Terminus Cergy

Terminus Cergy  dans Cancer du rein Sppr10-station_charles_de_gaulle_m%C3%A9tro_de_rennes-587x350-300x178

L’escalator qui nous ramenait vers la lumière des néons me semblait encore plus fatigué que son homologue du Trocadéro. Cependant en moins de temps qu’il fallait pour le dire, nous retrouvâmes la fraîcheur des quais souterrains du métro, et en attendant l’arrivée de notre rame, nous profitâmes également de l’aisance d’un banc, pour soulager non jambes lourdes et bien fatiguées.

Les voyageurs ne se bousculaient pas autour de nous, manifestement les franciliens profitaient de ce week-end prolongé pour s’affranchir de leurs difficultés quotidiennes, loin de la capitale.   

Nous savions à quelle sauce nous allions être mangés, car le trajet était identique à celui que nous avions effectué huit heures plus tôt. La rame du RER était loin d’être bondée et nous pûmes tous profiter d’une place assise, ce qui n’était pas pour nous déplaire.  

La maintenance sur les voix ferrées était toujours d’actualité, une annonce par haut-parleur nous l’avait confirmé. Sartrouville et l’incommodité du transport par bus n’attendaient plus que nous. Pour notre soulagement la correspondance se fit immédiatement, il fallait par contre s’engouffrer rapidement dans la navette pour espérer une place assise. L’ambiance à l’intérieur du véhicule était la même que lors de notre arrivée. 

Maisons Lafitte, Achères, Conflans-Sainte-Honorine, Neuville défilèrent sous nos yeux et à chaque fois il fallait s’arrêter en gare pour déposer ou prendre des passagers.

La plupart des voyageurs étaient étrangers, ou français d’origine étrangère, cette  multiplicité de races et de couleurs de peaux en si grande densité, est une chose que l’on ne connaît guère dans nos petites villes de province, et pour être honnête, j’avais bien du mal à me sentir à l’aise  dans cette société multiraciale, qui ne ressemblait plus à rien de ce que j’avais connu dans mon enfance. A cet instant précis je me sentais en minorité dans mon propre pays, et la tentation de considérer ces gens comme des envahisseurs, n’était pas bien loin. Dans le même temps je m’efforçais de corriger mon attitude, car l’intolérance et le racisme étaient des mots que je ne voulais en aucune façon voir un jour caractériser ma personnalité.  

Le voyage n’était pas aussi éprouvant que j’aurais pu l’imaginer, par contre il faisait horriblement chaud dans notre habitacle. Le chauffeur était un peu brutal, les poussettes, les sacs à roulettes et les valises se renversaient à chaque coup de frein.

A l’endroit ou j’étais installé,  il fallait que je me tienne fermement à une barre pour ne pas être désarçonné de mon siège.

Un homme qui avait posé ses pieds sur sa valise pour ne pas qu’elle bascule, se fit réprimander par sa compagne. J’avais envie de rire parce que je m’apercevais à présent qu’il boudait comme un gamin qui vient d’être contrarié. De l’autre côté une femme passait son temps à relever son panier à roulette qui se renversait presque à tous les virages, tandis qu’un peu plus loin une autre femme faisait la même chose avec la poussette de son bambin sensiblement énervé, qu’elle tenait assis sur les genoux.  Bref nous étions tous secoués comme des pruniers, et gare à celui qui se trouvait en phase de digestion, car les nausées risquaient de lui prendre.  

Tout ceci me distrayait de ma solitude, car femme et amis étaient placés à l’autre bout du bus. Je les entendais rire, mais je ne savais pas pourquoi. Je sus plus tard que Jeannot était l’objet de leurs taquineries.

Une petite accalmie dans les péripéties du trajet, ramenèrent mes pensées vers ma petite personne, j’avais en effet oublié pour un temps que mon corps était en souffrance.

Un rayon de soleil me fit cligner des yeux, ce qui provoqua des sécrétions lacrymales abondantes. Cette manifestation provoquée par l’absorption régulière de Sutent, engendrait également des brûlures qui ne faisaient qu’aggraver la chose. En essuyant régulièrement mes yeux avec mon mouchoir, je réussis à faire passer la crise.

Je n’avais guère la notion du temps, mais je commençais à repérer un peu des lieux qui m’étaient un peu plus familier. J’avais bon espoir d’être enfin arrivé, et effectivement le chauffeur ne tarda  pas à stopper son véhicule place des trois gares au terminus de Cergy.

Le contraste de la température entre l’intérieur et l’extérieur de notre habitacle, me fit frissonner. Une petite rafale de vent me cloua sur place, et me provoqua des tremblements de la tête aux pieds. Manifestement j’en n’avais pas encore terminé avec les épreuves de la journée.

cergy-gare-300x198 dans Cancer du rein



Laisser un commentaire

WEIGHT WATCHERS ET BIG MAMA... |
Manon Pepin - Massage suédois |
Alimentation et grossesse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lamaladiedalzheimer
| Info Sante 76
| Vivre sa vie