La récompense des efforts

La récompense des efforts dans Cancer du rein efforts-2efforts dans Cancer du rein

 

 

 

 

 

 

Si je n’étais plus capable de gagner comme dit l’expression, mon pain à la sueur de mon front, celui que nous avions sur la table se jour là récompensait largement les efforts que j’avais dû accomplir pour aller le chercher. 

C’est dingue comme l’ennemi redoutable a été capable de déclencher en moi l’instinct de survie, m’obligeant ainsi à me surpasser et plus particulièrement dans l’effort mental, mais aussi dans l’effort physique. On ne peut pas dire que depuis l’enfance je suis un grand fan de sport, et mon métier ne m’aidait en aucune façon à compenser des carences certaines en matière d’activités corporelles. Assis à longueur de journées derrière un ordinateur, ou au volant d’une voiture, je ne songeais pas pour autant les week-ends  à m’aérer le corps et l’esprit. A présent le cancer m’a donné l’opportunité de me réconcilier avec les pratiques sportives, alors que mes profs d’éducation physique ne m’avaient appris qu’à les détester.  

Pouvoir effectuer ma balade quotidienne reste un excellent baromètre pour jauger ma qualité de vie du moment. Elle me donne l’occasion de me lancer des défis surtout lorsque la tentation de déposer les armes est grandes. Marcher même épuisé, même affecté par les effets secondaires, et puis rentrer le soir en se disant que le vilain petit lutin vient de perdre un nouveau point

Mais malheureusement il arrive parfois que je ne gagne pas la partie, et les difficultés que j’avais rencontrées ce matin là,  me convainquirent de ne pas tenter le diable. En adoptant donc la prudence, j’étais resté consciencieusement dans mon fauteuil  le reste de l’après-midi.

 

Le reste de ma vie je serais sans doute sous ton joug, mais je resterais jusqu’à plus soif, le plus rebelle de tes esclaves.

 

Je fus réveillé par une voix que j’entendais chuchoter au creux de mon oreille. La nuit avait été extrêmement agitée, et comme à chaque fois que cela se produisait au petit matin je dormais profondément, alors qu’en ce lundi 19 novembre,  j’étais sensé me lever tôt pour partir en excursion.

« Est-ce que tu m’accompagnes ?

« Oui. »

La réponse ne coulait pas de source, car la veille de très gros problèmes digestifs associés à mon cœur une nouvelle fois, mal luné, m’avaient cloués la journée entière à la maison, me privant d’un petit moment à passer en compagnie de mes petits enfants dans le cadre de l’organisation du loto de leur école.

Il ne fallait pas que je me pose la question de savoir si j’allais être fatigué ou pas, car l’explication était elle bien évidente. En fait en matière de cancer, le maître mot à retenir était la force qu’il fallait sans arrêt fournir, pour maintenir la tête hors de l’eau.

Notre destination n’avait rien d’un lieu paradisiaque, et elle ne différait guère de nos habitudes. En effet la CA  attendait notre visite, mais cette fois je n’étais pas ‘’l’heureux élu’’, c’était Chantal qui avait fini par capituler, en prenant un rendez-vous chez un ophtalmologiste dans ce centre, plutôt qu’à Cholet, où les délais d’attente avaient pris une proportion complètement ridicule. Elle ne se sentait pas rassuré de faire le voyage, toute seule, et elle m’avait donc sollicité pour l’accompagner. Le service de me demandait apriori pas trop de force à dépenser, c’était la raison pour laquelle je pouvais me permettre de lui rendre ce service, pourtant il me restait des séquelles de la journée pitoyable que j’avais passée la veille.

Il fallait prendre mon petit déjeuner en quatrième vitesse, car il était 7 heures un quart, pour un départ à la demie.

« Pourquoi ne m’as-tu pas réveillé plus tôt ? »

« Si tu crois que je suis à l’aise avec toi ! »

Je n’avais pas très bien compris le sens de la réponse. S’agissait-il d’être ennuyé de me sollicité à cause de ma santé plus que chancelante, ou était-ce pour une autre raison ? Je n’avais pas le temps de demander une explication. Je n’avais pas non plus le temps de passer à la douche, il fallait que je m’habille en moins de temps qu’il fallait pour le dire. 

 

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