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Cancer

Le putain de mot le plus effrayant qui existe

1ère cause de décès

C’est un signe du zodiaque, mais plus probablement le cancer dévore les organes internes.

Vous savez pourquoi c’est si effrayant ?

Parce que le mot lui-même est un cancer.

Rien que l’idée peut rendre malade.

Le stress qu’il provoque peut se répandre dans l’esprit.

La peur peut tourner en maladie.

Dans cet ancien hôpital, les chambres étaient petites, et malgré une restauration aux normes actuelles, les malades ne disposaient que d’un petit coin lavabo, dans un espace exigu. L’infirmière de garde m’accompagna donc jusqu’à l’entrée de la douche située à l’autre bout du couloir.

« Bon vous vous laverez normalement, comme si le produit était à la fois un gel douche, et un shampooing, puis vous vous rincerez abondamment. Lorsque vous retournerez à votre chambre, un comprimé d’Atarax vous attendra, avec un petit peu d’eau, au fond d’un verre. Ça va aller ? »

J’acquiesçai de la tête.

« Je vous laisse, à tout à l’heure. »

Je disposais de trois grandes serviettes, du flacon de Bétadine dont je devais me badigeonner le contenu sur le corps, d’une blouse que je devais enfiler à la place de mon pyjama, et d’une paire de protège-pieds en plastique léger. L’opération se fit assez rapidement car je ne prenais guère de plaisir à me laver sous la contrainte, d’autre part je frissonnais, plus par fatigue et anxiété, que par froid. 

Le couloir était totalement vide comme si j’étais le seul maître des lieux. Je ne me souvenais plus du numéro de ma chambre, mais je supposai que la porte restée légèrement entrouverte devait être l’endroit que j’avais quitté une dizaine de minutes plus tôt. Mes yeux essayèrent de percer l’obscurité, mais il fallut me résoudre à allumer pour rejoindre mon lit. J’obéis aux consignes en avalant mon comprimé, avant de me recoucher.

La douche m’avait débarrassé de toutes mes impuretés, et avait contribué à me détendre un peu. Il ne me restait plus qu’à m’abandonner entre les mains expertes du médecin.

Je n’avais pas manqué de réveiller le voisin, qui sans me demander mon avis avait remis son téléviseur en marche. Il m’avait importuné en première partie de nuit, je l’avais importuné dans la seconde, nous étions quittes. Le son du récepteur mis en sourdine comblait le silence que j’avais tant espéré la veille au soir, mais qu’à présent,  je craignais comme la peste.

J’étais incapable de faire autre chose que de guetter les bruits de couloir, qui finiraient bien par être ceux de mon brancardier venant prendre possession de ma personne, afin de me livrer à mon ‘’bourreau’’.  A l’approche de l’instant crucial, je ne pouvais pas m’empêcher non plus de regarder ma montre, et désormais l’heure initialement prévue était dépassée.

Une gerbe de lumière dorée s’engouffra dans l’encadrement de la porte qui venait de s’ouvrir. Cette fois pas de doute possible, on venait bien me chercher. Un grand gaillard s’approcha de moi et me salua.

« Est-ce que je dois vous emmener dans un fauteuil, ou allongé sur votre lit ? »

« Scanner-interventionnel. »

Une aide soignante de garde, avait répondu pour moi.

« C’est donc le lit que je vais déplacer jusqu’au rez-de-chaussée. »

Ce voyage à travers les longs couloirs et les différents étages d’un hôpital, les yeux rivés sur le plafond, je ne connaissais que trop bien. Mon accompagnateur ne disait pas un mot, respectant ainsi ce désir de silence qu’il avait été capable de déceler sur mon visage. Un ascenseur spacieux nous conduisit au niveau du hall d’accueil, celui-là même que j’avais traversé un jour plus tôt avec mon ambulancier. Mon lit slalomait entre les gens déjà nombreux en ce début de matinée, mais j’étais comme l’homme invisible, personne ne prêtait attention à moi. J’avais froid, et je n’avais pas de couverture, car dans la chambre surchauffée je n’en avais pas besoin, et nul  n’avait pensé à m’en fournir une.

Au service de la radiologie et imagerie médicale il était encore trop tôt pour rencontrer le public. Mon lit ne pouvant pas rentrer dans une salle d’attente, j’étais stationné dans un genre de vestibule, une femme s’approcha de moi, suivi de très prêt par un homme.

« Bonjour monsieur, nous venons vous chercher, pour vous diriger vers la salle du scanner. Le panneau accès interdit à toutes personnes étrangères au service passa sous mes yeux

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