Les trois catégories

 

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J’en étais donc à ma 18ème séance de chimio qui devait s’achever le dimanche 15 juillet. J’entamais par la même occasion ma 3ème année de traitement au Sutent, avec un bilan positif au point de vue cancer, beaucoup moins au point de vue effets secondaires. Certains de ces effets avaient disparu, la majorité demeurait. Ceux qui répondaient encore présent à l’appelle pouvaient se classer en trois catégories. Les indolores qui altéraient mon aspect physique, les incommodes qui altéraient mon physique et me procuraient un peu de gêne, et les éprouvants qui se manifestaient régulièrement, violemment, et qui étaient capables de m’interdire toutes activités.

Parmi les indolores, je n’avais pas aimé l’apparition de la coloration blanche de mes poils, mais surtout j’avais profondément détesté le blanchiment de mes cheveux, qui me donnait l’allure d’un homme qui n’était pas moi, car je restais jeune dans ma personnalité, et cette tête de ‘’vétéran’’ que me reflétait le miroir n’était pas conforme à cet état d’esprit, aussi je la refusais en bloc d’affronter mon image. Dans une moindre mesure, les cercles pâles qui s’étaient formés autour de mes yeux me donnaient une allure de mec qui revient des sports d’hiver, sauf qu’en été les sports d’hiver ne sont pas à l’ordre du jour. Heureusement je portais des lunettes pour corriger ma myopie, ce qui masquait aisément cette marque de fabrique du traitement. 

Parmi les incommodes, l’œdème de mes paupières, de mes chevilles et de mes pieds se taillait la part du lion, mais il ne me complexait pas plus que ça. Lorsque j’avais une crise, (souvent en fin de cycle), la surproduction lacrymale pouvait laisser penser à l’entourage que j’avais enterré mon chat, tellement j’avais du ‘’chagrin’’.  Une très très légère incontinence nocturne d’une urine colorée, et la transpiration jaune ocre de ma peau donnaient du travail à la machine à laver. Quant à mes fausses nasales, je n’avais de cesse de mener un combat contre la sécheresse de mes muqueuses, ainsi que des rhinites crouteuses qui complétaient le tableau. 

Le pire évidement ceux qui caracolaient en tête du hit-parade c’étaient les éprouvants. A la première marche du podium mes intestins, à la seconde marche mon estomac, à la troisième marche mon œsophage, les outsiders nausées céphalées vertiges n’arrivaient pas à surpasser l’agressivité des leaders. Mon cœur créait quelquefois la surprise et arrivait à se placer en tête du classement.

Tout mon système digestif manifestait des signes de colère à un moment ou à un autre de ma période de soins, or depuis les épisodes de mon escapade parisienne et de ma non participation en tant qu’invité à un mariage pour cause d’indisposition, je n’avais pas trop été empêché d’exercer mes occupations habituelles. C’était sans compter sur la ténacité et la discipline tactique de mes organes qui lorsqu’il s’agissait de manifester, s’employaient de le faire en rang serré. Généralement l’association, intestins, estomac, cœur, formait un cocktail détonnant, et les résultats étaient bien là, car ma pauvre carcasse s’avouait vaincu, plusieurs jours durant en se réfugiant soit dans un fauteuil, soit dans un lit.

Comme il faut toujours considérer le côté positif des choses, le syndicat des organes travaillant pour la digestion  des denrées alimentaires ayant appelé ses adhérents à manifester pour dire non au Sutent, ce samedi 14 juillet j’avais pu assister ‘’confortablement ‘’ installé sous la couette, à l’intégral du défilé militaire sur les Champs Elysées. Ces moments de moins en moins rare ou la maladie me retenait en otage était propice à la méditation. Justement ce jour là, je pensais à ma grand-mère maternelle qui avait vécu au sein de notre famille durant une quinzaine d’années. Pour rien au monde elle n’aurait manqué de regarder à la télévision, les cérémonies de la fête nationale. Elle nous avait quittés le 12 juillet 1992 pour rejoindre l’autre monde. Ironie du sort elle avait été enterrée le 13 juillet un jour avant que des milliers de feux d’artifice ne viennent  illuminer le ciel de France.  

 

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