Les Champs alléchants

Les Champs alléchants dans Cancer du rein avenue-Montaigne-300x222         Hotel-plaza-300x240 dans Cancer du rein

 

 

 

 

 

 

 

Nous fûmes les premiers du groupe à fouler de nouveau la terre ferme. Le quai ne désemplissait pas et les touristes formaient une barrière qui m’obligeait à m’arrêter ou à zigzaguer. Le piétinement étant mon pire ennemi il fallait impérativement que je trouve un endroit pour m’asseoir le temps de récupérer un peu. Un petit coin de trottoir à l’ombre fit l’affaire, jusqu’au moment où un groupe d’africain vint m’obstruer totalement la vue, en m’offrant en spectacle à la place des bords de Seine, leur postérieur (habillé). Heureusement Chantal venait d’apercevoir les amis sortant du bateau, j’étais impatient de pouvoir m’extirper des lieux. 

Il était prévu de poursuivre notre journée par une escapade au jardin des Tuileries, nous allions donc probablement reprendre le métro, le trajet à pied étant trop long par rapport au temps qu’il nous restait à passer dans la capitale.

En fait il n’était pour l’instant pas question de nous rendre à l’endroit prévu par le programme, mais en revanche de trouver un café pour se désaltérer était devenu la priorité des priorités, car tout le monde était assoiffé.  Nous étions dans un quartier huppé de la capitale et il n’allait sûrement pas être facile de repérer un établissement à porté de nos bourses. Du coup l’entrain qui nous avait animés depuis le matin fut stoppé net, et nous passâmes d’un planning bien huilé, au plus total des cafouillages.   

Il était certain que nous n’allions rien trouver à notre convenance, mais comme personne ne voulait imposer sa volonté, notre marche sans cesse interrompue par des concertations qui n’aboutissaient à rien, finirent par démolir complètement ce qui me restait de mes quelques forces. Je voulais bien  essayé de me ressaisir, mais j’invitai vivement le groupe à poursuivre notre balade sans s’arrêter continuellement en espérant toutefois parvenir à nos fins.

La chose étant entendue, nous marchions maintenant d’un pas régulier et la situation me plaisait davantage car elle évacuait le stress consécutif à la peur que j’avais eu de ne plus être capable de poursuivre mon chemin. 

Malgré mon corps qui exprimait sa souffrance et mes forces qui me trahissaient à un bien mauvais moment,  je trouvai l’intérêt et la motivation de prendre un cliché de la façade du relais Plaza dans l’avenue Montaigne.

J’étais un peu à la traine mais je rejoignis la troupe qui avait ralenti le pas rue du Boccador, rue qui croisait celle de la Trémoille. J’eus encore la vivacité d’esprit de faire remarquer à Florence qu’une partie de cette famille de la Trémoille avait vécu dans le château de Serrant près d’Angers, avant de subir un nouveau coup de grisou. Cette fois c’était mon cœur qui m’alertait pour la seconde fois, que tous les clignotants étaient au rouge, et qu’il fallait songer à prendre un peu de repos. Je n’écoutai pas mon corps, je n’écoutai que mon esprit, et comme la décision de rejoindre les Champs Elysées avait été prise, je me sentais fortement capable de tenir bon, maintenant que nous avions un but de fixé.

Il était sûr et certain désormais que nous ne trouverions pas chaussures à nos pieds, car la chique avenue Georges V nous conduisait directement à  celle nommée comme étant la plus belle et l’une des plus chères du monde.

Nous passâmes devant l’hôtel Fouquet’s  et remarquâmes une longue file d’attente de personnes qui espéraient pouvoir pénétrer chez Louis Vuitton.

La mythique avenue était noire de monde, la plupart des promeneurs étaient là pour profiter du soleil un peu vacant depuis le début du printemps, les touristes formant la troupe la plus nombreuse.

Quelques minutes d’effort supplémentaire plus tard nous arrivâmes à hauteur de l’Arc de Triomphe. J’aperçus un petit muret sur lequel je pouvais m’asseoir, je me précipitai pour m’exécuter avec la ferme intention de me reposer longuement avant de poursuivre le chemin.

En fait ma faiblesse arrangeait tout le monde, car personne ne rechigna de se poser un peu. Les abords de la place de l’Etoile et les trottoirs jouxtant l’avenue débordaient d’une activité humaine intense. La circulation automobile soutenue, et les animations en tous genres étaient un spectacle qui me faisait oublier les inconvénients de la maladie. Je ne regrettais rien de ce voyage, j’étais comme je l’ai déjà exprimé parfaitement heureux d’être ici, même si je devais en payer les conséquences.

Gaby et Étienne qui nous avaient provisoirement abandonné revenaient avec des cannettes de bière et une bouteille de Vittel, car l’idée de se désaltérer n’avait pas quitté les esprits.

A part une petite gorgée d’eau avant d’embarquer sur le bateau mouche, je n’avais pas bu depuis notre départ de Vauréal, et le pire c’était que je n’avais même pas soif. Le soleil commençait à baisser d’intensité, signe que la journée était bien avancée, je consentis donc d’avaler de ce précieux liquide pour hydrater ma gorge asséchée, en espérant toujours ne pas rendre de compte à mes intestins, d’ici notre retour à l’hôtel.

Quelqu’un d’entre nous avait indiqué qu’il n’était pas loin de dix huit heures, nous décidâmes en commun accord de renoncer à diner sur Paris. J’espérais simplement ne pas être la cause de cette nouvelle modification dans le programme. Une troupe militaire, ainsi qu’un groupe de jeunes enfants étaient en train de commémorer je ne sais quel anniversaire sur le trottoir d’en face. Il fallait traverser l’avenue pour atteindre une bouche de métro, nous rejoignîmes donc la manifestation tout en nous frayant en chemin parmi les badauds qui s’étaient arrêté pour satisfaire leur curiosité. 

place-charles-de-gaulle 



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