Période d’entière plénitude

 

 

 

 

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Finalement au moment où je m’y attendais le moins, trois personnes sans doute encore étudiantes en médecine, pénètrent dans la chambre, pour s’occuper cette fois de mon cas. L’ambulancier qui m’avait accompagné, m’avait parlé d’un complexe hospitalo-universitaire et m’avait montré la faculté à droite de l’entrée principale lors de notre arrivée, je comprenais donc aisément la raison de cette important contingent de jeunes en ce lieu.

« Bonjour monsieur, vous êtes bien monsieur Gautier ? »

« Oui ! »

« Vous êtes la personne qui a subi la biopsie sous la responsabilité du professeur D, ce matin ? »

« C’est exact ! »

Mon bracelet ne suffisait pas, il fallait s’assurer encore et toujours de mon identité. Des erreurs commises dans plusieurs centres hospitaliers et qui avaient été fortement médiatisé, avaient déclenché  cette procédure fastidieuse certes, mais qui servaient avant tout, l’intérêt des malades.

« Comment vous sentez vous ? »

« Bien, très bien même ! »

« Pas de nausées, pas d’étourdissements, pas de faiblesses particulières ? »

Mon cœur avait décidé d’être sage et battait normalement. Ma tension était redevenue quasi normale. Mon pansement ne suintait pas.

« Bon je crois que nous allons pouvoir vous libérer en début d’après midi, il faut juste que nous demandions le feu vert au professeur D. »

Ce qui me confirma que les trois blouses blanches entourant mon lit, n’étaient pas encore tout à fait des professionnels.  

 L’appel téléphonique aboutit au domicile de l’intéressé, sa femme renseigna l’équipe sur le bon numéro à composer, après quoi je sus très vite que j’étais en état de quitter les lieux.

« Est-ce que quelqu’un va pouvoir me libérer de cette perfusion ? »

« Tout à fait nous allons prévenir l’infirmière de garde. »

La femme ne devait sûrement pas être bien loin à déambuler dans le couloir, car son visage apparu à mes yeux, et cette fois c’était bien pour m’extraire cette maudite aiguille qui du reste commençait à endolorir mon bras.  

« Pourrez-vous vous occuper de téléphoner à une ambulance, pour qu’elle vienne me chercher ? »

« Attendez, je m’occupe d’un autre malade, et je suis à vous dès que possible. »

Malgré ma douche à la Bétadine du petit matin, j’appréciai de faire une petite toilette revigorante, et surtout je pris immensément de plaisir à enfiler mes vêtements de ville, car cet acte marquait l’aboutissement final de ces deux jours passés en ce lieu.

Et puis comme je n’avais pas mangé grand-chose depuis la veille, le déjeuner apporta  la petite touche finale à cette période de plénitude et de soulagement qui au sortir de l’examen, s’était d’un seul coup subsisté à une situation d’incertitude et de stress.

J’entamais avec bon appétit le plateau repas qui venait de m’être servi, sans oublier de prendre mon traitement que j’avais pris soin d’emporter avec moi, lorsque l’infirmière réapparut, bousculant le silence qui régnait dans la chambre.  

« Me voilà enfin, avez-vous les coordonnées de votre ambulancier ? »

Je lui tendis la petite carte que je venais de sortir de mon sac, lorsqu’elle se ravisa, préférant aller s’occuper de mon voisin qui n’avait pas encore réagi au fait qu’il était l’heure de manger.

« Occupez vous en donc vous-même. » M’avait-elle dit en me proposant son téléphone. 

Comme à l’accoutumé, j’avais eu le temps de finir mon désert alors que l’occupant du lit d’à côté en était encore qu’à l’entrée. Comme à l’accoutumé il avait abrégé ce moment peu agréable pour lui, afin de regagner ses couvertures au plus vite. Il avait eu la force de regarder les infos qui semblaient être sa principale passion télévisuelle, puis il avait fini par s’endormir de nouveau.

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