Conflans-Sainte-Honorine

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Nous n’avions pas oublié les instructions d’Élisabeth, qui nous avait commandé d’aller chercher du pain, avant de la rejoindre chez elle. La bonne qualité de notre petit déjeuner, dépendaient de la façon dont notre mission allait être exécutée sur Cergy, car en ce lundi de pentecôte, les magasins étaient fermés sur Vauréal.  

Pour se faire, un petit détour par la gare du RER s’imposait. La boulangère que nous avions interrogée la veille au soir n’avait pas menti, baguettes et croissants croustillants, nous attendaient sur les étals.

Nous avions très peu de kilomètres à parcourir avant de nous installer devant un bol de café bien chaud. Élisabeth avait dressé la table, il ne nous restait plus qu’à nous asseoir pour profiter de la nourriture variée, qui s’offrait à nos yeux.  

Le petit déjeuner de ce lundi était pour moi un copier coller de celui que j’avais pris la veille. Sans éprouver une quelconque frustration, je m’étais psychologiquement adapté aux situations de fin de cycle de chimio, qui me contraignaient souvent à diminuer considérablement mes rations alimentaires, voir même à ne pas manger du tout, pendant un certain laps de temps.

Aussi je savais qu’un verre d’eau, un petit morceau de pain avec de la confiture, et un croissant, devaient me permettre de tenir le choc jusqu’au soir, sans qu’il y ait le moindre souci.

Le programme de la journée n’avait plus rien à voir avec ce qui avait été prévu au départ, mais il en n’était pas moins alléchant. Conflans-Sainte-Honorine et Saint-Germain-en-Laye deux villes que nous avions traversées lors de notre arrivée, et qui avaient particulièrement attisé notre curiosité, étaient désormais sur la liste des visites.

Sans doute que Gaby et Elisabeth étaient pour la bonne cause, à l’origine de ce bouleversement d’emploi du temps, et j’étais plutôt satisfait de cette décision. De plus les deux sites touristiques se situaient sur notre trajet de retour ce qui était pour nous une bonne  manière de gagner du temps.

A 10 heures tapantes nous embarquâmes dans les véhicules, les valises au fond des coffres et déjà avec un peu de nostalgie dans les cœurs. Reposé de mon périple de la veille, j’abordais cette journée avec beaucoup de sérénité, d’ailleurs je n’avais pas trouvé le chemin bien long, et je m’étonnais de constater que nous étions déjà arrivés. 

Nous trouvâmes à nous stationner relativement facilement sur le parking du port Saint-Nicolas, alors que les autres véhicules étaient rangés un peu plus haut, le long du trottoir.

Il nous fallait remonter la rue pour rejoindre le reste des amis qui formaient curieusement un attroupement autour de Florence.  Une mauvaise surprise nous attendait.

Florence s’était tordue la cheville en grimpant sur le trottoir, elle paraissait franchement souffrir, et à voir son visage blême, je me dis que nous étions plutôt mal barrés pour la suite des évènements. Patrice qui avait l’habitude d’observer ce genre de blessure sur les stades de football, lui avait immédiatement appliqué sur le pied,  la brique gelée qu’il avait trouvée dans une glacière, et son intervention rapide semblait vouloir faire de l’effet. Florence reprenait peu à peu des couleurs, et on pouvait lire de nouveau un sourire sur son visage. L’incident était clos, certes la douleur n’était pas totalement disparue, elle boitillait un peu, mais elle était fermement décidée de participer à la promenade.

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Longer la Seine tombait sous le sens, nous débutâmes donc notre parcours en empruntant sur plusieurs centaines de mètres la berge du fleuve.

Flâner au bord de l’eau fait partie de ces moments de petits bonheurs trop rares qui jalonnent le chemin de toute une vie, et qui donnent l’occasion  d’arrêter son regard sur les différents éléments du décor environnant.

Justement je prenais le temps d’observer les nombreuses péniches amarrées le long du quai, certaines devaient même faire office d’habitations à des mariniers à la retraite, compte-tenu de la manière dont elles étaient agencées. L’une d’entre elles avait même transformée en église, et un rassemblement de personnes toutes de blancs vêtu, s’apprêtaient à assister à un office religieux. Un berger allemand dressé sur ses deux pattes avant me fixait des yeux, manifestement il voulait me dissuader de monter sur le bateau de son maître.

Le groupe s’était effiloché, nous approchions d’un passage protégé qui nous donnait accès de l’autre côté de la route, au pied de la vieille ville.  

Il nous fallait ensuite grimper des marches et une ruelle très pentue pour atteindre la place de l’église Saint-Maclou comme j’avais pu lire son nom sur un panneau d’indication. L’effort physique avait sollicité mon cœur susceptible, mais à l’instar de ses collègues intestins, il avait décidé de me faciliter la vie. L’édifice religieux était classé aux monuments historiques mais avait bien besoin de travaux de restauration. Il n’y avait personne autour de nous, les Conflanais s’étaient évanouis de leur paysage urbain. A l’arrière de l’église nous découvrîmes le château du Prieuré dont l’état de délabrement me faisait un peu mal au cœur. Je fis d’ailleurs part de mon sentiment à Gaby, qui ne put qu’acquiescer.

Nous profitâmes d’un petit coin ombragé pour nous reposer, faire une photo de groupe, et faire également des prises de vues de la vallée de la Seine aux abords d’un rempart.

Gaby était à mes petits soins, il portait fermement serré dans sa main, mon petit tabouret en toile pliant, qui m’avait été fort utile le dimanche du carnaval. Il y avait un bout de temps que j’avais pris la difficile décision d’utiliser une canne en aluminium comme point d’appui à la marche, mais cette dernière commençait à être bruyante, en raison des nombreux coups de butoirs qu’elle avait subi , et l’embout en caoutchouc était tellement usé, que je piquais désormais l’asphalte ou la terre, directement sur la partie métallique.

Tout le monde ayant repris son souffle nous redescendîmes vers la Seine en passant devant la tour médiévale Montjoie, témoin du passé riche en histoire de la ville.

Il devait bien être aux alentours de midi quand nous abordâmes la terrasse d’un snack-bar, où quelques clients avaient d’ailleurs déjà commencé à déjeuner. En commun accord nous avions décidé d’y faire une halte, afin de nous désaltérer. Manifestement notre décision n’était pas du goût de la serveuse qui avait été contrainte de débarrasser assiettes et couverts d’une table assez grande pour nous accueillir. Il faisait un peu moins chaud que la veille, mais notre petite grimpette vers la vieille ville, nous avait donné des couleurs.

Mon état de santé n’avait rien à voir avec celui de la veille, la nuit avait bel et bien été réparatrice, et je n’avais pas besoin d’employer une partie de mes forces à combattre l’adversité, aussi je décidai d’arrêter de me restreindre, en me faisant au contraire plaisir.

Comme il était plaisant de se lâcher un peu, cette menthe à l’eau bien fraîche qui passait à travers mon gosier valait tout l’or de monde.

Flemmarder à la terrasse d’un café n’était pas pour nous déplaire, mais comme il nous était impossible d’arrêter les aiguilles, il fallait reprendre notre marche pour rejoindre au plus vite nos voitures. Nous étions dans les temps, la visite des abords du château de Saint-Germain-en-Laye ne serait sûrement pas bâclée.

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