Bateau Mouche

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Le bateau était conçu pour accueillir des passagers sur deux niveaux. La plateforme supérieure située en plein air, était aménagée comme dans une salle de cinéma, avec des rangées de chaises placées les unes derrière les autres. Dans la partie inférieure les gens étaient installés de la même manière qu’en haut, mais confinés derrière de larges baies vitrées.    

L’avantage de naviguer à l’extérieur c’était sans conteste d’avoir  un champ de vision nettement meilleur qu’en bas,  aussi les touristes tentaient d’être en début de file, pour obtenir ce qu’il considérait comme  la bonne place.

Patrice et Odile nous avaient précisé qu’ils s’assoiraient en dehors. Il était certain que les autres en feraient autant. Nous allions être provisoirement isolés du groupe, mais qu’importe nous préférions nous préserver de l’agressivité de l’astre solaire, en nous installant au-dedans de l’embarcation.

Le signal avait été donné,  une marée humaine s’engouffra sur la passerelle. Néanmoins l’embarquement des passagers était bien organisé, il se fit par flux réguliers, et sans bousculades. Au bout de dix minutes le capitaine du navire put lever l’encre et j’étais enfin assis pour un bon moment, après avoir un peu trop piétiné à mon goût.

Certes prendre des photos n’était pas la panacée car en plus des reflets, il fallait aussi compter sur des rayures et sur une propreté approximative du vitrage, mais nous profitions de deux avantages qui valaient  tout l’or du monde, l’espace était climatisé et les ultraviolets ne pouvaient pas nous atteindre.    

Cependant nous n’avions pas prévu l’indiscipline générale des touristes étrangers. Il était quasi impossible d’entendre les explications données en voix off, bien que ces informations fussent traduites en plusieurs langues. Des magrébines avaient entrepris de se prendre en photo, manifestement l’architecture parisienne ne les intéressait guère. Elles avaient une excuse car l’arabe n’était pas employer dans les commentaires. Par contre les nippons faisaient un bruit d’enfer même lorsque leur langage était à l’honneur. J’avais beaucoup de mal à comprendre pourquoi tous ces gens avaient dépensé de l’argent pour manifester une telle indifférence.

Le circuit était un grand classique du tourisme mondial. Nous passâmes sous le pont des Invalides puis sous celui d’Alexandre III. De notre place il nous était impossible d’apercevoir le dôme doré de la chapelle Saint Louis. Par contre l’assemblée nationale et le musée d’Orsay étaient bien dans notre ligne de mire

Plusieurs touristes s’étaient permis de sortir par l’une des deux portes latérales, l’une était située à l’opposée de l’autre, mais elles donnaient toutes les deux l’accès à un pont sur lequel  je compris qu’il n’était pas interdit d’aller. J’alternai donc les moments de repos à l’intérieur, et d’escapades à l’extérieur pour faire des prises de vues, tout en me félicitant de notre choix, et de notre liberté de mouvements. J’étais persuadé qu’à l’étage les amis devaient être coincés dans leurs chaises sans possibilité de se relever. 

Nous passâmes successivement sous le pont Royal, puis sous le pont du Carrousel avant d’atteindre le pont des Arts. Je fis remarquer à Chantal en lui montrant du doigt, la présence de nombreux cadenas, que ces cadenas étaient accrochés par des couples aux parapets grillagés, pour se jurer fidélité pour la vie. Je connaissais la signification de cette pratique grâce à un reportage diffusé à la télévision sur le sujet.

L’institut de France surplombait notre embarcation, tandis que nous longions toujours la rive gauche de la Seine. Les touristes étrangers semblaient complètement désintéressés par l’historique du pont Neuf, par contre l’île de la Cité, Notre Dame, et l’île Saint Louis suscitèrent leur curiosité, sans doute parce ce quartier de la capitale était mondialement connu. 

A l’avant du bateau une petite brise me fouettait légèrement le visage, et je sentais l’odeur particulière de l’eau du fleuve. J’étais tout seul parmi les japonais qui fidèles à leurs réputation, mitraillaient à tout va, tantôt une mariée sur le quai, tantôt une parisienne qui leur faisaient un signe du haut de son balcon, tantôt un couple d’amoureux en train de prendre un bain de soleil, sur la berge.  

Le bateau venait de ralentir son allure. Il exécuta un demi-cercle et nous contournâmes ensuite l’île Saint Louis avant de naviguer cette fois le long de la rive droite.

De l’hôtel de ville au Louvre je m’étais assis sans bouger, car j’avais ressenti l’arrivée d’un léger malaise, comme j’avais l’habitude d’en avoir régulièrement.

Ce coup de grisou avait sensiblement calmé mes ardeurs, le corps en sueur et le visage rougi,  j’avais attendu  lentement mais surement que l’orage ne passe, avant de reprendre goût à la balade.  

Petit à petit nous repassâmes sous les différents ponts qui avaient jalonné notre circuit de départ, puis nous prolongeâmes notre excursion au-delà du port de la Conférence en passant  sous le pont de l’Alma, puis sous le pont de l’Iéna. Les japonais qui continuaient de jacter autour de nous sortir d’un coup en masse. Ils avaient parcouru des milliers de kilomètres pour photographier la tour Eiffel,  et il ne s’agissait pas de se dérober. Devant ce symbole fort de la France s’achevait notre mini croisière. Le bateau exécuta à nouveau un demi-cercle et nous retournâmes sur nos pas, avant de rejoindre pour de bon notre point de départ.

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