Souffrance mentale allégée

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A cette heure aussi peu avancée de l’après-midi la salle d’attente était occupée par un seul personne, je n’allais pas patienter bien longtemps avant de connaître le nouveau programme que le destin m’avait concocté. Est-ce que j’étais stressé ? Je ne serais le dire vraiment, car une fois assis, j’avais entamé la lecture peu passionnante d’un numéro froissé et périmé de la revue ‘Gala’, en pensant  à tout autre chose qu’aux raisons de ma présence en ce lieu.

L’homme avait été appelé avant moi, et je concentrais à présent mon esprit en écoutant l’agitation bruyante qui régnait dans le hall d’entrée.

« Joël c’est à vous. »

Le docteur C était le seul des médecins que j’avais pu rencontrer jusqu’à ce jour, qui   m’appelait  systématiquement par mon prénom.

« Comment allez-vous ? »

« Si je suis là c’est que ça ne va pas ! » Avais-je répliqué en souriant.

« Certes, alors dîtes moi tout. »

Je fis à mon interlocuteur le récit de mes ‘’aventures’’ en ne négligeant aucun détail, comme mon escapade en bord de Sèvre avec des chaussures inadaptées, ou les terribles souffrances des deux nuits précédentes, ou bien encore mes difficultés à conduire, sans oublier mon genou gonflé. 

Le praticien procédait à une auscultation minutieuse et très attentionnée, cherchant à appuyer là où ça ma faisait mal, pour bien cibler le problème. 

« Je ne pense pas que ce soit bien grave. »

« En tout cas, c’est très douloureux ! »

« Les pathologies dont peut souffrir un patient, peuvent être très douloureuses, mais pas forcément préoccupantes. »

« Votre genou est bien enflé, vous êtes en train de faire un épanchement de synovie, et vos efforts physiques de mercredi dernier en sont très probablement la cause. Je vais vous prescrire des anti-inflammatoires et des antidouleurs et vous pourrez très vite trotter comme un lapin. 

Je passais pour cette fois encore à côté d’une catastrophe. En une seule phrase le médecin  avait rayé d’un trait la perspective de devoir passer  une nouvelle scintigraphie des os, et  avait également remisé au placard, mes craintes d’une éventuelle aggravation de la maladie. Ma vie qui s’était arrêtée à l’annonce de ce rendez-vous médical, pouvait à présent reprendre son cours.

J’étais fatigué en sortant du cabinet médical, sans doute à cause de mes nuits perturbées, et sans doute aussi à cause de cette inquiétude, génératrice de pas mal de stress.

Lorsque je franchis le seuil de la porte, je constatai que durant mon absence, les minutes qui s’étaient écoulées, avaient sans doute nourri l’appréhension qui régnait au sein de ma famille. Au bref moment de silence, et aux regards fixés sur moi, succéda un certain apaisement lorsque j’annonçai le diagnostic.

Depuis décembre 2004, notre vie était toujours calquée sur le même modèle, tantôt des périodes de doute, tantôt des périodes de trêve relative et  d’optimisme mesuré, tantôt des périodes d’oubli, tantôt des périodes de peur. Nous venions de traverser une période de peur, tout le monde espérait sans se le dire que la prochaine soit celle de l’oubli.  

En attendant mon genou me faisait toujours aussi mal, mais je ne supportais plus ce mal de la même façon, le poids de la souffrance qui pesait sur mon mental s’était considérablement allégé.

 

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