Un mal pour un bien

Un mal pour un bien  dans Cancer du rein paradisparadis-21 dans Cancer du rein

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A mes très chers  parents Éliane et Eugène

 

Il reste une seule ressource : se souvenir, se recueillir. Là où on ne peut rien ‘’faire’’, on peut du moins ressentir inépuisablement.

                                                                                  Wladimir Yankélévitch

 

 

 Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde »

 

                                                                       Bouddha

 

 

La pensée positive

 

- Réalisez que cela est possible, au lieu d’analyser pourquoi vous ne pouvez pas.
– Prenez conscience de votre dialogue intérieur.
– Ecrasez les pensées négatives comme des insectes,
– Remplacez-les par des pensées positives.
– Aimez ce que vous avez déjà.
– Soyez reconnaissants pour votre vie, vos talents, et pour les autres personnes.
– Tous les jours.
– Concentrez-vous sur ce que vous avez, et non sur ce que vous n’avez pas.
– Ne vous comparez pas aux autres,
– Mais soyez inspiré par eux.
– Acceptez la critique avec grâce,
– Mais ignorez les rabat-joies.
– Cherchez la bénédiction qui se cache derrière toute mauvaise chose
– Voyez l’échec comme un tremplin vers le succès.
– Entourez-vous de gens positifs.
– Plaignez vous moins, souriez plus.
– Imaginez vous déjà comme une personne positive,
– Puis devenez cette personne dans votre prochain acte
.

 

Comme le dit le proverbe, à quelque chose malheur est bon, et je suis persuadé que c’est la vérité, car je n’ai jamais rencontré durant ce parcours difficile de la maladie que du tout négatif, et j’espère bien que les choses continueront dans cette direction le plus longtemps possible. En ce samedi donc ma qualité de vie était sérieusement écornée par les effets secondaires d’un traitement on ne peut plus agressif, mais le côté positif de la situation c’était que je me sentais entouré de ma famille, et même s’ils ne pouvaient pas grand-chose pour soulager ma peine, ne pas me sentir psychologiquement tout seul dans la souffrance faisait naître un rayon de soleil dans la grisaille de la journée pourrie que j’étais en train de subir.

Il en va de mes journées comme de la météo, tantôt un anticyclone m’apporte un moment de répit, tantôt une dépression couvre ma vie de nuage. Cette période de turbulences avaient été de courte durée, car le lendemain quoique assez fatigué, je pouvais vaquer à mes occupations.

Justement mon 19ème cycle de chimiothérapie s’achevait le dimanche 26 août et je n’avais perdu que deux kilos, un exploit comparé au trois précédentes périodes. Le programme des semaines à suivre s’annonçait beaucoup plus attractif que le cercle infernal dans lequel la maladie n’avait de cesse de me ramener. Une semaine de vacances au bord de la grande bleue, avec en prime trois semaines consécutives durant lesquelles j’étais dispensé d’avaler ma ‘’poudre à récurer ‘‘ voila qui me donnait du baume au cœur.

1 septembre 2012, les bagages bien calés au fond du coffre de la voiture, nous étions fin prêts comme dit l’expression, à tailler la route. Notre voyage n’était pas bien long, mais est-il nécessaire de traverser des montagnes pour s’évader un peu de son quotidien. Notre destination différait des deux années précédentes. Malgré la réticence que j’avais de me projeter dans l’avenir, je m’étais fait violence, et nous avions convenu ainsi de louer un mobil-homme dans un petit coin sauvage de la côte vendéenne, plutôt que de retourner dans l’appartement sur front de mer que nous avait si gentiment prêté mon cousin en 2010 et 2011. L’avantage de la formule c’était l’espace qui nous était réservé, trois chambres et une grande terrasse abritée ce qui nous avait permis d’inviter mon fils aîné et sa petit famille à venir nous voir. L’inconvénient c’était que l’océan n’était pas à nos pieds, mais à un peu plus d’un kilomètre. Vivre dans un camping peut être source de convivialité mais peut très vite se révéler source de nuisances sonores lorsque la population devient trop importante. Pour notre bonheur nous étions installés dans un lieu quasi déserté mais encore suffisamment actif pour que nous ne nous sentions pas totalement isolés. Entre mer et soleil, entre silence et repos, entre sieste et lecture, entre balade et piscine, nous disposions d’un menu de choix pour nous sentir presque au paradis.   

Exempté de maux de ventre, de nausées, de céphalées, de vertiges, de palpitations, de reflux gastriques et de bien d’autres désagréments en tous genres, je n’avais pas connu une aussi grande sensation de plénitude depuis bien longtemps. Vivre une situation aussi favorable me donnait un regain d’optimisme, et je me laissais même aller à imaginer qu’une guérison et que la fin du cauchemar seraient pour bientôt.

Mais comme je l’ai exprimé maintes et maintes fois à travers ma plume, le temps passe à la vitesse d’un lièvre en course quand on voudrait qu’il avance à l’allure d’une tortue, et il avance à l’allure d’une tortue quand on voudrait qu’il passe à la vitesse d’un lièvre en course.

Le samedi 8 septembre au matin, nos valises et autres sacs de toutes sortes réintégraient le fond du coffre, ou une partie de la banquette arrière, il ne nous restait plus qu’à fermer la parenthèse, avant de quitter les lieux, pour nous replonger dès la semaine suivante dans les réalités de la vie. Dès le lundi le kiné m’attendait pour essayer d’apprivoiser mon bras qui me donnait bien du fil à retordre, et le mardi de la même semaine un petit tour à Nantes était également prévu au menu, avec très probablement confirmation d’une poursuite de mon traitement au Sutent, soit le 20ème cycle et programmation de mon 35ème scanner courant octobre, ou début novembre.

 

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