Un tableau bien ordonné

Élisabeth voulait nous conduire à un endroit bien précis, pour se faire nous empruntâmes l’allée située sur notre droite. Progressivement le  groupe se désolidarisa et chacun marcha à son rythme, en s’arrêtant en fonction du plus ou moins grand  intérêt que portait l’un ou l’autre, aux différentes curiosités de la visite.    

Parallèles à notre chemin, je remarquai des immeubles qui bordaient la limite du parc. Nul doute que les familles qui vivaient dans ces appartements avec vue sur le domaine royale, n’étaient pas comme on dit, dans le besoin. Smicards allez voir ailleurs si j’y suis !

Un tableau bien ordonné dans Cancer du rein parc-saint-germain-300x199

 

 

 

 

 

 

 

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Je m’arrêtai un court instant devant les grilles du pavillon Henri IV. L’endroit avait été résidence royale sous Henri IV, Louis XIII, et sous Louis XIV qui y naquit. A cause de son délabrement, le château dit neuf qui se trouvait donc à cet emplacement, fut largement détruit avant la révolution. Il fut ensuite bien des années plus tard, partiellement restauré, et partiellement reconstruit, pour devenir  cet hôtel restaurant, devant lequel une pancarte de menus me rappelait que manger ici, était inaccessible à mes revenus.

Dans l’espace de verdure attenant au château dit vieux datant de l’époque de François I, et parvenu en entier jusqu’à nous, celui-là même qui nous avait accueilli à notre arrivée, les jardins avait été remodelés par le Nôtre pour Louis XIV comme je pus le lire sur une brochure explicative.

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Nous étions en train de faire une belle balade à travers le temps, il ne nous manquait plus que des figurants en costumes d’époques pour stimuler notre imagination.

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Élisabeth était contente de pouvoir nous faire découvrir enfin un endroit qu’elle appréciait tout particulièrement.  Une terrasse immensément longue s’ouvrait sur la vue panoramique de la vallée de la Seine et laissait entrevoir au loin le quartier de la Défense aux portes de Paris. Légèrement en contrebat, des pieds de vignes entretenus par des élèves en horticulture faisait revivre la réputation des cépages de Pinot noir, disparus avec les dernières vendanges de 1935, une grande pancarte était plantée dans la terre pour nous en informer.

Une table d’orientation nous permettait d’identifier les éléments caractéristiques du paysage, ainsi que la distance qui nous séparait de différentes villes environnantes. La plupart des membres de l’équipe étaient penchés sur ce petit monument en pierre, tandis qu’Odile était assise dans un coin à frotter son genou douloureux.

Plus personne ne s’inquiétait de moi. A vrai dire j’allais plutôt bien, et l’immense contrariété de la veille n’était plus qu’un souvenir anecdotique de notre voyage qui s’achevait.

Mes yeux se noyaient dans l’immensité verdoyante qui me faisait face, bien peu de touristes et encore moins d’autochtones, chamboulaient le tableau  si  bien ordonné de ce célèbre parc.

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Au hasard de ma déambulation je tombai nez à nez avec la statue de Vercingétorix. Je me demandais bien ce que ce personnage de l’histoire très ancienne faisait là, peut-être que sa présence avait un rapport avec le musée des antiquités, car la statue me paraissait très ancienne, compte-tenu de l’usure de la pierre, mais dans ce cas, sa place à l’intérieur du bâtiment me paraissait plus adéquate. J’étais sûr d’une chose, c’était que nous allions quitter le site, sans que je puisse trouver réponse à mon interrogation.

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Chantal et Élisabeth m’avaient rejoint, j’étais assis sur mon petit siège à l’ombre d’un arbre, car une fois de plus le groupe s’était dispersé, et il fallait attendre que tout le monde soit de nouveau réuni, pour décider de la poursuite des évènements.  

Nous aurions encore pu prolonger longtemps notre déambulation végétale, mais il était nécessaire de rejoindre la voiture, car une longue route nous attendait, et il fallait penser à ceux qui reprenaient le travail le lendemain matin.

De la grande allée qui nous ramenait vers les grilles de sortie, nous remarquâmes la présence du train à proximité des jardins. Je m’étonnais que des individus puissent avoir l’idée d’implanter ce modernisme aussi nécessaire que hideux  si près d’un chef d’œuvre de notre patrimoine. Même si la gare paraissait immergé en profondeur, dans un écran de verdure, je trouvais l’initiative fortement de mauvais goût, c’était du moins une opinion qui n’engageait que moi. 

Nos voitures n’étaient pas rendues à la fourrière et personne n’avait récolté de PV, de plus la haie devant laquelle nous étions garés donnait l’ombre nécessaire pour ne pas pénétrer dans un habitacle surchauffé.

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Louis XIV et sa mère Anne d’Autriche

 



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