Les vieux monsieur et dame  »indignes »

Les vieux monsieur et dame ''indignes'' dans Cancer du rein attentats-du-11-septembre

 

 

 

 

 

 

Le 11 septembre 2001 avait été perpétré un gigantesque attentat contre la toute puissance des États-Unis d’Amérique. J’avais appris l’impensable nouvelle  sur mon lieu de travail, alors que je m’affairais face à mon écran d’ordinateur, à boucler le dossier d’une exportation de marchandise vers la Tunisie, pour le compte de l’un de nos gros clients. Onze ans plus tard, le monde occidental avait retenu la leçon de cette tragédie, mais c’était plutôt la crise économique mondiale qui faisait la une des journaux. Ce 11 septembre 2012, j’avais bien d’autres préoccupations que de regarder tourner la planète. J’étais assis à côté de Chantal, car la voiture nous conduisait vers une destination qui était hélas loin de m’être inconnue.

Sans trop savoir réellement pourquoi la nuit précédente avait été agitée, aussi le ronron du moteur me berçant, je n’étais pas loin de l’endormissement.  J’avais d’ailleurs un peu perdu la notion du temps, et nous arrivâmes sur le périphérique nantais plus vite que j’aurais pu me l’imaginer.

La météo qui avait malmené le printemps et le début de l’été avait en partie expié sa faute, et les pelouses arboraient une belle couleur jaune paille, preuve que le soleil et la chaleur avaient fini par accomplir leur œuvre.

Les vacances étaient terminées, les parkings bondés ne laissaient aucun doute à ce sujet, et nous ne pûmes pas faire autrement que d’occuper le seul emplacement qui restait libre, une place handicapée que je laissais dans la mesure du possible à la disposition des personnes à mobilité réduite, bien que je sois moi-même titulaire de la carte de stationnement.

L’enregistrement de mon arrivée par l’une des secrétaires de l’accueil fut effectué presque instantanément. N nous reçu avec son sourire habituel, nous n’avions pas oublié notre conversation de la dernière fois. Sa fille avait fait sa rentrée scolaire en pension dans un lycée de notre ville de résidence, aussi nous lui demandâmes si la séparation n’avait pas été trop difficile. Sept ans de visites continuelles nous avaient permis d’abattre la barrière qui sépare le malade du personnel médical, aussi nos rapports étaient comme à l’habitude très détendus loin de cette rigidité  qui met parfois le patient mal à l’aise, l’interdisant de s’exprimer pleinement sur les doutes et les angoisses qui l’assaillent.  

Le coin réservé aux consultations du couloir numéro 7 était complet, et en face de la salle d’attente, un couple de personnes un peu plus âgées que nous, occupaient deux chaises qui jouxtaient le bureau d’une infirmière auprès de laquelle ils avaient manifestement à faire. Leur conversation avec une tierce-personne pouvait être entendue de tous, tellement ils parlaient fort, hors cela ne les dérangeaient guère.

Nous avions donc appris que leur présence dans les lieux datait du matin et qu’après une batterie d’examens ils espéraient, bien que très en avance,  pouvoir passer rapidement auprès du docteur R, pour quitter au plus vite les lieux.

L’infirmière qui venait de prendre soin de l’homme, leur proposa de les conduire auprès de la secrétaire de l’oncologue pour justement solliciter ce rendez-vous avant l’heure.

De sa place Chantal pouvait surveiller si les malades dont la consultation précédait la mienne, avaient quitté le bureau du médecin. Justement le dernier d’entre eux avait disparu du couloir, et notre couple en quête d’un traitement de faveur avait pris la place sur les chaises adossées au cabinet de l’oncologue.

Le docteur R avait déjà une demi-heure de retard, et nous n’avions pas l’intention de poiroter davantage qu’à notre tour sur les lieux. Nous décidâmes de rallier le coin des consultations pour nous asseoir sur les chaises libres adossées au bureau du docteur B.

Nos ‘’intrigants’’ étaient toujours aussi bruyants, nous fûmes dans la confidence quand le mari eut envie de pisser. Chantal s’esclaffa discrètement lorsqu’il se leva pour rejoindre les toilettes et qu’il nous offrit un joli pet. Il ne restait plus qu’à la femme de téléphoner avec son portable (ce qui est rigoureusement interdit) pour prévenir haut et fort sa fille de venir les chercher.   

 

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