Mon organisme en danger

Mon organisme en danger dans Cancer du rein larche-de-la-d%C3%A9fense

En sortant de la bouche de métro mes paupières clignèrent plusieurs fois avant que mes yeux ne s’habituent à l’hyper luminosité des lieux. Dès mes premiers pas, je fus frappé par la chaleur écrasante exacerbée par la réverbération de l’immense dalle qui s’étalait devant moi.  

L’esplanade, c’est quelque chose à voir, à aimer ou à détester. Immense, large, elle sépare les deux rives de la Défense, parsemées de gratte-ciels de verre et d’acier. A l’Ouest, elle est gardée par le Grande Arche, aux arêtes tranchantes, qui vaut le coup d’être vue d’en bas, ou d’en haut pour ceux qui ont la chance d’y accéder. A l’est c’est Neuilly, et dans le prolongement, Paris.

La brise légère qui soufflait par intermittences, me  rafraîchissait à peine le corps. L’esplanade de la Défense accueillait habituellement les cadres pressés, mais en ce dimanche de pentecôte c’étaient plutôt les touristes en vadrouille qui occupaient le terrain. L’arche qui surplombait toute cette agitation, ne m’offrait qu’une maigre part d’ombre, alors que je cherchais à ses pieds sur les marches de son parvis, un peu de repos.

Il fallait en définitive passer sous cette œuvre architecturale éléphantesque pour se protéger définitivement des rayons du soleil, et pour profiter aussi d’un courant d’air beaucoup plus frais. De l’endroit où j’étais assis, j’apercevais au loin l’Arc de Triomphe, et je  constatai que les deux monuments étaient en alignement, probablement parce que par soucis d’esthétique, les architectes de l’Arche l’avaient voulu ainsi.     

Je n’étais pas déçu de cette halte, il fallait impérativement la faire. Au fil du temps ce quartier d’affaires était devenu de plus en plus célèbres, et l’architecture moderne méritait de citer au même titre que les bâtiments les plus anciens de notre histoire.

Nous nous étions un peu éparpillés pour découvrir chacun à son rythme et  à sa convenance le cite, mais pour l’heure nous étions de nouveau regroupés. Après avoir accepté de le faire,  une jeune touriste d’origine étrangère nous prit en photo, marquant ainsi le point final à notre visite en ce lieu.   

Il n’y avait pas foule dans l’espace commercial existant, pourtant l’endroit était climatisé et fort plaisant. Très vite nous trouvâmes ce que nous y cherchions afin de soulager un besoin  naturel, puis nous rejoignîmes la ligne de métro qui devait nous conduire vers la deuxième étape de notre parcours.

Depuis notre départ de Vauréal, mon organisme était resté à peu près sage, mais trois jours d’affilés d’un sommeil irrégulier, et mon repas du matin un peu trop léger, commençaient cependant à peser sur mes capacités de résistance. Flâner plutôt que de marcher d’un bon train, était le pire de mes cauchemars. J’avais bien avec moi ma canne qui me rendait un fieffé service, mais je savais qu’à un moment ou à un autre, j’allais devoir coute que coute supporter les difficiles conséquences de ces piétinements incessants.

Le moment de repos dont je venais de bénéficier, avait été de courte durée. A la station Charles de Gaulle Étoile, il fallait changer de ligne. Comme je l’avais prédit le matin à mon réveil, mon périple dans la capitale devenait un marathon.

L’escalator qui nous hissa vers la lumière du jour  était un peu fatigué, il faisait un bruit bizarre. Nous sortîmes directement sur le parvis des droits de l’homme. Le Trocadéro était noir de monde, nos oreilles étaient assaillies par une cacophonie de langues étrangères et nous fûmes également immédiatement abordés par des marchands ambulants de tours Eiffel et de breloques en tous genres.

Comme sur l’esplanade de la Défense, l’endroit était dépourvu de coins d’ombre et la chaleur y était tout aussi écrasante. A hauteur du muret de protection sur lequel on pouvait s’appuyer, le visiteur découvrait en enfilade, le jardin du Trocadéro, le pont d’Iéna, la tour Eiffel et le Champ de Mars. Le spectacle qui s’offrait à mes yeux était sublime, je connaissais un peu Paris, mais je restais toujours aussi impressionné par la beauté de notre capitale.

J’ignore pourquoi le souvenir de ces images d’archives cinématographiques était venu coloniser mes pensées, mais je fis remarquer à Gaby qu’à une époque sombre de notre histoire, Adolphe Hitler s’était tenu debout à l’endroit même où nous étions situés.

Chantal proposa de prendre une nouvelle photo du groupe. Je m’accroupis alors que je n’aurais pas dû le faire. Brusquement ma tête se mit à tourner, et je fus contraint de me cramponner au mur pour ne pas tomber sur les fesses, comme cela m’était déjà arrivé quelquefois. Les petites étoiles qui scintillaient devant mes yeux disparurent une à une, et je pus ensuite me raccrocher au wagon. A ce moment de la journée et ce depuis mon petit déjeuner du matin, je n’avais pas encore bu une seul goutte d’eau. En agissant ainsi, je voulais me préserver d’une riposte brutale de mes intestins, mais j’avais conscience que je mettais peut-être le reste de mon organisme en danger. Je voulais néanmoins espérer que non.  

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