printemps avec quelques nuages pommelés comme on en n’avait guère en ce mois de mai,  nous accompagna tout au long de notre chemin caillouteux qui nous menait  jusqu’au parking.

Enghien-les-Bains était inscrit à notre programme, Élisabeth avait proposé d’y faire une balade à pied autour du lac. Je ne connaissais cette ville qu’à travers ses célèbres courses de chevaux. L’occasion était donc à ne pas manquer de la découvrir autrement.  

D’emblée je remarquai que nous entrions dans une cité très touristique, sans doute à cause des thermes et du lac, mais aussi à cause du casino. Nous ne tardâmes pas à en faire les frais, car les places de parking semblaient extrêmement rares.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, outre ma veste polaire restée en carafe à mon domicile, je n’avais pas non plus sur moi ma carte d’handicapé, qui nous aurait rendu bien des services. Après moult tournées et virées dans les rues du centre ville, nous parvînmes à trouver enfin des places pour nous garer, mais en rang dispersé.

Sans aucun doute possible, l’endroit était prisé par la haute société, le luxe de l’habitat qui se présentait à nos yeux en témoignait. Contre toute attente il n’était guère possible de faire le tour du lac, la majorité des propriétés qui l’entouraient, avaient un accès direct au plan d’eau. J’étais un peu déçu car j’espérais une belle complicité avec dame nature. L’essentiel restait cependant que nous étions ensemble, et que la marche nous aidait à dégourdir nos jambes sensiblement ankylosées.

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