Biopsie tumorale pas bon pour le moral

 

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L’une des assistantes du professeur D vint m’accueillir pour m’expliquer le déroulement de l’examen. C’était une jolie rousse au teint de lait, au visage souriant et empreint de douceur. De cette personne émanaient des ondes positives qui m’aidaient à m’apaiser un peu. Son collègue était également calme et rassurant. Ensemble ils positionnèrent mon lit parallèlement à la table d’examen.

« Votre cathéter a été placé quand ? »

« Hier soir lorsque l’infirmière est venu me prélever du sang. »

« Ok nous n’allons donc pas vous faire davantage de misère. Je vais vous poser une perfusion de réhydratation, et par cette même voie, nous vous injecterons le produit de contraste. »

« Je fais de l’insuffisance rénale. »

« Oui j’ai vu le résultat de votre prise de sang, l’insuffisance est légère, toutefois nous allons en tenir compte. »

L’homme brancha la perfusion à l’embout du cathéter, puis m’invita à basculer de mon lit vers la table d’examen. Comme je manquais indiscutablement de souplesse, l’opération s’effectua un peu brutalement, et je retombai assez lourdement sur la table.

« Doucement ne vous faîtes pas de mal, nous avons tout notre temps. »

Je ne savais pas si nous avions tout notre temps, mais ce dont j’étais sûr c’était que si j’avais pu prendre mes jambes à mon cou,  je me serais enfui sans plus tarder.

« Bon l’intervention par elle-même n’est pas trop longue, c’est la préparation qui prend plus de temps. Est-ce que vous avez déjà subi une biopsie ? »

« Oui à l’épaule gauche, il y a environ 2ans 1/2. »

« Le principe est le même. »

Elle avait beau me dire que le principe était le même, je ne partageais pas ce sentiment, surtout que mon oncologue m’avait bien fait comprendre que l’opération risquait d’être délicate.

« Vous allez vous retourner sur le ventre, et poser votre tête sur vos bras croisés au dessus des épaules. Placez vos pied sur le coussin que je vous installe. Surtout n’hésitez pas à nous dire si vous n’êtes pas confortablement allongé, car il va falloir rester immobile pendant vingt bonnes minutes. »

Elle attendit quelques instants que je me conforme à ses recommandations, puis lorsque qu’elle constata que j’étais immobilisé, elle poursuivit son speech.

« Votre coopération est essentielle : elle contribuera à la rapidité du geste de ponction et diminuera les risques de douleur et de complications. Vous devez rester immobile pendant l’ensemble de la procédure et arrêter de respirer quand le radiologue vous le demandera.  Est-ce que vous êtes bien ? Il est encore temps de dire ce qui ne va pas ! »

Elle finissait par me mettre la pression, qu’allait-il donc m’arriver pour qu’elle prenne autant soin de moi. Je répondis à sa question par un hochement de tête.

Les sons que produisait la machine m’étaient familiers. Mon corps pénétra lentement à l’intérieur de l’anneau, mais cette fois dans le sens inverse de l’habitude, c’est-à-dire de la tête aux pieds, et sur le ventre plutôt que sur le dos. Je sentis rapidement une tension s’exercer sur mon bras perfusé, le manipulateur qui avait laissé à sa collègue la mission de m’aider à m’installer s’en aperçu et demanda que l’on suspende un petit moment le déroulement de l’examen pour parer à ce problème. Il plaça la pompe à injection à l’arrière du scanner de manière à ce qu’elle soit et face à moi, puis par une habile  manipulation passa la tubulure à travers l’anneau de ce même scanner,  avant de relier de nouveau mon bras à la pompe.

« Bon nous allons pouvoir reprendre le cours des choses, obéissez aux instructions qui vous seront données par voix-off, et dans quelques instants vous ressentirez de la chaleur traverser votre organisme, c’est parce que l’on vous aura injecté le produit. »

J’étais à présent tout seul dans ma pièce, l’ensemble de l’équipe devait être devant les écrans de contrôle à explorer les images de mes viscères. Celui ou celle qui était aux commandes de la machine, me faisait faire des allers et venus à l’intérieur de l’anneau, sans doute pour de bonnes raisons. Simplement je constatais au fur et à mesure du déroulement de l’opération, que les choses ne se déroulaient pas du tout comme les autres fois. Cette technique permettait en effet de bien repérer la tumeur pour choisir le bon point d’entrée de l’aiguille, je l’appris un peu plus tard, car pour l’heure j’étais relativement dans l’ignorance de ce qui était en train de m’arriver. 

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