Un faible peut-il vaincre plus fort que lui ?

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Un faible peut-il vaincre plus fort que lui, s’il trouve la force au fond de lui ? Dans ce cas y parvient-il avec l’aide de Dieu ? Peut-être, peut-être pas, car les écritures nous disent que Dieu laisse une totale liberté aux hommes.

 

J’avais une autre raison d’étayer ma conviction lorsque je parcourais les deux ou trois forums de discussions qui traitaient du sujet

Les stratégies anti-angiogénique débutantes dans le cancer du rein, dataient de cette époque où l’optimisme, la motivation, et la bonne humeur accompagnait l’espoir des malades dans une solution définitive à leurs problèmes, grâce notamment à l’introduction sur le marché des produits tels que le Néxavar et le Sutent. Les forums à cette époque fleurissaient et je m’étais inscrits comme nombreux de ces pionniers volontaires qui participaient aux protocoles d’essais thérapeutiques promettant mont et merveille aux malades, pour témoigner de notre enthousiasme.

 Au fil du temps les protagonistes avaient compris que la réalité était loin d’égaler leurs attentes. Petit à petit les problèmes étaient apparus, chez les uns beaucoup plus sérieux que chez les autres. Les discours avaient changé, il fallait réconforter, et redonner du souffle à ceux qui en avaient perdus. Certains gardaient malgré tout une petite note de confiance, continuant ainsi de ponctuer leurs textes par des petites pointes d’humour, ce qui donnait aux discussions un peu plus de légèreté. Et puis il avait fallu comptabiliser les pertes, les uns après les autres les vétérans s’éteignaient laissant aux plus jeunes malades des témoignages qui ne corroboraient pas les perspectives brillantes d’avenir que les milieu médicaux relayés par les médias,  avaient  dû sans doute involontairement leur suggérer. Tout n’était pas rose, mais tout n’était pas noir non plus, ces nouveaux protocoles prolongeaient la vie sans foudroyer le cancer, et ce n’était finalement pas si mal. C’est dans ce sens qu’il fallait sur ces fameux forums, orienter désormais les nouveaux inscrits, pour qu’ils puissent rester les pieds sur terre, car dans le domaine de la maladie, demeurer l’esprit lucide, permet de mieux appréhender les us et les coutumes du vilain petit lutin, et donc de pouvoir ainsi le contrarier.

A l’heure où j’écris ces mots, huit années et quelques poussières se sont écoulées, depuis que la guerre a été déclarée. Huit années  durant lesquelles j’ai flirté pendant quelques temps avec le Néxavar, avant que le Sutent ne devienne mon plus fidèle allié, j’ai donc l’expérience des grands jours pour m’exprimer sur le Web.

Je suis passé à travers pas mal de mailles du filet, mais ceci ne fait pas de moi pour autant un héros. Je n’ai d’ailleurs jamais eu, et je n’aurais jamais la fibre d’un meneur. Pourtant il est important et j’en ai conscience de faire profiter à tous de mon histoire. Elle n’est pas extraordinaire en soi, je n’ai ni plus, ni moins démérité que les autres pour en arriver là. Mon vécu de patient, n’est pas une recette miracle qu’il faut vouloir citer comme exemple et appliquer à tous. Les petites victoires collées les unes aux autres m’ont permis de rester en vie, mais je ne sais pas à qui je les dois. Faut-il les attribuer à un mental que je tente de maintenir le plus solide possible ? Faut-il les attribuer à un corps sain de base qui me donne un potentiel important de résistance face aux différentes épreuves ? Faut-il saluer la compétence des différentes équipes médicales qui m’ont accompagné durant tout ce temps, faut-il associé le facteur hasard chanceux ou celui de la divine providence aux raisons de ma longévité de malade ? Sans doute un peu de tout ça à la fois, je ne connais évidement pas la réponse, et je ne suis pas prêt de la connaître. Je me contente donc d’informer au jour le jour mes lecteurs de mon parcours de santé, en éludant rien de mes états d’âmes, ponctués de moments de découragement, de stress voir même de peur, d’espoir, de joie, et forcément d’interrogation, et si mes efforts d’écritures peuvent donner une source d’optimisme, et donc une bonne raison de se battre, aux malades qui me lisent ou qui me liront, alors je suis ou je serais utile à quelque chose.

 

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