Chapeau bas monsieur !

Chapeau bas monsieur ! dans Cancer du rein avenue-de-New-York

Dans l’organisation du programme, Élisabeth avait prévu une excursion en bateau mouche, l’idée me faisait plaisir, car j’avais déjà eu l’occasion de faire cette balade dans le cadre d’une sortie comité d’entreprise, mais il y avait déjà bien longtemps, et l’évènement s’était passé en période d’hiver, donc dans des conditions nettement moins agréables qu’en cette belle journée de mai.

Du parvis des droits de l’homme, il fallait descendre vers les jardins du Trocadéro puis les traverser, avant de  longer les berges de la Seine en direction du pont de l’Alma.

Personne ne se plaignait, mais manifestement les organismes souffraient un peu, car à ce moment de l’après-midi,  le soleil tapait sur nos têtes  à plein régime.

Ma gorge commençait à s’assécher, je me résolus à boire de l’eau. La pollution de l’air parisien n’était certainement étrangère au fait que je commençais sérieusement à manquer d’air. Je respirais par petites saccades et mon cœur semblait vouloir également jouer les troubles fête. Néanmoins je tenais bon. J’étais heureux de narguer la maladie, et pas moins heureux d’avoir pu participer à ce voyage.

Ma présence dans notre capitale en ce week-end de pentecôte était tout bénef pour mon mental. Je gardais constamment  à l’esprit que les épreuves ne pouvait pas être évitées, j’étais donc satisfait de les endurer au côté de mes amis, plutôt que tout seul dans mon fauteuil de salon, à attendre bêtement d’aller mieux avec en prime une sensation de frustration de m’être interdit cette sortie en leur compagnie.

Nous arpentions le trottoir qui bordait d’un côté les quais de la Seine et de l’autre côté l’avenue de New-York. J’essayais de marcher à l’ombre des arbres mais comme je devais mordre sans arrêt la piste cyclable, j’entendais sans cesse la sonnette d’un vélo qui m’invitait à me ranger sur la droite.

L’eau que j’avais bu n’avait pas été suffisante, la gorge commençait à me faire terriblement mal, mais je n’étais pas le seul du groupe à m’en plaindre, sans doute y avait-il une explication à ce phénomène.

L’agitation était grande autour de nous. Outre les vélos qui m’interdisaient le plus souvent de profiter de l’ombre des platanes, beaucoup de promeneurs arpentaient les bords de Seine en familles, ou entre amis. Le trafic routier sur l’avenue de New-York était également fort intense, et les bateaux mouches bondés de touristes, constituaient l’essentiel d’un trafic fluvial pour le moins assez dense. Bon an mal an, nous nous rapprochions de notre destination.

Au pied de la flamme de la liberté, deux petits bouquets de roses fanées, nous rappelaient que sous nos pieds à l’intérieur du tunnel routier du pont de l’Alma, la princesse de Galle avait trouvé la mort dans un accident de voiture en 1997. Chantal me demanda de la prendre en photo sur le site, en souvenir de Diana et de la famille Royale d’Angleterre qui ont toujours exercé sur elle, une sorte de fascination. Le service n’avait pas été bien grand à rendre, et si mes forces s’épuisaient j’étais encore capable d’effectuer quelques clichés.     

Du quartier Eiffel Trocadéro au port de la Conférence, là où se situait la compagnie des bateaux mouches, il nous avait fallu un bon quart d’heure d’une marche pépère.

Le quai était envahi par les cars de touristes. Nous empruntâmes à la queue leu-leu un genre de passerelle couverte et assez longue. Il fallait attendre dans une  foule bruyante, qu’Élisabeth récupère nos billets, mais j’étais à l’ombre et j’avais trouvé un petit coin pour m’assoir. Munis de notre précieux sésame, nous passâmes l’un après l’autre une barrière tourniquet, mais de l’autre côté de cette barrière il fallait patienter cette fois que notre bateau se vide de ses précédents passagers.

Noyé dans la masse, j’avais presque atteint le point de rupture, heureusement un petit escalier métallique n’attendait que moi pour que je pose mes fesses sur la première de ses marches. De ma place j’avais tout le loisir d’observer aux alentours, et justement j’avais la preuve devant mes yeux  qu’il existait des gens encore plus courageux que je ne l’étais, ce qui me permettait de relativiser ma situation du moment.

En effet l’un des membres d’une équipe de nippons qui attendait de pouvoir embarquer au milieu de ses congénères, avait la jambe droite de coupée. Une épingle de sureté retenait sa jambe de pantalon au niveau de la cuisse, et il marchait à l’aide de deux béquilles. Je me demandais bien la raison pour laquelle il n’avait pas de prothèse, mais en tout cas j’avais envie de lui dire chapeau monsieur de venir d’une terre aussi lointaine, dans de telles conditions.   

port-de-la-conf%C3%A9rence-300x200 dans Cancer du rein



WEIGHT WATCHERS ET BIG MAMA... |
Manon Pepin - Massage suédois |
Alimentation et grossesse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lamaladiedalzheimer
| Info Sante 76
| Vivre sa vie