18 janvier 1981 – 18 janvier 2013 : la suite

 

18 janvier 1981 - 18 janvier 2013 :  la suite  dans Cancer du rein uriner-3-300x161

La clarté naissante de ce début de matinée était mise à mal par un ciel gris et bas. Manifestement il gelait encore, ce qui rendrait les choses un peu plus ardues. La première difficulté du trajet, nous la rencontrâmes avant même d’avoir quitté la maison. La voiture stationnée dans la descente du sous sol patinait refusant obstinément de reculer jusqu’au trottoir. Il fallut rouvrir le portail et faire couler le véhicule dans le garage, pour que les roues retrouvent de l’adhérence et ensuite réenclencher la marche arrière en accélérant ensuite sans s’arrêter jusqu’à hauteur de la chaussée. Comme prévu notre quartier n’avait pas bénéficié des services de la voirie, il fallait donc être extrêmement prudent pour ne pas faire d’embardées. Comme prévu également, les grands axes prioritairement traités offraient la possibilité de circuler un peu mieux, cependant j’avais remarqué en refermant définitivement le portail que de très légers flocons de neige, recommençaient à tomber. Il était encore très tôt et le sel n’avait pas eu l’occasion d’agir totalement, aussi la nationale était souillée d’une espèce de mélange chimique qui formait une bouillasse que les roues des véhicules projetaient en fines gouttelettes d’eau  sur les pare-brises des autres usagers de la route, ne facilitant  pas de ce fait la conduite.    

Le tableau de bord du véhicule indiquait une température extérieure de -3°, et nous roulions à 65 kilomètres à l’heure de moyenne sur un axe limité à 110, deux bonnes raisons de penser que nous allions arriver en retard à mon rendez-vous. Les météorologues avaient annoncé des pluies verglaçantes, et ils ne s’étaient pas trompés, car une fine pellicule de glace se formait sur le pare-brise que les essuie-glaces avaient du mal à balayer, seul le chauffage poussé à son maximum arriva à nous en débarrasser.  

Globalement la DDE avait fait en sorte que bonhomme hiver ne paralyse pas l’économie, ainsi la majorité des travailleurs pouvaient aller gagner leur vie, malgré des conditions climatiques difficiles. Le trafic restait donc dense, dans l’autre sens de circulation un peu plus encore, mais tout le monde réagissait avec prudence et discernement.

A l’approche de la grande agglomération nantaise, nous avions pu lire sur un panneau lumineux que des travaux de salage étaient en cours sur le périphérique, et qu’il fallait donc resté prudent, mais pour l’heure nous affrontions notre toute première grosse difficulté. En effet nous nous étions engouffrés dans le bouchon de la porte du vignoble, et bloqués comme nous l’étions, nous ne risquions pas de faire preuve d’imprudence.

Je me félicitais d’habiter dans une petite ville de campagne, et de ne pas connaître au quotidien cette situation génératrice de stress, car à elle seule, l’expérience de cette journée me suffisait déjà amplement. Contrairement à mes craintes, le ralentissement n’avait pas été aussi terrible que j’aurais pu l’imaginer, ce que je ne savais pas encore, c’était qu’il allait être suivi par nombreux autres, jusqu’à ce que nous connaissions une paralysie quasi-total du trafic.

J’ignorais totalement à quel moment nous allions pouvoir nous extirper de cette entrave, et l’impatience prenait l’avantage sur la très relative sérénité dont globalement nous avions fait preuve jusqu’à présent.

Quoique très fine, la pluie continuait à tomber, et formait sur les rétroviseurs de petites stalactites, preuve que le radoucissement n’était pas pour tout de suite.

Tous les deux cent mètres nous étions arrêtés. Ce n’était pas tant à cause du retard accumulé que je commençais à paniquer, mais plutôt en raison d’une vessie qui ne souffrait plus que je lui résiste. En fait même la porte de sortie de périphérique que nous devions emprunter était bloquée, m’interdisant tout espoir de mettre fin rapidement au conflit qui m’opposait à mon propre corps. La situation devenant dramatique, mes nerfs vacillèrent au point que je ne pouvais plus les contrôler, cela se traduisit par des palpations, des bouffées de chaleur, et l’impression d’être au bord du malaise.

Même s’ils s’apparentent à une certaine forme de dangerosité et d’inconscience, même s’ils doivent égratigner aussi quelque peu votre pudeur, certains gestes ne peuvent être évités, pour vous sauver de circonstances devenues intenables. C’est ainsi que par un jour de conditions hivernales rigoureuses, vous vous retrouvez dans une position peu glorieuse, en train d’uriner sur la bande d’arrêt d’urgence du périphérique nantais, alors  qu’un flot continu d’automobiles  circule dans votre dos  à la vitesse de l’escargot, mais que vous n’y prêtez guère attention, car vous soulager étant devenu essentiel, rien ne peut plus avoir d’importance à vos yeux.

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