Nouvelles et très incertaines épreuves

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Pas question de différer ma balade quotidienne, il faisait beau nous vivions les derniers jours de l’été, je ne voulais pas que le vilain lutin vienne me gâcher mon plaisir. De plus à chaque fois que j’étais contraint et forcé de rester cloîtrer dans ma maison, j’avais l’impression de perdre un peu de mon territoire face à l’ennemi. J’évitais au maximum de mener la vie dure à mon articulation défaillante, en marchant à pas réguliers sur des chemins plats, et en ponctuant des moments de la balade, avec des moments de repos. En agissant de la sorte, j’avais fini par réchauffer mon genou et  la douleur s’était donc pratiquement volatilisée. Le soir venu rien de mes activités habituelles pouvaient remettre en cause mes bienfaits ‘’sportifs ‘‘ de la journée, aussi au moment de me coucher j’avais bon espoir que l’incident soit clos.

Même causes, mêmes effets, cette nouvelle nuit fut entrecoupée de périodes de réveil durant lesquelles je dus me rendre à l’évidence, la douleur était toujours aussi présente et la trêve qu’elle m’avait accordé était terminée. Je m’entêtais cependant à nier l’évidence et ne changeai rien à mon programme de ce vendredi. Monter et descendre de ma voiture furent des supplices que j’avais déjà connu la veille, et qu’il fallu répéter plusieurs fois avant de me rendre au supermarché. Appuyer sur l’embrayage fut une torture répétitive qui finit de m’achever. Malgré tout j’avais réussi à mener ma mission jusqu’au bout et j’étais maintenant rentré le coffre rempli par les courses de la semaine.   

« Est-ce que ça va ? »

La question m’avait été posée par Chantal qui s’afférait dans le sous-sol, à remettre une commode en état. La réponse aurait dû être non,  mais je préférai nuancer mes propos.

« De toute façon j’ai appelé le médecin, tu as rendez-vous à 13h15. »

La phrase était tombée comme un couperet, et la colère était montée en moi comme une éruption volcanique, réaction primaire certes, mais bien compréhensible car elle se manifestait contre cette injustice qui m’était une fois de plus réservée. 

« Trois fois chez les médecins dans le semaine, j’en ai ras ras le bol. »

Les membres de ma famille ne ripostèrent pas à ma réaction, ils avaient cru bien faire, et sûrement qu’ils avaient bien fait, mais les choses devenaient de plus en plus difficiles pour moi. Huit ans de lutte m’avaient usé les nerfs, et l’annonce de cette énième confrontation avec le corps médical était   la goutte d’eau qui  faisait déborder le vase.

Si la tournure que prenaient les évènements m’avait contrarié, elle m’avait aussi totalement coupé l’appétit. Vivre avec une épée de Damoclès n’est pas chose aisée, les traitements lorsqu’ils sont efficaces la maintienne solidement attaché au dessus de votre tête et les examens en tous genres vous rassurent quant à la solidité du lien. Mais vous savez très bien que l’exercice est périlleux et que la corde peut s’user. Justement j’étais très inquiet en pensant à cette corde qui un jour ou l’autre finirait bien pas se rompre. Ce jour n’était-il pas arrivé. Je n’étais pas sans ignorer que les métastases osseuses  sont monnaie courante, lors de la dissémination des cellules cancéreuses, à partir d’un cancer primitif. 

Comment ne pas se sentir comme un petit enfant abandonné par ses parents au milieu de la foule, quand l’idée d’une scintigraphie osseuse et la perspective de résultats inquiétants vous trottent dans la tête.

Le trajet entre la maison et le cabinet médical était très court, j’étais donc parti au dernier moment, retardant jusqu’au-boutiste l’idée de devoir me confronter à de nouvelles et très incertaines épreuves.

 

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