Si les gens étaient parfaits, je le serais.

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Ma routine du matin consiste à prendre le petit déjeuner, la douche, à m’habiller et à descendre dans le bas du jardin vérifier le contenu de la boîte à lettres. Justement quelques jours après notre passage au CAC de l’espoir, un pli m’attendait, m’informant de l’heure et du lieu de mon examen au scanner, ainsi que de mon entretien avec l’oncologue. Nathalie ne m’avait pas oublié, et comme je le craignais, une nouvelle fois mon destin me conduisait d’abord vers le CA, avant de poursuivre ma route vers le CAC de l’espoir, pour mon entretien avec l’oncologue.

J’ai une telle capacité à me détacher, du moins en ce qui concerne mon parcours de malade, de tout ce qui me perturbe l’esprit, que j’avais totalement oublié ‘’l’incident’’ de ma dernière visite. Ce courrier me ramenait à mon bon souvenir.

Le séisme de magnitude 4 sur l’échelle de Richter survenu le jour de la commémoration du 14 juillet  1789, m’avait laissé quelques séquelles durant plusieurs jours, mais pour l’heure j’étais plutôt bien rétabli. Ma prise de sang révélait quelques anomalies, mais rien de pire que la dernière fois. Mes plaquettes continuaient toujours à baisser régulièrement, ce qui m’incitait à m’interroger sur la suite des évènements. Comme à l’accoutumé j’avais perdu quelques kilos, mais l’appétit revenu j’étais à peu près sûr de retrouver rapidement mon poids initial. J’en avais plus que soupé de ces navettes régulières vers l’agglomération nantaise, mais je n’avais évidement pas le choix de faire autrement, et justement ce vendredi 27 juillet mon agenda m’indiquait que mon après-midi n’allait pas être folichon.

Des grenouilles commençaient à coasser dans mon ventre, il n’était guère loin de midi, et j’étais à jeun. J’avais aperçu à travers les vitres de la baie, le véhicule sanitaire qui venait me chercher. Après avoir signalé son arrivée par un petit coup de sonnette, Olivier était apparu dans l’encadrement de la porte, je savais qu’avec lui le trajet n’allait pas être monotone. Même si il ne m’avait pas emmené à toutes les fois à mes rendez-vous, je commençais à connaître mon chauffeur de mieux en mieux. En 7 ans et 8 mois de maladie, des liens amicaux avaient fini pas se créer entre nous, il n’avait d’ailleurs pas été bien difficile de sympathiser avec une personne aussi affable. En tenant la conversation du début jusqu’à la fin du parcours, nous étions arrivés sur le périphérique nantais sans que je ne trouve le temps trop long.    

Il était environ 13 heures, quand nous franchîmes la porte automatique du service d’imagerie médicale. La secrétaire avait effectué les démarches administratives avant ma prise en charge par ses collègues. J’étais le deuxième des patients de ce début d’après-midi, j’avais pu le constater en comptant les dossiers qu’elle déposait par ordre d’arrivée dans la corbeille située sur le comptoir d’accueil.

Une vieille dame avait été appelée avant moi, mais je n’avais pas eu le temps de commencer une grille de mots fléchés que mon nom avait été prononcé à son tour.

Le manipulateur se comportait correctement envers moi, mais n’assurait que le minimum syndical, en paraissant distant envers moi. Manifestement il n’avait pas envie de faire l’effort de discuter encore moins de paraître gentil. Il avait commencé par me poser les questions d’usage, puis il m’avait planté là, en me précisant qu’il viendrait me poser la perfusion  plus tard. Je n’étais pas dans la même cabine que les fois précédentes, celle-ci était encore plus sombre et plus sinistre que les autres. Je n’avais pas de chaise pour m’asseoir, il fallait m’installer sur un brancard, les pieds reposant sur un petit marchepied.

Pas plus loquace que lors de notre premier contact, il était réapparu de la salle d’examen me précisant qu’à présent il allait s’occuper de moi.  

Les préparatifs  commençaient mal, le manipulateur échoua dans sa première tentative de pose d’un cathéter. J’avais senti une douleur intense, lorsque l’aiguille avait pénétré dans ma veine, et à présent  les larmes m’embrumaient les yeux.

L’homme s’était excusé, mais il n’avait sûrement pas conscience de ma souffrance.

« Je vais être obligé de piquer ailleurs, pourtant je ne comprends pas,  la veine était bien saillante, encore une fois je suis désolé. »

« Si les gens étaient parfaits, je le serais »

 J’avais prononcé ces mots pour lui dire que j’avais pardonné son erreur, mais j’appréhendais sérieusement son deuxième essai.

 

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